Manif

Discriminations: les polices doivent y remédier

OPINION: Les interpellations policières se sont détériorées ces derniers mois constate l’analyste et prévisionniste de polices Frédéric Maillard. Il pose un diagnostic sur ce phénomène et propose ses remèdes

Alors que depuis 2015 j’enregistre une détérioration des interpellations de police, deux rapports fédéraux publiés ces derniers mois complètent ce diagnostic. Aux policiers que je rencontre en formation continue ou sur le terrain, je leur demande toujours de me décrire la nature et le déroulement de leurs cinq dernières interpellations. Résultat: une sur cinq ne leur donne pas satisfaction et ils reconnaissent alors avoir tenu des propos indignes ou avoir eu un comportement inadéquat. C’est peu et beaucoup à la fois sachant que ce sont les agents, dans leur libre arbitre et leur autogestion, qui discernent cette anomalie.

Mon constat est basé sur les analyses de pratique que j’ai effectuées depuis 2007 auprès de 3500 policières et policiers dans le cadre du diplôme fédéral supérieur de police. A cela s’ajoutent une centaine de témoignages plus récents.

Le premier rapport auquel je fais allusion est juridique. Commandité par la Commission fédérale contre le racisme, il a été réalisé par la Haute Ecole spécialisée de Zurich et date du 5 décembre 2017. Il confirme l’existence des discriminations, notamment celles consécutives aux opérations des forces de l’ordre. «Généralement taboue, cette problématique est trop rarement abordée au sein des autorités en question», précise l’étude. Les auteurs regrettent de ne pas pouvoir disposer de données chiffrées autres que celles d’ordre judiciaire.

Le deuxième rapport issu de l’Office fédéral de la statistique et présenté publiquement le 15 décembre 2017, révèle, quant à lui, une étrange concordance de proportion avec mes observations puisqu’il dévoile qu’un Suisse adulte sur cinq est victime de discrimination. Les retours que me font les policiers, avec lesquels je collabore étroitement, apparaissent donc comme réalistes.… Lire la suite...

PolLS

Police: des faciès à charge ou à décharge?

OPINION: Les attaques contre la police sont motivées politiquement, explique l’ancien commandant de la police cantonale vaudoise, Pierre Aepli. Ce qui est en question n’est pas la formation de la police mais la lutte contre l’impunité des délinquants

La formation de la police jugée inappropriée car trop axée sur le contrôle et non sur le service aux citoyens, et les accusations de violence à l’encontre de Noirs ont récemment fait les gros titres de la presse. Sans nuances, les policiers sont présentés dans certains milieux au mieux comme des Rambo, au pire comme des racistes acharnés à traquer des individus dont le seul tort est d’être de couleur différente. Sans nier qu’il puisse y avoir des fautes et sans les excuser, j’aimerais cependant examiner le problème sous un autre angle.

Si le seuil de tolérance s’est élevé dans de nombreux domaines, notamment pour certains types d’incivilité et de délinquance, il s’est en revanche fortement abaissé dans d’autres cas, là où la morale et le politiquement correct sont devenus tout-puissants et tendent à stigmatiser et à condamner sans procès ceux qui n’adhèrent pas à la nouvelle doxa. Cette évolution est caractérisée par la prééminence accordée à la reconnaissance et à la défense des droits particuliers et identitaires des individus et des groupes minoritaires. L’Etat est sommé de multiplier les lois et les règlements pour gommer toutes les différences, garantir ces droits et éviter que, sous couvert de liberté de pensée et d’expression, ils puissent être contestés. Sa voix, concurrencée par la multiplication des sources d’information et des fake news, devient inaudible; il a perdu le contrôle de la communication. En conséquence, il est affaibli face à des revendications dont les porteurs exploitent parfaitement ses faiblesses à leur profit.

Les «victimes» triomphent

Si l’on place les attaques contre la police dans ce cadre, on comprend qu’elles ne sont que le moyen d’atteindre des objectifs politiques précis.… Lire la suite...

MO

Les policiers de plus en plus victimes d’agressions

Tandis qu’il y a un mois, 500 manifestants défilaient à Lausanne pour protester contre les violences policières à la suite de la mort d’un Nigérian décédé lors d’une intervention, et alors que les statistiques de la criminalité indiquent une baisse générale, le syndicat des policiers est intervenu jeudi dernier pour rappeler que les agressions visant des agents sont en augmentation constante.

A Berne, les revendications du syndicat trouvent bon écho. Une motion de la conseillère nationale Sylvia Flückiger-Bäni (UDC/AG) a été acceptée de justesse en mars, avec le soutien de son parti et du PDC. Elle demande notamment une notification à l’employeur pour tout jugement relatif à cette infraction. Le Conseil fédéral n’en voulait pas: «Il est difficile de comprendre pourquoi les employeurs devraient être informés par les autorités pour cette infraction en particulier.»Pas uniquement les forces de l’ordre

Les chiffres de l’Office fédéral de la statistique parlent de «violences ou menaces contre les autorités et les fonctionnaires». Il s’agit d’un décompte des infractions à l’article 285 du Code pénal. Les chiffres ne concernent donc pas uniquement les policiers. L’OFS nous a confirmé que la statistique ne différencie pas les professions. «La Conférence des commandants des polices avait pu établir que sur tous ces cas, environ 90% concernaient des policiers», informe Max Hofmann.

«Faut-il attendre qu’un collègue meure pour qu’il se passe enfin quelque chose?» demande Max Hofmann, secrétaire général de la Fédération suisse des fonctionnaires de police. Et pour cause. Les «violences contre l’autorité et les fonctionnaires» ont dépassé pour la première fois, en 2017, les 3000 cas. En l’an 2000, le chiffre se montait à 774. Et il ne concerne que les actes de violence physique.

Pour Max Hofmann, il existe sans doute «une baisse du respect envers l’autorité en général». Il exige des sanctions plus sévères en espérant un effet dissuasif: «Pour certains, la violence fait partie des risques du métier.… Lire la suite...
Photo: TdG

Le projet Score est gelé par une commission du Grand Conseil

Rémunérations à l’État: La Commission ad hoc sur la fonction publique demande que le Conseil d’État règle certains aspects avec le Cartel.

La commission ad hoc sur le personnel de l’État a décidé vendredi de retarder son vote d’entrée en matière sur le projet de loi réformant la grille d’évaluation salariale de l’État (le fameux projet Score). Son président, le socialiste Alberto Velasco, explique dans un communiqué que l’objectif est «de permettre une large acceptation de ce nouveau système par toutes les parties» car il est nécessaire d’actualiser le système d’évaluation.

Concrètement, ce délai offrirait au Conseil d’État et aux organisations représentatives du personnel le temps d’avoir des discussions sur différents aspects du projet.

Serge Dal Busco est partant

Responsable du dossier au sein du Conseil d’État, Serge Dal Busco a réagi favorablement à cette information. «Tout comme la commission, le Conseil d’État souhaite obtenir une large acceptation du projet par toutes les parties, a indiqué le magistrat. Il est prêt à discuter à nouveau avec les organisations représentatives du personnel, en toute transparence, tout en insistant sur la préservation de la cohérence de ce nouveau système salarial.»

(TDG-EB)… Lire la suite...

Si le corps policier a la complainte facile, ce coup de sonde interne a le mérite d’apporter un premier éclairage après des années de profondes restructurations.
Image: Laurent Guiraud

La réforme de la police devient la cible des syndicats et du milieu politique

Sécurité: Le sondage interne à la police révélé hier, explosif, relance les critiques visant la réforme de la police et donc le chef de la Sécurité.

Le sondage interne à la police genevoise, unique en son genre, publié hier dans nos colonnes, met en lumière un fossé entre les policiers de terrain et leur état-major jugé à la botte de Pierre Maudet, chef du Département de la sécurité et de l’économie (DSE). Tout cela sur fond d’allergie à la réforme de la police. Malaise révélateur d’une réorganisation à la peine, énième crisette de policiers mal aimés ou manœuvre politique contre le magistrat, en pleine campagne électorale?

Ce sondage est «objectif» et «représentatif de la réalité», assure Marc Baudat, président de l’Union du personnel du corps de police (UPCP). «Cet énorme spleen est dû tant à la politique globale du magistrat qu’à la gouvernance de la police et aux bouleversements organisationnels. C’est le résultat d’un cumul d’importants changements survenus en même temps.» De nos jours, les modifications de processus de travail s’enchaînent à un rythme effréné dans beaucoup d’autres domaines d’activité. Alors, les pandores genevois ont-ils de bonnes raisons de se plaindre?

Mauvaise articulation

«L’élément déclencheur, c’est la nouvelle Loi sur la police (LPol).» Celle adoptée par les Genevois en 2015 et entièrement déployée depuis 2016. «Personne ne sait plus qui fait quoi. Un exemple parmi tant d’autres: l’articulation de la police de proximité, tant avec les autres services de la police cantonale qu’avec les polices municipales, est mauvaise.» Les difficultés apparues dès le départ semblent persister. Cyril Nobs, policier municipal et vice-président de Genève en marche, abonde: «Nous partageons les mêmes critiques. Il y a de gros doublons entre la police de proximité cantonale et les polices municipales. Il faut écouter les gens du terrain. Cette loi est à côté de la plaque.… Lire la suite...

Si le corps policier a la complainte facile, ce coup de sonde interne a le mérite d’apporter un premier éclairage après des années de profondes restructurations.
Image: Laurent Guiraud

Un sondage révèle la déprime des policiers

Crise: Une étude menée par la Commission du personnel de la police met en lumière un fossé entre les troupes et l’état-major ainsi que le Département de la sécurité.

Un médecin diagnostiquerait une grosse allergie, doublée d’un surmenage, d’une déprime et d’un risque de burnout. L’état général de la police genevoise est mauvais si l’on en croit un sondage unique en son genre réalisé entre septembre et novembre auprès de 930 policiers (44% de participation). Cette étude, souhaitée il y a deux ans par la Commission du personnel, validée par le Département de la sécurité et de l’économie (DSE) et l’état-major de la police, communiquée à l’interne ce mardi, fustige notamment la réorganisation de la police.

Selon des documents obtenus par la Tribune de Genève, la Commission du personnel dresse un constat alarmant en mettant en évidence plusieurs symptômes. L’un d’eux relève de l’allergie: «La vision unanimement négative du personnel au sujet de la nouvelle organisation policière.» Cadres et personnel de terrain, principalement dans les services opérationnels, à l’exception de certains Assistants de sécurité publique (ASP), n’adhèrent pas à la nouvelle Loi sur la police (LPol). Ce texte, approuvé sur le fil par les Genevois en 2015, est à l’origine de la recomposition de l’institution en cinq unités: police de proximité, police secours, police routière, police judiciaire et police internationale. «Il est imposé à toute la chaîne hiérarchique de fonctionner selon une méthode qui n’apporte pas d’amélioration. Les opinions sont, au mieux et selon certaines strates seulement, neutres», explique la Commission du personnel sans entrer dans les détails.

La nouvelle organisation policière, mise en place sur plusieurs années, va-t-elle s’améliorer à moyen terme? «Pour le personnel dans son écrasante majorité, la nouvelle organisation de la police n’a pas apporté d’amélioration à ce jour. Pire, le personnel estime très majoritairement que celle-ci péjorera encore plus, à moyen terme, son efficacité sur le terrain», résume les représentants des collaborateurs.… Lire la suite...
topelement

Berne lâche du lest sur les délits de chauffards

VIA SICURA: Les juges auront une marge d’appréciation plus grande pour les délits de chauffards. Le Parlement charge le Conseil fédéral d’amender Via Sicura. Les éthylomètres antidémarrage seront du même coup abandonnés avant même leur introduction.

Cinq ans après l’entrée en vigueur du programme pour améliorer la sécurité routière et réduire le nombre de morts sur les routes, le bilan est positif. Mais le Parlement est intervenu à de multiples reprises pour demander des correctifs. La motion adoptée mardi par 112 voix contre 73 émanait du Conseil des Etats.

«Ce sont surtout des conducteurs ‘normaux’, sans casier judiciaire et qui ont fait une erreur sur la route, qui ont été condamnés comme chauffards. Avec des conséquences sur leur vie», a fait valoir au nom de la commission des transports du National Fabio Regazzi (PDC/TI). Il faut rétablir une certaine proportionnalité pour ces conducteurs.

Marge de manoeuvre

Le texte prévoit ainsi une marge d’appréciation pour les tribunaux dans les cas de négligence. Le juge devrait retrouver la faculté d’apprécier les circonstances concrètes, la faute et la proportionnalité de la peine.

Autre point litigieux, la peine privative de liberté d’un an au minimum sera abrogée. Et la durée minimale de retrait de permis réduite.

La motion demande aussi que les assureurs ne soient plus obligés de faire recours contre un conducteur ayant commis des dommages alors qu’il était en état d’ébriété ou dans l’incapacité de conduire, ou s’il a commis un grave excès de vitesse. L’obligation devrait être remplacée par un droit de recours.

Pas d’éthylomètres

Enfin, les éthylomètres antidémarrage et les mesures relatives aux enregistreurs de données sont abandonnés. Un point qui a fait réagir. Une minorité de députés PS-Verts-PVL-PBD a tenté en vain de biffer ce point. Elle refusait d’abandonner ces instruments, jugés utiles à l’étranger et qui permettraient d’éviter des accidents.… Lire la suite...

CD

Des photos de policiers tourneraient en prison

Un détenu aurait fait circuler une planche de photos de policiers de la PJ avec leurs noms et âges.

Coup de sang au syndicat de la police judiciaire. Suite à la plainte d’un détenu faisant état de violences lors de son arrestation, l’Inspection générale des services (IGS) de la police genevoise aurait transmis au dossier une planche de photos d’inspecteurs de la PJ à des fins d’identification. Résultat: à Champ-Dollon, «cette planche circule (…) entre les mains de détenus dangereux et expose les policiers concernés ainsi que leurs familles à de réels dangers», accuse le syndicat.

Dans un message à ses membres, que la Tribune de Genève a pu consulter, le SPJ leur demande en conséquence de veiller jalousement aux «informations les concernant circulant sur Internet». Il leur recommande de faire effacer celles relatives à leur vie privée figurant sur les grands moteurs de recherche et les sites spécialisés. Rolf Mulmann, président du syndicat, commente: «C’est une affaire extrêmement préoccupante! Qui sait si la planche, qui donne le nom, le visage et l’âge de certains de membres, n’a pas été photographiée par des détenus et transmise à l’extérieur. Nous ne mettons pas en question la nécessité pour l’IGS de transmettre les pièces nécessaires ni le fait que toute partie plaignante ait droit à voir son dossier. Mais pas n’importe comment. L’anonymat doit être garanti aux policiers, qui sont parfois menacés à leur lieu de domicile.» Membre du comité, Michaël Breker évoque les difficultés des policiers, dans une ville aussi petite que Genève, de sauvegarder leur vie privée. «Si ces éléments étaient confirmés, ce serait incompréhensible et totalement irresponsable.» Que faudrait-il faire? Le président du SPJ propose de n’autoriser la consultation du dossier qu’au Palais de justice ou de remplacer le nom des agents par leur matricule.

Après un jeu de course-poursuite entre les diverses autorités concernées, c’est finalement le Ministère public qui est désigné pour répondre aux questions soulevées par cette affaire.… Lire la suite...
Col. Monica Bonfanti, commandante de la police

Monica Bonfanti: «Les symboles du métier de policier ont été bafoués»

Une série d’enquêtes pénales impliquant des policiers genevois révèle de sérieux problèmes de comportement. Les forces de l’ordre ont reçu un message de la hiérarchie rappelant le devoir d’exemplarité. Entretien avec la commandante de la police genevoise.

Les policiers genevois ont-ils perdu leur boussole morale? Les affaires qui défrayent la chronique depuis une dizaine de jours rappellent une époque mouvementée que l’on croyait révolue.

Il y a d’abord ces trois gendarmes, surnommés à l’interne «les botanistes du poste de Blandonnet», qui ont emporté, après leur service et quelques verres, plusieurs plants de cannabis se trouvant dans le local des pièces à conviction. Aperçus et dénoncés, ils ont ramené le butin et ont été suspendus.

Plus délicat, le cas du numéro deux de la police judiciaire, désormais libéré de son obligation de travailler, à qui il est reproché d’avoir joué au médiateur trop pressant dans un conflit opposant une amie tenancière de bar à son employée au sujet d’un bijou. Le haut gradé aurait ensuite passé un coup de fil pour prévenir la première que la seconde venait porter plainte contre elle pour avoir abusé de sa situation de sans-papiers.

Enfin, pour couronner cette série, un gendarme, suspecté d’avoir dérobé une montre de luxe au Salon international de la haute horlogerie alors qu’il était entré en faisant croire qu’il opérait une filature en civil, se retrouve en prison. Il conteste le vol et la montre n’a pas été retrouvée. Sa détention provisoire a été prolongée pour une durée de 15 jours.

Sans préjuger de leur issue sur le plan pénal, ces dossiers dénotent à tout le moins de sérieux problèmes de comportement. Entretien avec la commandante de la police, Monica Bonfanti.

Le Temps: Cette série noire reflète-t-elle un relâchement et une perte de repères chez les policiers?

Monica Bonfanti: Cette succession de cas m’a bien évidemment inquiétée.… Lire la suite...

Photo: Keystone

L’EX-DIRECTEUR DE CHAMP-DOLLON ENTRE À LA POLICE GENEVOISE

Constantin Franziskakis, qui a été instituteur par le passé, va devenir commissaire de police.

L’ancien directeur de la prison de Champ-Dollon, Constantin Franziskakis, va devenir commissaire de la police genevoise, dès le 1er février. Une formation spécifique de plusieurs mois suivra sa désignation en tant que commissaire de police, soumise elle-même à évaluation.

«L’engagement d’officiers hors du corps de police a toujours eu lieu et était même ancré dans l’ancienne loi sur la police. Plusieurs hauts cadres sont actuellement issus de l’extérieur de même que des policiers», déclare un avocat pénaliste de la place.

Destin atypique que celui de cet homme au nom qui sent bon la Grèce, né en 1963, titulaire du certificat d’études pédagogiques, du brevet d’aptitude à l’enseignement primaire et d’une licence en sciences de l’éducation obtenue à l’Université de Genève.

«C’est un homme fait pour l’opérationnel», souligne encore le pénaliste. Constantin Franziskakis a été instituteur, maître principal, éducateur. Son destin bascule il y a vingt ans lorsqu’il est nommé directeur adjoint du service du patronage, puis, un an plus tard, directeur. Il «entre en prison» en l’an 2000.

L’homme a laissé son empreinte à la prison de Champ-Dollon où il officie comme directeur plusieurs années. Mais l’an dernier à la même période, au grand regret des agents de détention d’ailleurs, il quitte la direction du plus grand établissement de détention préventive de Suisse romande suite à un conflit avec l’Office cantonal de la détention. Il rejoint dès lors le secrétariat général du département de sécurité et de l’économie où il a pour mission, notamment, de plancher sur l’avenir de la sociothérapie, de la prise en charge des détenus radicalisés et de l’organisation des Etats-généraux de la détention il y a quelques semaines.

Mission accomplie! Avec ce bagage, cette formation pluridisciplinaire, le quiquagénaire a postulé à une place vacante à la police genevoise: celle de commissaire, sous la direction du Major Claude Bettex.… Lire la suite...