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Des photos de policiers tourneraient en prison

Un détenu aurait fait circuler une planche de photos de policiers de la PJ avec leurs noms et âges.

Coup de sang au syndicat de la police judiciaire. Suite à la plainte d’un détenu faisant état de violences lors de son arrestation, l’Inspection générale des services (IGS) de la police genevoise aurait transmis au dossier une planche de photos d’inspecteurs de la PJ à des fins d’identification. Résultat: à Champ-Dollon, «cette planche circule (…) entre les mains de détenus dangereux et expose les policiers concernés ainsi que leurs familles à de réels dangers», accuse le syndicat.

Dans un message à ses membres, que la Tribune de Genève a pu consulter, le SPJ leur demande en conséquence de veiller jalousement aux «informations les concernant circulant sur Internet». Il leur recommande de faire effacer celles relatives à leur vie privée figurant sur les grands moteurs de recherche et les sites spécialisés. Rolf Mulmann, président du syndicat, commente: «C’est une affaire extrêmement préoccupante! Qui sait si la planche, qui donne le nom, le visage et l’âge de certains de membres, n’a pas été photographiée par des détenus et transmise à l’extérieur. Nous ne mettons pas en question la nécessité pour l’IGS de transmettre les pièces nécessaires ni le fait que toute partie plaignante ait droit à voir son dossier. Mais pas n’importe comment. L’anonymat doit être garanti aux policiers, qui sont parfois menacés à leur lieu de domicile.» Membre du comité, Michaël Breker évoque les difficultés des policiers, dans une ville aussi petite que Genève, de sauvegarder leur vie privée. «Si ces éléments étaient confirmés, ce serait incompréhensible et totalement irresponsable.» Que faudrait-il faire? Le président du SPJ propose de n’autoriser la consultation du dossier qu’au Palais de justice ou de remplacer le nom des agents par leur matricule.

Après un jeu de course-poursuite entre les diverses autorités concernées, c’est finalement le Ministère public qui est désigné pour répondre aux questions soulevées par cette affaire.… Lire la suite...
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Un gardien syndicaliste exige d’être blanchi

Champ-Dollon: La procédure disciplinaire ouverte contre lui après une manifestation a été classée. Insuffisant!

Habituellement, le classement d’une procédure disciplinaire est accueilli avec soulagement par la personne dans la ligne de mire. Ce n’est pas le cas dans le dossier de ce gardien de Champ-Dollon puisque son avocat, Me Robert Assaël, fera recours contre la décision du Département de la sécurité et de l’économie (DSE).

Le 4 février 2017, une soixantaine de gardiens de la prison de Champ-Dollon manifestaient publiquement devant la prison leur soutien à leur directeur, Constantin Franziskakis – poussé à quitter sa fonction par le DSE – et critiquaient son successeur. Parmi ces manifestants, Nicolas Allaz, président du groupe Prison de l’Union du personnel du corps de police (UPCP). L’action avait fâché le département, et des entretiens de service avaient été ordonnés contre une quinzaine d’entre eux, dont Nicolas Allaz. Ce dernier a donc été convoqué le 14 juin à cet entretien. Or, dans un courrier du 7 décembre, le DSE l’informe de la décision de classer la procédure disciplinaire ouverte à son encontre. «Par gain de paix et afin de tenir compte du contexte particulier dans lequel les faits qui vous ont été reprochés se sont déroulés», précise la lettre.

Pour Robert Assaël, son conseil, la manière de faire est inacceptable car le DSE ne dit pas autre chose que «je classe, mais vous êtes coupable». Et il ajoute: «Un recours sera déposé pour que mon client soit intégralement blanchi; il n’a commis aucune faute et n’a agi que dans le strict respect de ses responsabilités syndicales et de la liberté d’expression qui s’y attache.» En effet, dès le début de cette affaire, Robert Assaël a défendu le droit de ces gardiens à manifester et a déploré «l’attaque contre leur représentant syndical». Aujourd’hui encore, il persiste et signe: «La réalité est que si le DSE a classé, c’est qu’il s’est bien rendu compte qu’il allait droit dans le mur!… Lire la suite...

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Les Dents de l’Etat

– dès 15h : Grève dans tous les secteurs!

– 16h : Assemblée du personnel au Palladium

– 17h30: Manifestation  depuis le Palladium

Parcours : Stand – Marché – Verdaine – Bourg-de-Four – Hôtel-de-Ville

Venez nombreux !

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Le conseiller d'Etat PLR Pierre Maudet est dans le viseur des référendaires. (Martial Trezzini)

Plus de 7100 signatures pour les référendums « anti-Maudet » à Genève

Les deux référendums lancés par Ensemble à gauche et le MCG contre une dégradation du statut des policiers et des gardiens de prison ont été déposés mercredi munis de 7105 signatures. La politique de Pierre Maudet est aussi critiquée.

« C’est aussi un référendum ‘anti-Maudet’, contre sa manière autoritaire et antidémocratique de faire de la politique », a déclaré Pablo Cruchon, d’Ensemble à gauche. La votation devrait avoir lieu en juin 2018.

Les référendaires critiquent l’absence de concertation du magistrat lors de la modification de la loi sur la Caisse de prévoyance des fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires (LCPFP), adoptée par le Grand Conseil en octobre.

Respect des policiers

Cette modification voulue par l’exécutif supprime le paiement par l’Etat du rattrapage des cotisations lors des hausses de salaire. Il s’agit de faire respecter l’égalité de traitement avec les autres collaborateurs de l’Etat, affiliés à une autre caisse.

Pour les référendaires, cette particularité doit être maintenue. Le MCG estime qu’il en va de la défense d’une police forte et du respect des policiers et du personnel du service pénitentiaire, a indiqué le député François Baertschi.

ats/dk

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Augmentation du salaire des Conseillers d’État : la cerise sur le gâteau SCORE

Au moment où ils déposent le projet de loi SCORE visant à faire un maximum d’économies sur le dos des salariés, les conseillers d’État prévoient d’augmenter leur propre salaire de CHF 34’571.- par an. Préparez-vous à ce qu’ils nous demandent de nous serrer encore la ceinture !

Vous êtes convaincus depuis des années que SCORE n’est ni Simplifié, ni Cohérent, ni Ouvert, ni Revalorisateur, ni Equitable ?

Vous pensez avoir entrevu le cœur des ténèbres à la lecture du Projet de loi déposé par le Conseil d’État ?

Eh bien vous vous réjouirez d’apprendre que le Conseil d’État a formulé le projet de loi LTrait (SCORE) de manière à augmenter ses propres salaires de plusieurs dizaines de milliers de francs par an !

En effet, avec SCORE, le Conseil d’État pourra non seulement décider de la baisse des salaires de la fonction publique par voie réglementaire (art. 4, al. 1), c’est-à-dire de son propre chef et sans qu’aucune voie de recours légal n’existe ; mais il pourra également décider de son propre salaire (art. 24, modifiant l’art. 22 de la LTrait).

Nous pourrions nous réjouir qu’en ces temps de crise budgétaire des conseillers d’État responsables puissent enfin décider, de leur propre chef, de réduire leurs salaires et ainsi donner l’exemple aux autres fonctionnaires des sacrifices à faire. Ce n’est cependant pas ce qui est subtilement sous-entendu dans le projet de loi SCORE…

Actuellement, sous SEF, « le traitement des conseillers d’État correspond au maximum de la classe 33 de l’échelle des traitements, majoré de 4,5% » (art. 2 de la loi concernant le traitement et la retraite des conseillers d’État et du chancelier d’État, LTRCE). Un conseiller d’État perçoit ainsi l’équivalent du plus haut salaire de l’État, majoré de 4.5%. Histoire de montrer qui est le patron, le président du Conseil d’État perçoit en plus de ce misérable traitement une indemnité équivalente à 6% de ce dernier (art.… Lire la suite...

L'avenir des retraites des policiers et des gardiens de prison fait débat.
Image: Laurent Guiraud

La police se trouve des défenseurs aux deux extrémités du spectre politique

Référendum: Ensemble à gauche et le MCG veulent faire voter le peuple sur les retraites des forces de l’ordre.

Acceptée le 12 octobre par le Grand Conseil, la réforme de la retraite des policiers et des gardiens de prison sera peut-être soumise au peuple. Ensemble à gauche et le MCG ont annoncé mardi leur volonté de la combattre par référendum. Les deux formations vont chacune tenter de récolter suffisamment de signatures ces 40 prochains jours pour provoquer un scrutin populaire.

Dans le détail, une majorité composée de la droite et des Verts a accepté une proposition du Conseil d’Etat: désormais, quand un policier monte en grade et voit son salaire grimper en conséquence, il devra lui-même rattraper l’écart avec le niveau des cotisations qu’il aurait dû payer auparavant pour justifier que sa pension de retraite soit fonction de son dernier salaire. Jusqu’ici, ce rattrapage était assumé par l’employeur. Pour la majorité, la nouvelle donne se justifie par des motifs d’équité. Actuellement, «un gendarme est traité de façon distincte d’une infirmière, alors que rien ne le justifie», a ainsi écrit le député PLR Cyril Aellen dans son rapport parlementaire.

Les opposants ne l’entendent pas de cette oreille. «Nous ne voulons pas voir la police isolément, argue Jean Batou, d’Ensemble à gauche. Nous situons cette affaire dans la défense de la fonction publique et des prestations. Et cela alors que le Conseil d’Etat va s’en prendre à d’autres métiers afin de réaliser des économies pour faire passer sa nouvelle version de la réforme de l’imposition des entreprises.» La police n’a-t-elle pas été spécialement gâtée jusqu’ici du point de vue des retraites? «Sa caisse est certes bien capitalisée, répond l’élu. Mais les policiers ont beaucoup perdu ces dernières années et leur carrière a des spécificités avec ses promotions à des grades supérieurs.»

«Cette réforme risque de dissuader un policier de monter en grade s’il n’a pas les moyens de payer le rattrapage, renchérit la présidente du MCG, Ana Roch.Lire la suite...

SCORE

Le système de rémunération à l’Etat va être chamboulé

Conseil d’Etat: Désormais entre les mains du Grand Conseil, le nouveau système de calcul des traitements s’appliquera à 45’000 personnes.

Lancé en 2010 par le précédent Conseil d’Etat, le projet Score entre dans la phase parlementaire sous la forme d’un projet de loi déposé mercredi par le Conseil d’Etat. L’annonce du début de concrétisation du nouveau système de rémunération à l’Etat a immédiatement été critiquée par le Cartel intersyndical de la fonction publique, qui a menacé d’entrer en résistance.

Pourtant, à entendre le Conseil d’Etat, le projet n’aurait que des qualités. Ne serait-ce que parce que 57% des collaborateurs concernés verront leurs salaires augmenter. Mais ce n’est pas la seule raison. «Le système actuel de rémunération date de 1974, rappelle François Longchamp, le président du gouvernement. A la longue, il est devenu incohérent, a nécessité la multiplication d’indemnités spécifiques dénoncées par la Cour des comptes. De plus, il ne tient pas assez compte des nouvelles formations ou de certaines compétences, par exemple sociales et de communication.»

De 60 à 40 millions de plus

Selon le Conseil d’Etat, Score – acronyme de Système Compétences, Rémunération, Evaluation – corrigera tous ces défauts. Il coûtera du reste un peu plus cher: «Le coût sera de 60 millions de francs après six ans et décroîtra ensuite pour atteindre un montant de 40 millions de francs», précise Serge Dal Busco, le conseiller d’Etat responsable des Finances.

L’enjeu est énorme. Le nouveau système de rémunération concernera 45 000 collaborateurs de l’Etat et des établissements autonomes. Les charges de personnel pour le Grand Etat se montent annuellement à 5 milliards de francs.

Techniquement, Score simplifie et ordonne le système qui permet à l’Etat d’évaluer et de rétribuer en conséquence ses collaborateurs. Il réunit sur une seule grille 147 emplois dits de référence, qui forment la matrice à partir de laquelle s’ordonnent tous les métiers.… Lire la suite...

Ensemble, faisons échec à PV2020 !

Ensemble, faisons échec à PV 2020 !

Ensemble, faisons échec à PV2020 !

2 x NON

– à la hausse de l’âge de la retraite

– à la baisse de rentes

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Treize collaborateurs de Champ-Dollon sont sanctionnés pour avoir manifesté sans autorisation le 4 février dernier.

Geôliers punis après avoir soutenu leur directeur

Genève: L’avocat des gardiens et leur syndicat dénoncent une sanction politique.

Le couperet est tombé pour les gardiens qui ont protesté le 4 février contre le déplacement du directeur de la prison de Champ-Dollon. Treize collaborateurs sont sanctionnés pour avoir manifesté sans autorisation. Ils ont reçu une amende de 650 francs chacun du Service des contraventions, chapeauté par la police. Pour leur avocat et leur syndicat, il s’agit d’une sanction politique de Pierre Maudet, chef du Département de la sécurité et de l’économie (DSE).

A l’époque, l’annonce du départ de Constantin Franziskakis avait mis le feu aux poudres. Il était perçu comme un rempart face à une direction générale de l’Office cantonal de la détention (OCD) critiquée pour sa gestion du secteur pénitentiaire.

Une soixantaine de gardiens s’étaient alors rassemblés devant Champ-Dollon en déployant des banderoles. L’affaire n’en est pas restée là. Des entretiens de service ont eu lieu. Les procédures administratives ont finalement été abandonnées, mais des ordonnances pénales ont été infligées.

«Le DSE n’a vraiment pas peur du ridicule: non seulement il a engagé une absurde procédure disciplinaire, qui ne pouvait que terminer dans le mur, contre treize gardiens qui avaient seulement exprimé leur sympathie au directeur qui s’en allait, mais pire encore, il a été demandé au Service des contraventions de les punir, critique Me Robert Assaël, défenseur des gardiens. C’est assurément une sanction politique, bien maladroite!»

L’affaire fait bondir le président de l’Union du personnel du corps de police (UPCP), Marc Baudat: «Cette décision est choquante car absolument injustifiée. C’était un rassemblement spontané. Les gens n’ont pas entravé la circulation des véhicules ni des personnes. Et ils n’ont pas caché leur identité.» Lui aussi dénonce «une décision exclusivement politique». Il promet que toutes les ordonnances pénales seront contestées jusqu’au Tribunal de police.

Le cas du syndicaliste Nicolas Allaz, qui avait critiqué dans les médias le fonctionnement de l’OCD, reste quant à lui en suspens.… Lire la suite...