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Les Dents de l’Etat

– dès 15h : Grève dans tous les secteurs!

– 16h : Assemblée du personnel au Palladium

– 17h30: Manifestation  depuis le Palladium

Parcours : Stand – Marché – Verdaine – Bourg-de-Four – Hôtel-de-Ville

Venez nombreux !

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Le conseiller d'Etat PLR Pierre Maudet est dans le viseur des référendaires. (Martial Trezzini)

Plus de 7100 signatures pour les référendums « anti-Maudet » à Genève

Les deux référendums lancés par Ensemble à gauche et le MCG contre une dégradation du statut des policiers et des gardiens de prison ont été déposés mercredi munis de 7105 signatures. La politique de Pierre Maudet est aussi critiquée.

« C’est aussi un référendum ‘anti-Maudet’, contre sa manière autoritaire et antidémocratique de faire de la politique », a déclaré Pablo Cruchon, d’Ensemble à gauche. La votation devrait avoir lieu en juin 2018.

Les référendaires critiquent l’absence de concertation du magistrat lors de la modification de la loi sur la Caisse de prévoyance des fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires (LCPFP), adoptée par le Grand Conseil en octobre.

Respect des policiers

Cette modification voulue par l’exécutif supprime le paiement par l’Etat du rattrapage des cotisations lors des hausses de salaire. Il s’agit de faire respecter l’égalité de traitement avec les autres collaborateurs de l’Etat, affiliés à une autre caisse.

Pour les référendaires, cette particularité doit être maintenue. Le MCG estime qu’il en va de la défense d’une police forte et du respect des policiers et du personnel du service pénitentiaire, a indiqué le député François Baertschi.

ats/dk

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Augmentation du salaire des Conseillers d’État : la cerise sur le gâteau SCORE

Au moment où ils déposent le projet de loi SCORE visant à faire un maximum d’économies sur le dos des salariés, les conseillers d’État prévoient d’augmenter leur propre salaire de CHF 34’571.- par an. Préparez-vous à ce qu’ils nous demandent de nous serrer encore la ceinture !

Vous êtes convaincus depuis des années que SCORE n’est ni Simplifié, ni Cohérent, ni Ouvert, ni Revalorisateur, ni Equitable ?

Vous pensez avoir entrevu le cœur des ténèbres à la lecture du Projet de loi déposé par le Conseil d’État ?

Eh bien vous vous réjouirez d’apprendre que le Conseil d’État a formulé le projet de loi LTrait (SCORE) de manière à augmenter ses propres salaires de plusieurs dizaines de milliers de francs par an !

En effet, avec SCORE, le Conseil d’État pourra non seulement décider de la baisse des salaires de la fonction publique par voie réglementaire (art. 4, al. 1), c’est-à-dire de son propre chef et sans qu’aucune voie de recours légal n’existe ; mais il pourra également décider de son propre salaire (art. 24, modifiant l’art. 22 de la LTrait).

Nous pourrions nous réjouir qu’en ces temps de crise budgétaire des conseillers d’État responsables puissent enfin décider, de leur propre chef, de réduire leurs salaires et ainsi donner l’exemple aux autres fonctionnaires des sacrifices à faire. Ce n’est cependant pas ce qui est subtilement sous-entendu dans le projet de loi SCORE…

Actuellement, sous SEF, « le traitement des conseillers d’État correspond au maximum de la classe 33 de l’échelle des traitements, majoré de 4,5% » (art. 2 de la loi concernant le traitement et la retraite des conseillers d’État et du chancelier d’État, LTRCE). Un conseiller d’État perçoit ainsi l’équivalent du plus haut salaire de l’État, majoré de 4.5%. Histoire de montrer qui est le patron, le président du Conseil d’État perçoit en plus de ce misérable traitement une indemnité équivalente à 6% de ce dernier (art.… Lire la suite...

L'avenir des retraites des policiers et des gardiens de prison fait débat.
Image: Laurent Guiraud

La police se trouve des défenseurs aux deux extrémités du spectre politique

Référendum: Ensemble à gauche et le MCG veulent faire voter le peuple sur les retraites des forces de l’ordre.

Acceptée le 12 octobre par le Grand Conseil, la réforme de la retraite des policiers et des gardiens de prison sera peut-être soumise au peuple. Ensemble à gauche et le MCG ont annoncé mardi leur volonté de la combattre par référendum. Les deux formations vont chacune tenter de récolter suffisamment de signatures ces 40 prochains jours pour provoquer un scrutin populaire.

Dans le détail, une majorité composée de la droite et des Verts a accepté une proposition du Conseil d’Etat: désormais, quand un policier monte en grade et voit son salaire grimper en conséquence, il devra lui-même rattraper l’écart avec le niveau des cotisations qu’il aurait dû payer auparavant pour justifier que sa pension de retraite soit fonction de son dernier salaire. Jusqu’ici, ce rattrapage était assumé par l’employeur. Pour la majorité, la nouvelle donne se justifie par des motifs d’équité. Actuellement, «un gendarme est traité de façon distincte d’une infirmière, alors que rien ne le justifie», a ainsi écrit le député PLR Cyril Aellen dans son rapport parlementaire.

Les opposants ne l’entendent pas de cette oreille. «Nous ne voulons pas voir la police isolément, argue Jean Batou, d’Ensemble à gauche. Nous situons cette affaire dans la défense de la fonction publique et des prestations. Et cela alors que le Conseil d’Etat va s’en prendre à d’autres métiers afin de réaliser des économies pour faire passer sa nouvelle version de la réforme de l’imposition des entreprises.» La police n’a-t-elle pas été spécialement gâtée jusqu’ici du point de vue des retraites? «Sa caisse est certes bien capitalisée, répond l’élu. Mais les policiers ont beaucoup perdu ces dernières années et leur carrière a des spécificités avec ses promotions à des grades supérieurs.»

«Cette réforme risque de dissuader un policier de monter en grade s’il n’a pas les moyens de payer le rattrapage, renchérit la présidente du MCG, Ana Roch.Lire la suite...

SCORE

Le système de rémunération à l’Etat va être chamboulé

Conseil d’Etat: Désormais entre les mains du Grand Conseil, le nouveau système de calcul des traitements s’appliquera à 45’000 personnes.

Lancé en 2010 par le précédent Conseil d’Etat, le projet Score entre dans la phase parlementaire sous la forme d’un projet de loi déposé mercredi par le Conseil d’Etat. L’annonce du début de concrétisation du nouveau système de rémunération à l’Etat a immédiatement été critiquée par le Cartel intersyndical de la fonction publique, qui a menacé d’entrer en résistance.

Pourtant, à entendre le Conseil d’Etat, le projet n’aurait que des qualités. Ne serait-ce que parce que 57% des collaborateurs concernés verront leurs salaires augmenter. Mais ce n’est pas la seule raison. «Le système actuel de rémunération date de 1974, rappelle François Longchamp, le président du gouvernement. A la longue, il est devenu incohérent, a nécessité la multiplication d’indemnités spécifiques dénoncées par la Cour des comptes. De plus, il ne tient pas assez compte des nouvelles formations ou de certaines compétences, par exemple sociales et de communication.»

De 60 à 40 millions de plus

Selon le Conseil d’Etat, Score – acronyme de Système Compétences, Rémunération, Evaluation – corrigera tous ces défauts. Il coûtera du reste un peu plus cher: «Le coût sera de 60 millions de francs après six ans et décroîtra ensuite pour atteindre un montant de 40 millions de francs», précise Serge Dal Busco, le conseiller d’Etat responsable des Finances.

L’enjeu est énorme. Le nouveau système de rémunération concernera 45 000 collaborateurs de l’Etat et des établissements autonomes. Les charges de personnel pour le Grand Etat se montent annuellement à 5 milliards de francs.

Techniquement, Score simplifie et ordonne le système qui permet à l’Etat d’évaluer et de rétribuer en conséquence ses collaborateurs. Il réunit sur une seule grille 147 emplois dits de référence, qui forment la matrice à partir de laquelle s’ordonnent tous les métiers.… Lire la suite...

Ensemble, faisons échec à PV2020 !

Ensemble, faisons échec à PV 2020 !

Ensemble, faisons échec à PV2020 !

2 x NON

– à la hausse de l’âge de la retraite

– à la baisse de rentes

Téléchargez la feuille de récolte de signatures > ici <

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Treize collaborateurs de Champ-Dollon sont sanctionnés pour avoir manifesté sans autorisation le 4 février dernier.

Geôliers punis après avoir soutenu leur directeur

Genève: L’avocat des gardiens et leur syndicat dénoncent une sanction politique.

Le couperet est tombé pour les gardiens qui ont protesté le 4 février contre le déplacement du directeur de la prison de Champ-Dollon. Treize collaborateurs sont sanctionnés pour avoir manifesté sans autorisation. Ils ont reçu une amende de 650 francs chacun du Service des contraventions, chapeauté par la police. Pour leur avocat et leur syndicat, il s’agit d’une sanction politique de Pierre Maudet, chef du Département de la sécurité et de l’économie (DSE).

A l’époque, l’annonce du départ de Constantin Franziskakis avait mis le feu aux poudres. Il était perçu comme un rempart face à une direction générale de l’Office cantonal de la détention (OCD) critiquée pour sa gestion du secteur pénitentiaire.

Une soixantaine de gardiens s’étaient alors rassemblés devant Champ-Dollon en déployant des banderoles. L’affaire n’en est pas restée là. Des entretiens de service ont eu lieu. Les procédures administratives ont finalement été abandonnées, mais des ordonnances pénales ont été infligées.

«Le DSE n’a vraiment pas peur du ridicule: non seulement il a engagé une absurde procédure disciplinaire, qui ne pouvait que terminer dans le mur, contre treize gardiens qui avaient seulement exprimé leur sympathie au directeur qui s’en allait, mais pire encore, il a été demandé au Service des contraventions de les punir, critique Me Robert Assaël, défenseur des gardiens. C’est assurément une sanction politique, bien maladroite!»

L’affaire fait bondir le président de l’Union du personnel du corps de police (UPCP), Marc Baudat: «Cette décision est choquante car absolument injustifiée. C’était un rassemblement spontané. Les gens n’ont pas entravé la circulation des véhicules ni des personnes. Et ils n’ont pas caché leur identité.» Lui aussi dénonce «une décision exclusivement politique». Il promet que toutes les ordonnances pénales seront contestées jusqu’au Tribunal de police.

Le cas du syndicaliste Nicolas Allaz, qui avait critiqué dans les médias le fonctionnement de l’OCD, reste quant à lui en suspens.… Lire la suite...

Image: Steeve Iuncker-Gomez

Les députés ouvrent une enquête sur le fonctionnement du pénitentiaire

Politique: Une sous-commission est créée pour «examiner la problématique pénitentiaire».

La situation dans le secteur pénitentiaire préoccupe maintenant le politique. Fait rare, la Commission de contrôle de gestion a annoncé ce lundi la création d’une sous-commission «chargée d’examiner la problématique pénitentiaire». Et cela, à l’issue de l’audition, entre autres, du conseiller d’Etat chargé de la Sécurité, Pierre Maudet, prévue de longue date.

Trois députés – Nicole Valiquer Grecuccio (PS), Charles Selleger (PLR) et Christo Ivanov (UDC) – rendront un rapport au terme de leurs travaux, indique le communiqué, sans donner les raisons de la création de cette sous-commission, ni ses objectifs.

Quoi qu’il en soit, les signaux d’alerte ne manquent pas depuis des mois. Un premier audit de la Cour des comptes rendu en septembre pointait la faiblesse de la formation, un manque de culture d’entreprise et un personnel en souffrance. Le second, présenté en février, mettait au jour une pagaille dans la gestion des horaires et des indemnités. Face à ce constat, la direction générale de l’Office cantonal de la détention (OCD) comptait sur la nouvelle Loi sur l’organisation et le personnel de prison, entrée en vigueur en mars dernier, pour unifier les statuts des gardiens, uniformiser les pratiques et mieux coordonner les établissements pénitentiaires.

Entre-temps, le rapport de confiance s’est dégradé entre des gardiens de Champ-Dollon et le directeur général de l’OCD, Philippe Bertschy, entré en fonction il y a deux ans. Ses contacts conflictuels avec le directeur de Champ-Dollon, Constantin Franziskakis, un pilier du pénitentiaire, ont valu à ce dernier un déplacement forcé, provoquant une vague d’indignation parmi ses troupes. La protestation des agents devant l’entrée de la prison en février vaut aujourd’hui à certains une procédure disciplinaire.

Avant cela, une dizaine de surveillants ont souhaité être entendus par la Commission de contrôle de gestion, pour dénoncer la vision technocratique de leur direction générale.… Lire la suite...

Photo: Le Temps

Cinq bonnes (et une mauvaise) raisons d’envoyer Pierre Maudet à Berne

POLITIQUE: Le conseiller d’Etat genevois ne pipe pas mot sur la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Pas grave. Nous en parlerons pour lui.

Il ne dit rien. Pas même une petite phrase convenue pour calmer les plumitifs. Tapi dans l’ombre, Pierre Maudet n’a aucun commentaire à faire sur la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Nada, oualou, circulez. Le silence du caïd du PLR genevois est à ce point éloquent qu’il en deviendrait presque gênant. Voire inquiétant. Comme si y avoir pensé tellement fort et depuis tellement longtemps, en se rasant, en se coiffant, en se douchant, en se brossant les dents, l’empêchait pathologiquement d’en parler.

Nous en parlerons donc à sa place, ne serait-ce que par charité, pour l’aider à éteindre le feu qui le consume de l’intérieur depuis mercredi après-midi. Un Tessinois a les faveurs de la cote, cohésion nationale oblige? Fadaises! Voici cinq bonnes (et une mauvaise) raisons d’envoyer Pierre Maudet au Conseil fédéral:

1) Son accession à la plus haute marche du pouvoir helvétique soulagerait tous les commentateurs du pays. Qui pourraient enfin arrêter de répéter sur tous les tons que Pierre Maudet finira un jour au Conseil fédéral.

2) Voir ce radical canal historique s’envoler pour Berne, c’est-à-dire très très loin de Genève, ferait hurler de joie la meute des anciens libéraux du PLR, excédés de vivre dans l’ombre d’un commandeur fazyste amoureux de l’Etat.

3) Vénérable procureur général de la République et éternel rival du conseiller d’Etat, Olivier Jornot en avalerait de rage la moitié du Ministère public, après avoir défenestré l’ensemble du mobilier de son bureau. Et le procureur général n’est jamais meilleur que quand il est énervé.

4) Débarrassés de leur hyper-chef control freak, capable de les réveiller à 3 heures du matin pour un incendie de poubelle, la cheffe de la police et tous les hauts fonctionnaires du Département de la sécurité et de l’économie feraient de considérables économies de Xanax et de Lexotanil (une baisse des coûts de la santé à la clé).… Lire la suite...