CPEG

4,7 milliards pour renflouer la Caisse de retraite des fonctionnaires

Finances: L’Etat a dévoilé à une commission du Grand Conseil les grandes lignes de son projet de sauvetage de la Caisse de retraite des fonctionnaires. La gauche planche sur des initiatives.

Le Canton est prêt à poser 4,7 milliards sur la table pour recapitaliser la Caisse de pension des fonctionnaires. Cette somme permettrait à l’institution de couvrir 80% de ses engagements comme l’exige la loi fédérale sans attendre 2052. Durant plusieurs années, environ sept ans, l’évolution des rentes serait bloquée afin de permettre à la Caisse d’accumuler des réserves pour faire face à un éventuel coup dur sur les marchés financiers.

La retraite assurée aux fonctionnaires tournerait autour de 58 à 59% du salaire assuré (le salaire annuel brut moins le montant de coordination LPP, 24 675 francs) contre 60% aujourd’hui. Par ailleurs, un régime spécial serait réservé aux fonctionnaires de plus de 50 ans, leur permettant de perdre moins. Au total, les futurs assurés perdraient 10% de revenus depuis la fusion de 2013, qui avait elle même déjà diminué les prestations de 12%.

Tels sont les grands traits de la réforme dévoilée par le président du Conseil d’Etat, François Longchamp aux membres d’une sous-commission du parlement chargée de plancher sur l’avenir de la CPEG. Le projet sera mis prochainement en consultation, puis déposé formellement en septembre pour entrer en vigueur en été 2018.

Vers la primauté de cotisation

D’où viendra l’argent versé par le Canton? De sources multiples. A l’instar de la recapitalisation de la CIA (Caisse des enseignants et de l’administration centrale avant la fusion de 2013 avec la Caisse du secteur de la santé), le projet de loi du Conseil d’Etat dessine une solution combinant plusieurs sources de financement. Les moyens viendraient, soit de l’argent frais obtenu suite à la dissolution de provisions aux comptes inscrites ces dernières années, mais aussi via le transfert de biens et de «prêts simultanés».… Lire la suite...

Image: Georges Cabrera

Le Conseil d’Etat sort le projet Score du placard

Salaires à l’Etat: L’avant-projet de loi sur les rémunérations dans la fonction publique est lancé. Serge Dal Busco le défend, Marc Simeth critique.

Après des mois d’attente, le Conseil d’Etat s’est lancé hier. Le projet Score, si décrié par les représentants du personnel de la fonction publique, est devenu un avant-projet de loi, qui est mis en consultation. Le nouveau système d’évaluation et de rémunération concernera 40 000 collaborateurs de l’Etat et des établissements publics autonomes.

Avant même de transmettre, vers 15 heures, le communiqué annonçant cette nouvelle étape, la délégation du Conseil d’Etat aux ressources humaines entamait une séance avec les représentants du Cartel intersyndical de la fonction publique. Ces derniers ont par conséquent été informés en direct de la décision du Conseil d’Etat. Leurs premières réactions ne sont, sans surprise, guère enthousiastes.

Retrouver une cohérence

Pour Serge Dal Busco, le ministre des Finances, «Score permet au système d’évaluation et de rémunération de gagner en souplesse, en équité et en pérennité. Il contribue à l’attractivité de la fonction publique et à la qualité de ses prestations.» L’objectif général est de retrouver une cohérence globale du système, d’en finir avec la multitude des indemnités spécifiques qui se sont accumulées au fil des ans. «On abandonnerait ainsi l’évaluation individuelle de chaque fonction, qui peut être déconnectée de l’ensemble», poursuit le conseiller d’Etat.

Le nouveau système réunit sur une grille salariale l’ensemble des métiers. Ils sont regroupés dans des filières professionnelles, au sein desquelles chacun peut progresser d’un à quatre paliers. «Il a été procédé à l’évaluation de 200 fonctions de référence, précise Serge Dal Busco. Toutes les autres, et elles sont nombreuses, seront positionnées sur la grille par rapport aux fonctions de référence retenues.»

57% de gagnants

Selon les projections réalisées, la rémunération de 57% des personnes actuellement en fonction augmentera, mais progressivement, sur six ans.… Lire la suite...