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Cinq bonnes (et une mauvaise) raisons d’envoyer Pierre Maudet à Berne

POLITIQUE: Le conseiller d’Etat genevois ne pipe pas mot sur la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Pas grave. Nous en parlerons pour lui.

Il ne dit rien. Pas même une petite phrase convenue pour calmer les plumitifs. Tapi dans l’ombre, Pierre Maudet n’a aucun commentaire à faire sur la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Nada, oualou, circulez. Le silence du caïd du PLR genevois est à ce point éloquent qu’il en deviendrait presque gênant. Voire inquiétant. Comme si y avoir pensé tellement fort et depuis tellement longtemps, en se rasant, en se coiffant, en se douchant, en se brossant les dents, l’empêchait pathologiquement d’en parler.

Nous en parlerons donc à sa place, ne serait-ce que par charité, pour l’aider à éteindre le feu qui le consume de l’intérieur depuis mercredi après-midi. Un Tessinois a les faveurs de la cote, cohésion nationale oblige? Fadaises! Voici cinq bonnes (et une mauvaise) raisons d’envoyer Pierre Maudet au Conseil fédéral:

1) Son accession à la plus haute marche du pouvoir helvétique soulagerait tous les commentateurs du pays. Qui pourraient enfin arrêter de répéter sur tous les tons que Pierre Maudet finira un jour au Conseil fédéral.

2) Voir ce radical canal historique s’envoler pour Berne, c’est-à-dire très très loin de Genève, ferait hurler de joie la meute des anciens libéraux du PLR, excédés de vivre dans l’ombre d’un commandeur fazyste amoureux de l’Etat.

3) Vénérable procureur général de la République et éternel rival du conseiller d’Etat, Olivier Jornot en avalerait de rage la moitié du Ministère public, après avoir défenestré l’ensemble du mobilier de son bureau. Et le procureur général n’est jamais meilleur que quand il est énervé.

4) Débarrassés de leur hyper-chef control freak, capable de les réveiller à 3 heures du matin pour un incendie de poubelle, la cheffe de la police et tous les hauts fonctionnaires du Département de la sécurité et de l’économie feraient de considérables économies de Xanax et de Lexotanil (une baisse des coûts de la santé à la clé).… Lire la suite...

Source TdG
Dessin: Herrmann

Une grande opportunité pour la Genève internationale !

Un radical-libéral latin devrait remplacer le Neuchâtelois au Conseil fédéral. Le Tessinois Ignazio Cassis figure parmi les favoris, tout comme le Genevois

Pierre Maudet.

Source TdG Dessin: Herrmann

Source TdG
Dessin: Herrmann

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Image: Le Temps

Les hoquets de la locomotive Maudet

Flanqué de colistiers un peu ternes, le magistrat sortant sera la locomotive du PLR aux élections de 2018. Mais son bilan, son côté «perso» et ses manières autoritaires font grincer des dents.

La campagne électorale genevoise est lancée. Tout indique que le match se jouera entre le PS et le PLR, seuls partis à afficher leurs ambitions de (re) conquête: un deuxième siège au Conseil d’Etat pour les socialistes, un troisième pour les libéraux-radicaux.

En choisissant Sandrine Salerno et Thierry Apothéloz pour accompagner la sortante Anne Emery-Torracinta, le PS cible les sièges les plus vulnérables, ceux de Serge Dal Busco (finances) et de Mauro Poggia (action sociale et santé). Mais si la lecture de la stratégie socialiste est claire, elle est moins évidente du côté du PLR à l’approche de l’assemblée qui déterminera ses choix le 15 juin.

Morel, candidature mort-née

A ce jour, trois personnalités ont fait part de leur intérêt pour le Conseil d’Etat en dehors du sortant Pierre Maudet. Appréciés au sein du parti, Nathalie Fontanet et Alexandre de Senarclens sont des candidats logiques. Plus surprenante est la candidature du docteur Philippe Morel. Ce dissident PDC est vu en interne comme une personnalité hors du sérail, incontrôlable et individualiste. A preuve ses déboires dans son ancien parti. Sans soutien réel dans sa nouvelle formation, sa candidature paraît mort-née. C’est certainement avec une liste à trois que le PLR partira au combat.

« On accuse le magistrat de ne pas assez se mouiller pour les élections à venir, privilégiant son agenda personnel« 

Mais contrairement au PS, qui a fait le choix de candidats bien profilés, au bénéfice d’une longue expérience dans des exécutifs municipaux, les nouveaux candidats PLR manquent de pratique et d’un profil affirmé. La campagne du parti devra donc être portée par sa locomotive Pierre Maudet, qui revendique la présidence du gouvernement.… Lire la suite...

Cellule de Curabilis
Image: Laurent Guiraud

Genève veut un centre pour enfermer de jeunes délinquants perturbés ou radicalisés

SECURITE: Un projet vise à affecter le dernier pavillon de Curabilis au placement de jeunes adultes souffrant de troubles du comportement. Les candidats au djihad figurent parmi les profils cible

Une unité spécialement destinée à des sociopathes en devenir et à des apprentis djihadistes? Un rapport, daté du 24 mai et signé par le conseiller d’Etat Pierre Maudet, propose d’affecter le dernier pavillon encore vide de Curabilis aux jeunes adultes qui ont commis une infraction entre 18 et 25 ans et qui sont soumis à une mesure de placement fermé en raison de graves troubles du développement faisant craindre une récidive.

Ce projet, que Le Temps a pu consulter, doit encore être examiné par les ministres romands et tessinois chargés de la sécurité. Leur réponse est attendue et une décision sera prise au niveau du Concordat latin d’ici à fin juin. C’est loin d’être gagné. Ce d’autant plus que l’Office fédéral de la justice (OFJ), consulté en raison de sa participation au financement carcéral, a émis un avis plus que réservé sur la faisabilité de la formule présentée.

Trois variantes

A l’origine, le sixième pavillon de Curabilis devait accueillir l’unité de sociothérapie destinée à la prise en charge de délinquants difficiles et lourdement condamnés. Après le drame de la Pâquerette et beaucoup d’hésitations, ce centre a finalement été officiellement rayé de la carte en novembre dernier au motif que le tout le site devrait être dédié uniquement à des condamnés sous mesure et pas à ceux qui purgent des peines. Restait à décider de l’affectation de ce bâtiment de 15 places configuré à la base pour la vie communautaire et diverses activités socio-éducatives.

Trois variantes ont été envisagées. La première consistait à faire un pavillon pour femmes condamnées à un traitement institutionnel en raison d’un grave trouble mental. Idée abandonnée en raison du volume trop faible de candidates possibles.… Lire la suite...

CPEG

4,7 milliards pour renflouer la Caisse de retraite des fonctionnaires

Finances: L’Etat a dévoilé à une commission du Grand Conseil les grandes lignes de son projet de sauvetage de la Caisse de retraite des fonctionnaires. La gauche planche sur des initiatives.

Le Canton est prêt à poser 4,7 milliards sur la table pour recapitaliser la Caisse de pension des fonctionnaires. Cette somme permettrait à l’institution de couvrir 80% de ses engagements comme l’exige la loi fédérale sans attendre 2052. Durant plusieurs années, environ sept ans, l’évolution des rentes serait bloquée afin de permettre à la Caisse d’accumuler des réserves pour faire face à un éventuel coup dur sur les marchés financiers.

La retraite assurée aux fonctionnaires tournerait autour de 58 à 59% du salaire assuré (le salaire annuel brut moins le montant de coordination LPP, 24 675 francs) contre 60% aujourd’hui. Par ailleurs, un régime spécial serait réservé aux fonctionnaires de plus de 50 ans, leur permettant de perdre moins. Au total, les futurs assurés perdraient 10% de revenus depuis la fusion de 2013, qui avait elle même déjà diminué les prestations de 12%.

Tels sont les grands traits de la réforme dévoilée par le président du Conseil d’Etat, François Longchamp aux membres d’une sous-commission du parlement chargée de plancher sur l’avenir de la CPEG. Le projet sera mis prochainement en consultation, puis déposé formellement en septembre pour entrer en vigueur en été 2018.

Vers la primauté de cotisation

D’où viendra l’argent versé par le Canton? De sources multiples. A l’instar de la recapitalisation de la CIA (Caisse des enseignants et de l’administration centrale avant la fusion de 2013 avec la Caisse du secteur de la santé), le projet de loi du Conseil d’Etat dessine une solution combinant plusieurs sources de financement. Les moyens viendraient, soit de l’argent frais obtenu suite à la dissolution de provisions aux comptes inscrites ces dernières années, mais aussi via le transfert de biens et de «prêts simultanés».… Lire la suite...

Image: Laurent Guiraud

Des experts des prisons s’inquiètent pour Curabilis

Détention: La Commission nationale de prévention de la torture a rendu un rapport sévère sur la prison de soins.

Les mots ne sont pas tendres. La Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) émet de vives inquiétudes au sujet de Curabilis dans un rapport que nous avons découvert hier, publié le 17 mars sur son site Internet, sans plus de publicité.

A la suite d’une visite en 2016 dans cette nouvelle prison de soins, les experts de la CNPT ont relevé au moins trois problèmes. Le rattachement de la structure, à la fois au Département de la sécurité et à celui de la santé, «porte préjudice au bon fonctionnement» de l’établissement et «mérite d’être clarifié «en toute urgence». Pour répondre à cette problématique, «l’un des défis majeurs posés par le concept de Curabilis», Pierre Maudet défend, dans sa réponse à la CNPT, la décision de maintenir le double rattachement hiérarchique et fonctionnel des cadres du nouveau Service des mesures institutionnelles, effectif depuis le 1er janvier dernier. Pour lui, il est donc «sans doute prématuré de tirer des conclusions à ce stade».

La délégation relève le manque d’activités occupationnelles et de formations pour les détenus. Un problème d’affectation de certains locaux est avancé par Pierre Maudet, qui compte sur l’élaboration d’un concept de réinsertion global. Lancé il y a deux ans, il est attendu avec impatience.

Autre inquiétude de la CNPT: le manque d’expérience des agents de détention dans la gestion de détenus présentant des troubles psychiques. L’Office cantonal de la détention a procédé à un «recrutement conséquent» ces dernières années et a «entrepris l’élaboration d’un concept de formation», répond le magistrat.

Les bonnes conditions matérielles, l’offre et la qualité des soins thérapeutiques saluées par les experts rassurent quelque peu.

(TDG)

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/experts-prisons-s-inquietent-curabilis/story/14193310Lire la suite...

Image: Georges Cabrera

Le Conseil d’Etat sort le projet Score du placard

Salaires à l’Etat: L’avant-projet de loi sur les rémunérations dans la fonction publique est lancé. Serge Dal Busco le défend, Marc Simeth critique.

Après des mois d’attente, le Conseil d’Etat s’est lancé hier. Le projet Score, si décrié par les représentants du personnel de la fonction publique, est devenu un avant-projet de loi, qui est mis en consultation. Le nouveau système d’évaluation et de rémunération concernera 40 000 collaborateurs de l’Etat et des établissements publics autonomes.

Avant même de transmettre, vers 15 heures, le communiqué annonçant cette nouvelle étape, la délégation du Conseil d’Etat aux ressources humaines entamait une séance avec les représentants du Cartel intersyndical de la fonction publique. Ces derniers ont par conséquent été informés en direct de la décision du Conseil d’Etat. Leurs premières réactions ne sont, sans surprise, guère enthousiastes.

Retrouver une cohérence

Pour Serge Dal Busco, le ministre des Finances, «Score permet au système d’évaluation et de rémunération de gagner en souplesse, en équité et en pérennité. Il contribue à l’attractivité de la fonction publique et à la qualité de ses prestations.» L’objectif général est de retrouver une cohérence globale du système, d’en finir avec la multitude des indemnités spécifiques qui se sont accumulées au fil des ans. «On abandonnerait ainsi l’évaluation individuelle de chaque fonction, qui peut être déconnectée de l’ensemble», poursuit le conseiller d’Etat.

Le nouveau système réunit sur une grille salariale l’ensemble des métiers. Ils sont regroupés dans des filières professionnelles, au sein desquelles chacun peut progresser d’un à quatre paliers. «Il a été procédé à l’évaluation de 200 fonctions de référence, précise Serge Dal Busco. Toutes les autres, et elles sont nombreuses, seront positionnées sur la grille par rapport aux fonctions de référence retenues.»

57% de gagnants

Selon les projections réalisées, la rémunération de 57% des personnes actuellement en fonction augmentera, mais progressivement, sur six ans.… Lire la suite...

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Gardiens dans le viseur de Pierre Maudet

(Le Courrier, 04.04.2017, par Rachad Armanios)

 Quinze employés sont convoqués pour un entretien de service.

Le Département de la sécurité et de l’économie (DSE), dirigé par Pierre Maudet, entend sanctionner une quinzaine de gardiens de prison de Champ-Dollon, qui avaient manifesté il y a deux mois contre le départ de leur directeur, Constantin Franziskakis. Le 4 février, une soixantaine de gardiens avaient déployé des banderoles devant l’établissement pénitentiaire pour soutenir leur chef, très apprécié, rappelle la Tribune de Genève, qui dévoile l’information.

Pour rappel, Pierre Maudet a confié à M. Franziskakis, dès le 1er mai, un rôle de directeur au sein du DSE pour refonder la sociothérapie et lutter contre la radicalisation en prison. Cette mutation s’inscrit dans le conflit entre le directeur de Champ-Dollon et celui de l’Office cantonal de la détention (OCD), Philippe Bertschy. «Ejecter le compétent, pour sauver l’arrogant», stipulaient les banderoles des gardiens.

Selon l’OCD, ces gardiens ont violé le règlement sur la tranquillité publique selon lequel tout acte de nature à troubler la tranquillité dans ou à l’extérieur des établissements pénitentiaires est interdit.

Représentant syndical convoqué

Plus étonnant, c’est M. Franzizkakis qui est chargé de mener les entretiens et devra, cas échéant, sanctionner les gardiens l’ayant soutenu. En outre, le représentant syndical, Nicolas Allaz, est lui aussi convoqué.

Son avocat, Robert Assaël, dénonce la volonté de Pierre Maudet de «museler les syndicats». Une source estime par ailleurs que le but est de ternir la réputation de M. Franziskakis auprès de ses employés en lui donnant le mauvais rôle, tout en testant sa loyauté envers le département. Et de déplorer que le DSE mette de l’huile sur le feu au lieu de chercher à apaiser la situation.

Dès lors que la police a dénoncé la manifestation, le DSE se doit d’instruire, nous fait savoir une chargée de communication du département.… Lire la suite...

CPEG

Cotiser plus pour gagner moins?

Cotiser plus pour gagner moins?

http://www.cartel-ge.ch/dossiers-en-cours/cpeg

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De l’huile sur le feu

Jeudi 20 avril 2017
Par: Rachad Armanios (Le Courrier)

https://www.lecourrier.ch/148712/de_l_huile_sur_le_feu

Au début du mois, on apprenait qu’une quinzaine de gardiens de la prison genevoise de Champ-Dollon étaient convoqués pour un entretien de service. Leur faute? Avoir manifesté devant la prison pour protester contre le départ forcé de leur chef, le très apprécié Constantin Franziskakis, en conflit notoire avec le chef de l’Office de la détention. Le plus tordu de l’histoire, c’est que M. Franziskakis, alors encore en poste à Champ-Dollon, a été lui-même chargé de remettre au pas ses employés l’ayant défendu.

Cette semaine, c’est une procédure administrative qui a été ouverte contre 162 policiers. Ils avaient, en octobre dernier, refusé de suivre une formation pour protester contre une directive sur leurs horaires qu’ils assimilent à du «travail sur appel». Les discussions sur la directive ont entretemps bien avancé. Ils ont donné des résultats réjouissants, à en croire le syndicat des policiers. Preuve selon lui de la légitimité des actions démarrées à l’automne. Intimider des employés plutôt que de les entendre? Tel est le climat dans le royaume de Pierre Maudet, le chef de la Sécurité. Le Cartel intersyndical de la fonction publique, lui, étend volontiers ce constat à l’ensemble du Conseil d’Etat.

A la décharge des autorités, les négociations avec la police ont toujours été très compliquées à Genève. Nombre de conseillers d’Etat, chargés de la Sécurité, se sont cassé les dents face à une police puissante et soudée, qui avait accumulé primes et privilèges.

Il n’empêche. Etre mobilisable quasi en tout temps pour répondre à l’inflation sécuritaire dont ces fonctionnaires ne sont pas responsables n’est pas acceptable. Surtout, le partenariat social impose une réelle concertation sur les conditions de travail. Pour éviter les grèves et la protestation, la criminalisation des actions n’est ni une réponse digne d’une démocratie ni efficace.… Lire la suite...