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«Il manque près de 4000 policiers en Suisse»

Le conseiller national Pierre-Alain Fridez (PS/JU) a donné sa vision de la défense sur les questions de sécurité.

«Le Conseil fédéral et la droite se trompent dans leur vision de la défense», affirme le conseiller national Pierre-Alain Fridez (PS/JU). Le socialiste plaide pour le maintien de l’armée, «une sorte d’assurance», mais appelle surtout à renforcer le nombre de policiers.

«Selon la Conférence des directeurs cantonaux de la Sécurité, il manque près de 4000 policiers en Suisse. C’est de ces hommes dont on a besoin, pas de soldats. En cas d’attaques terroristes, ce sont ces forces-là qui sont aux premières lignes», détaille Pierre-Alain Fridez lors d’un entretien accordé à l’émission Forum de la RTS dimanche soir et dans l’édition de lundi des quotidiens 24 Heures/La Tribune de Genève. Or aujourd’hui, les moyens sont mal alloués, complète-t-il, dénonçant un «Alleingang».

Il déplore que l’on continue à se référer à des valeurs comme la capacité à défendre le pays contre des attaques de pays voisins. Alors que «nous n’avons ni les moyens financiers ni la masse critique pour rivaliser avec les grandes puissances».

Armée réduite

Le conseiller national défend l’engagement de la Suisse pour la promotion de la paix et le maintien d’une armée réduite dotée de 60’000 soldats, contre 166’519 au 1er mars 2016, selon les chiffres du Département fédéral de la défense. Cette cellule minimale, c’est «l’assurance de pouvoir rebondir si le rôle de l’armée devait gagner en importance dans 30 ou 40 ans».

De son approche, le Jurassien dit qu’elle est progressiste et pragmatique. «Le progrès, c’est l’aide au développement et la promotion de la paix. Le pragmatisme, c’est plus de policiers et de gardes-frontière et moins de militaires», détaille-t-il. Pour fonder sa réflexion, le conseiller national a rédigé un rapport sur l’armée.

(nxp/ats)

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/15977354