SCORE

Le système de rémunération à l’Etat va être chamboulé

Conseil d’Etat: Désormais entre les mains du Grand Conseil, le nouveau système de calcul des traitements s’appliquera à 45’000 personnes.

Lancé en 2010 par le précédent Conseil d’Etat, le projet Score entre dans la phase parlementaire sous la forme d’un projet de loi déposé mercredi par le Conseil d’Etat. L’annonce du début de concrétisation du nouveau système de rémunération à l’Etat a immédiatement été critiquée par le Cartel intersyndical de la fonction publique, qui a menacé d’entrer en résistance.

Pourtant, à entendre le Conseil d’Etat, le projet n’aurait que des qualités. Ne serait-ce que parce que 57% des collaborateurs concernés verront leurs salaires augmenter. Mais ce n’est pas la seule raison. «Le système actuel de rémunération date de 1974, rappelle François Longchamp, le président du gouvernement. A la longue, il est devenu incohérent, a nécessité la multiplication d’indemnités spécifiques dénoncées par la Cour des comptes. De plus, il ne tient pas assez compte des nouvelles formations ou de certaines compétences, par exemple sociales et de communication.»

De 60 à 40 millions de plus

Selon le Conseil d’Etat, Score – acronyme de Système Compétences, Rémunération, Evaluation – corrigera tous ces défauts. Il coûtera du reste un peu plus cher: «Le coût sera de 60 millions de francs après six ans et décroîtra ensuite pour atteindre un montant de 40 millions de francs», précise Serge Dal Busco, le conseiller d’Etat responsable des Finances.

L’enjeu est énorme. Le nouveau système de rémunération concernera 45 000 collaborateurs de l’Etat et des établissements autonomes. Les charges de personnel pour le Grand Etat se montent annuellement à 5 milliards de francs.

Techniquement, Score simplifie et ordonne le système qui permet à l’Etat d’évaluer et de rétribuer en conséquence ses collaborateurs. Il réunit sur une seule grille 147 emplois dits de référence, qui forment la matrice à partir de laquelle s’ordonnent tous les métiers.… Lire la suite...

Ensemble, faisons échec à PV2020 !

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2 x NON

– à la hausse de l’âge de la retraite

– à la baisse de rentes

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Treize collaborateurs de Champ-Dollon sont sanctionnés pour avoir manifesté sans autorisation le 4 février dernier.

Geôliers punis après avoir soutenu leur directeur

Genève: L’avocat des gardiens et leur syndicat dénoncent une sanction politique.

Le couperet est tombé pour les gardiens qui ont protesté le 4 février contre le déplacement du directeur de la prison de Champ-Dollon. Treize collaborateurs sont sanctionnés pour avoir manifesté sans autorisation. Ils ont reçu une amende de 650 francs chacun du Service des contraventions, chapeauté par la police. Pour leur avocat et leur syndicat, il s’agit d’une sanction politique de Pierre Maudet, chef du Département de la sécurité et de l’économie (DSE).

A l’époque, l’annonce du départ de Constantin Franziskakis avait mis le feu aux poudres. Il était perçu comme un rempart face à une direction générale de l’Office cantonal de la détention (OCD) critiquée pour sa gestion du secteur pénitentiaire.

Une soixantaine de gardiens s’étaient alors rassemblés devant Champ-Dollon en déployant des banderoles. L’affaire n’en est pas restée là. Des entretiens de service ont eu lieu. Les procédures administratives ont finalement été abandonnées, mais des ordonnances pénales ont été infligées.

«Le DSE n’a vraiment pas peur du ridicule: non seulement il a engagé une absurde procédure disciplinaire, qui ne pouvait que terminer dans le mur, contre treize gardiens qui avaient seulement exprimé leur sympathie au directeur qui s’en allait, mais pire encore, il a été demandé au Service des contraventions de les punir, critique Me Robert Assaël, défenseur des gardiens. C’est assurément une sanction politique, bien maladroite!»

L’affaire fait bondir le président de l’Union du personnel du corps de police (UPCP), Marc Baudat: «Cette décision est choquante car absolument injustifiée. C’était un rassemblement spontané. Les gens n’ont pas entravé la circulation des véhicules ni des personnes. Et ils n’ont pas caché leur identité.» Lui aussi dénonce «une décision exclusivement politique». Il promet que toutes les ordonnances pénales seront contestées jusqu’au Tribunal de police.

Le cas du syndicaliste Nicolas Allaz, qui avait critiqué dans les médias le fonctionnement de l’OCD, reste quant à lui en suspens.… Lire la suite...

Image: Steeve Iuncker-Gomez

Les députés ouvrent une enquête sur le fonctionnement du pénitentiaire

Politique: Une sous-commission est créée pour «examiner la problématique pénitentiaire».

La situation dans le secteur pénitentiaire préoccupe maintenant le politique. Fait rare, la Commission de contrôle de gestion a annoncé ce lundi la création d’une sous-commission «chargée d’examiner la problématique pénitentiaire». Et cela, à l’issue de l’audition, entre autres, du conseiller d’Etat chargé de la Sécurité, Pierre Maudet, prévue de longue date.

Trois députés – Nicole Valiquer Grecuccio (PS), Charles Selleger (PLR) et Christo Ivanov (UDC) – rendront un rapport au terme de leurs travaux, indique le communiqué, sans donner les raisons de la création de cette sous-commission, ni ses objectifs.

Quoi qu’il en soit, les signaux d’alerte ne manquent pas depuis des mois. Un premier audit de la Cour des comptes rendu en septembre pointait la faiblesse de la formation, un manque de culture d’entreprise et un personnel en souffrance. Le second, présenté en février, mettait au jour une pagaille dans la gestion des horaires et des indemnités. Face à ce constat, la direction générale de l’Office cantonal de la détention (OCD) comptait sur la nouvelle Loi sur l’organisation et le personnel de prison, entrée en vigueur en mars dernier, pour unifier les statuts des gardiens, uniformiser les pratiques et mieux coordonner les établissements pénitentiaires.

Entre-temps, le rapport de confiance s’est dégradé entre des gardiens de Champ-Dollon et le directeur général de l’OCD, Philippe Bertschy, entré en fonction il y a deux ans. Ses contacts conflictuels avec le directeur de Champ-Dollon, Constantin Franziskakis, un pilier du pénitentiaire, ont valu à ce dernier un déplacement forcé, provoquant une vague d’indignation parmi ses troupes. La protestation des agents devant l’entrée de la prison en février vaut aujourd’hui à certains une procédure disciplinaire.

Avant cela, une dizaine de surveillants ont souhaité être entendus par la Commission de contrôle de gestion, pour dénoncer la vision technocratique de leur direction générale.… Lire la suite...

Photo: Le Temps

Cinq bonnes (et une mauvaise) raisons d’envoyer Pierre Maudet à Berne

POLITIQUE: Le conseiller d’Etat genevois ne pipe pas mot sur la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Pas grave. Nous en parlerons pour lui.

Il ne dit rien. Pas même une petite phrase convenue pour calmer les plumitifs. Tapi dans l’ombre, Pierre Maudet n’a aucun commentaire à faire sur la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Nada, oualou, circulez. Le silence du caïd du PLR genevois est à ce point éloquent qu’il en deviendrait presque gênant. Voire inquiétant. Comme si y avoir pensé tellement fort et depuis tellement longtemps, en se rasant, en se coiffant, en se douchant, en se brossant les dents, l’empêchait pathologiquement d’en parler.

Nous en parlerons donc à sa place, ne serait-ce que par charité, pour l’aider à éteindre le feu qui le consume de l’intérieur depuis mercredi après-midi. Un Tessinois a les faveurs de la cote, cohésion nationale oblige? Fadaises! Voici cinq bonnes (et une mauvaise) raisons d’envoyer Pierre Maudet au Conseil fédéral:

1) Son accession à la plus haute marche du pouvoir helvétique soulagerait tous les commentateurs du pays. Qui pourraient enfin arrêter de répéter sur tous les tons que Pierre Maudet finira un jour au Conseil fédéral.

2) Voir ce radical canal historique s’envoler pour Berne, c’est-à-dire très très loin de Genève, ferait hurler de joie la meute des anciens libéraux du PLR, excédés de vivre dans l’ombre d’un commandeur fazyste amoureux de l’Etat.

3) Vénérable procureur général de la République et éternel rival du conseiller d’Etat, Olivier Jornot en avalerait de rage la moitié du Ministère public, après avoir défenestré l’ensemble du mobilier de son bureau. Et le procureur général n’est jamais meilleur que quand il est énervé.

4) Débarrassés de leur hyper-chef control freak, capable de les réveiller à 3 heures du matin pour un incendie de poubelle, la cheffe de la police et tous les hauts fonctionnaires du Département de la sécurité et de l’économie feraient de considérables économies de Xanax et de Lexotanil (une baisse des coûts de la santé à la clé).… Lire la suite...

Source TdG
Dessin: Herrmann

Une grande opportunité pour la Genève internationale !

Un radical-libéral latin devrait remplacer le Neuchâtelois au Conseil fédéral. Le Tessinois Ignazio Cassis figure parmi les favoris, tout comme le Genevois

Pierre Maudet.

Source TdG Dessin: Herrmann

Source TdG
Dessin: Herrmann

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Image: Le Temps

Les hoquets de la locomotive Maudet

Flanqué de colistiers un peu ternes, le magistrat sortant sera la locomotive du PLR aux élections de 2018. Mais son bilan, son côté «perso» et ses manières autoritaires font grincer des dents.

La campagne électorale genevoise est lancée. Tout indique que le match se jouera entre le PS et le PLR, seuls partis à afficher leurs ambitions de (re) conquête: un deuxième siège au Conseil d’Etat pour les socialistes, un troisième pour les libéraux-radicaux.

En choisissant Sandrine Salerno et Thierry Apothéloz pour accompagner la sortante Anne Emery-Torracinta, le PS cible les sièges les plus vulnérables, ceux de Serge Dal Busco (finances) et de Mauro Poggia (action sociale et santé). Mais si la lecture de la stratégie socialiste est claire, elle est moins évidente du côté du PLR à l’approche de l’assemblée qui déterminera ses choix le 15 juin.

Morel, candidature mort-née

A ce jour, trois personnalités ont fait part de leur intérêt pour le Conseil d’Etat en dehors du sortant Pierre Maudet. Appréciés au sein du parti, Nathalie Fontanet et Alexandre de Senarclens sont des candidats logiques. Plus surprenante est la candidature du docteur Philippe Morel. Ce dissident PDC est vu en interne comme une personnalité hors du sérail, incontrôlable et individualiste. A preuve ses déboires dans son ancien parti. Sans soutien réel dans sa nouvelle formation, sa candidature paraît mort-née. C’est certainement avec une liste à trois que le PLR partira au combat.

« On accuse le magistrat de ne pas assez se mouiller pour les élections à venir, privilégiant son agenda personnel« 

Mais contrairement au PS, qui a fait le choix de candidats bien profilés, au bénéfice d’une longue expérience dans des exécutifs municipaux, les nouveaux candidats PLR manquent de pratique et d’un profil affirmé. La campagne du parti devra donc être portée par sa locomotive Pierre Maudet, qui revendique la présidence du gouvernement.… Lire la suite...

Cellule de Curabilis
Image: Laurent Guiraud

Genève veut un centre pour enfermer de jeunes délinquants perturbés ou radicalisés

SECURITE: Un projet vise à affecter le dernier pavillon de Curabilis au placement de jeunes adultes souffrant de troubles du comportement. Les candidats au djihad figurent parmi les profils cible

Une unité spécialement destinée à des sociopathes en devenir et à des apprentis djihadistes? Un rapport, daté du 24 mai et signé par le conseiller d’Etat Pierre Maudet, propose d’affecter le dernier pavillon encore vide de Curabilis aux jeunes adultes qui ont commis une infraction entre 18 et 25 ans et qui sont soumis à une mesure de placement fermé en raison de graves troubles du développement faisant craindre une récidive.

Ce projet, que Le Temps a pu consulter, doit encore être examiné par les ministres romands et tessinois chargés de la sécurité. Leur réponse est attendue et une décision sera prise au niveau du Concordat latin d’ici à fin juin. C’est loin d’être gagné. Ce d’autant plus que l’Office fédéral de la justice (OFJ), consulté en raison de sa participation au financement carcéral, a émis un avis plus que réservé sur la faisabilité de la formule présentée.

Trois variantes

A l’origine, le sixième pavillon de Curabilis devait accueillir l’unité de sociothérapie destinée à la prise en charge de délinquants difficiles et lourdement condamnés. Après le drame de la Pâquerette et beaucoup d’hésitations, ce centre a finalement été officiellement rayé de la carte en novembre dernier au motif que le tout le site devrait être dédié uniquement à des condamnés sous mesure et pas à ceux qui purgent des peines. Restait à décider de l’affectation de ce bâtiment de 15 places configuré à la base pour la vie communautaire et diverses activités socio-éducatives.

Trois variantes ont été envisagées. La première consistait à faire un pavillon pour femmes condamnées à un traitement institutionnel en raison d’un grave trouble mental. Idée abandonnée en raison du volume trop faible de candidates possibles.… Lire la suite...

CPEG

4,7 milliards pour renflouer la Caisse de retraite des fonctionnaires

Finances: L’Etat a dévoilé à une commission du Grand Conseil les grandes lignes de son projet de sauvetage de la Caisse de retraite des fonctionnaires. La gauche planche sur des initiatives.

Le Canton est prêt à poser 4,7 milliards sur la table pour recapitaliser la Caisse de pension des fonctionnaires. Cette somme permettrait à l’institution de couvrir 80% de ses engagements comme l’exige la loi fédérale sans attendre 2052. Durant plusieurs années, environ sept ans, l’évolution des rentes serait bloquée afin de permettre à la Caisse d’accumuler des réserves pour faire face à un éventuel coup dur sur les marchés financiers.

La retraite assurée aux fonctionnaires tournerait autour de 58 à 59% du salaire assuré (le salaire annuel brut moins le montant de coordination LPP, 24 675 francs) contre 60% aujourd’hui. Par ailleurs, un régime spécial serait réservé aux fonctionnaires de plus de 50 ans, leur permettant de perdre moins. Au total, les futurs assurés perdraient 10% de revenus depuis la fusion de 2013, qui avait elle même déjà diminué les prestations de 12%.

Tels sont les grands traits de la réforme dévoilée par le président du Conseil d’Etat, François Longchamp aux membres d’une sous-commission du parlement chargée de plancher sur l’avenir de la CPEG. Le projet sera mis prochainement en consultation, puis déposé formellement en septembre pour entrer en vigueur en été 2018.

Vers la primauté de cotisation

D’où viendra l’argent versé par le Canton? De sources multiples. A l’instar de la recapitalisation de la CIA (Caisse des enseignants et de l’administration centrale avant la fusion de 2013 avec la Caisse du secteur de la santé), le projet de loi du Conseil d’Etat dessine une solution combinant plusieurs sources de financement. Les moyens viendraient, soit de l’argent frais obtenu suite à la dissolution de provisions aux comptes inscrites ces dernières années, mais aussi via le transfert de biens et de «prêts simultanés».… Lire la suite...