Les appels reçus par le policier provenaient du poste de police de la Servette.
Image: Sébastien Anex

La justice tance l’état-major de la police genevoise

Chambre administrative L’État de Genève devra verser 1000 francs à un gendarme et père de famille surmené, injustement blâmé par sa hiérarchie.

C’est un fait plutôt rare: la justice remonte les bretelles à la police pour avoir injustement blâmé un gendarme. Ce zèle de l’état-major coûtera 1000 francs à l’État, qui alloue une indemnité de procédure au fonctionnaire sanctionné à tort.

Que s’est-il passé? À lire l’arrêt rendu en juin par la Chambre administrative, Matthias* est un jeune gendarme prometteur. Ses états de service sont bons; sa hiérarchie lui a même envoyé quatre lettres de félicitations entre 2015 et 2016, saluant notamment l’excellence de son travail, son professionnalisme et sa persévérance.

Vie de famille exigeante

En 2017, le gendarme sollicite son transfert au poste de police de l’aéroport. En effet, il peine depuis peu à concilier la réalité de sa vie de famille avec l’urgence et les réquisitions auxquelles il est confronté au poste de la Servette. Et pour cause: il a un enfant, sa femme attend des jumeaux et se retrouve alitée depuis l’été 2017 alors que l’accouchement est prévu pour l’hiver. Mathias, qui met les bouchées doubles au travail et à la maison, perd du poids. Le stress lui provoque aussi des éruptions cutanées. La bonne nouvelle: le 7 février, il devient papa. La mauvaise: les ressources humaines lui refusent un congé spécial de quatre jours…

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