Fouille

La directive de la police qui protège l’identité des VIP

Quand une affaire touche une personnalité, elle bénéficie alors d’une confidentialité renforcée.

«Procédure VIP». C’est ainsi que les policiers genevois nomment entre eux celles où apparaissent des personnalités. Le service de presse des forces de l’ordre parle, lui, de «gestion des affaires sensibles». Quel que soit le vocable choisi, la finalité reste la même: limiter au maximum les traces écrites et le nombre d’agents au courant, pour éviter toute fuite.

Qui jouit de ce traitement qui peut, selon le point de vue, être perçu comme de faveur? En résumant, les élus, les magistrats et les célébrités. Une directive (lire l’encadré) liste précisément les catégories visées. L’information est alors «confinée dans des espaces de stockage à sécurité renforcée», notamment sur des serveurs cryptés dont l’accès nécessite des codes particuliers. Concrètement, si par exemple un procureur ivre cause un accident, l’événement figurera éventuellement dans la main-courante accessible à toute la police, mais le nom des protagonistes sera absent. Il ne sera connu que des seules personnes traitant directement l’affaire.

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