Entrées par Bryan

Un policier condamné pour avoir maquillé un rapport

Manifestations: La sanction pénale a été publiée sur Internet, suscitant une pluie d’insultes. L’agent va porter plainte.

Les deux hommes se connaissent bien et ne s’apprécient guère. L’un est un habitué des manifestations, l’autre un gendarme aguerri qui surveille les rassemblements en ville. Ce bras de fer, qui reprend à chaque défilé, se prolonge en justice. Selon nos informations, le policier vient d’être condamné par le biais d’une ordonnance pénale pour avoir «maquillé» un procès-verbal. Ce document constitue, pour le Ministère public, un faux dans les titres dans l’exercice de fonctions publiques.

Le prévenu a, plus exactement, rédigé la déposition d’un de ses subordonnés alors que celui-ci était absent au moment de sa prétendue audition. Le but de ce faux document incriminant le remuant manifestant? Pouvoir déposer une plainte contre lui. Le militant, prévenu dans une autre affaire pour avoir tenu tête à la police, avait pris part à des manifestations non autorisées en 2014. Notamment celle d’octobre, qui contestait les festivités du bicentenaire de la police. Ce rassemblement avait donné lieu à des arrestations et des condamnations.

«Regrettable indifférence»

Pourtant, aujourd’hui, le condamné est dans le camp des forces de l’ordre. L’ordonnance pénale, du 21 septembre, estime que les motivations du policier relèvent d’une regrettable indifférence vis-à-vis des règles de la procédure. Dans le document que nous avons consulté, le procureur général, Olivier Jornot, explique que ces règles «impliquent de ne signer un procès-verbal qu’une fois son contenu conforme aux propos tenus par la personne auditionnée et de ne pas y faire figurer des heures et de début et de fin d’audition fictives». Et de préciser: «Si l’on peut éventuellement admettre que soient retranscrites des déclarations tenues de manière informelles par un collègue dans un projet de procès-verbal d’audition établi ainsi à l’avance, sous réserve qu’il soit validé par le concerné lors de son audition effective, il est en revanche impossible de nier le caractère intentionnel de l’infraction lorsque l’auteur invente des heures de début et de fin d’audition.» Le chef du Parquet a ainsi condamné le fonctionnaire à 120 heures de travaux d’intérêt général.… Lire la suite...

Polices suisses tenues à distance des infos sur les jihadistes

L’accès au répertoire d’Europol sur les suspects de terrorisme marche à sens unique pour les enquêteurs suisses.

Les réseaux jihadistes ne connaissent pas de frontières. Selon le «Tages-Anzeiger», plusieurs auteurs des attentats de Barcelone et Cambrils (Esp) sont par exemple passés par la Suisse. D’autres terroristes auraient aussi eu des contacts dans le pays. Or, l’échange de renseignements entre la Suisse et l’Europe coince toujours. L’accès au système d’information d’Europol est à sens unique. Si les enquêteurs suisses sont encouragés à fournir leurs résultats à la base de données, ils ne peuvent pas eux-mêmes y faire des recherches.

Les demandes helvétiques doivent en effet faire un détour bureaucratique par la représentation diplomatique aux Pays-Bas, plus précisément par l’attaché de police, qui doit lui-même transmettre la requête à des fonctionnaires européens. Ceux-ci récoltent alors les renseignements nécessaires pour le compte de la Suisse, avant de les transmettre à l’attaché de police qui les enverra à son tour aux enquêteurs.

Cette procédure retarde le travail des polices, explique le journal. «Un accès direct nous permettrait de mieux connaître les réseaux jihadistes», plaide la porte-parole de la Fedpol, Cathy Maret. La ministre Simonetta Sommaruga a déjà signalé à plusieurs reprises cette «lacune de sécurité» à l’Union européenne, mais le problème persiste, pour des questions de protection des données. La Suisse a pourtant un accès illimité à la base de données Schengen.

Le cas de l’assaillant de Turku (Finlande)

L’utilisation des mouvements de migration est une manière pour les djihadistes de gagner l’Europe. Pour ce faire, ils utilisent des faux papiers ou des documents de voyages falsifiés.

L’auteur présumé de l’attentat de Turku (Finlande) avait déposé une demande d’asile à Chiasso en 2016. Ce Marocain, qui a poignardé deux femmes le 18 août dernier dans la ville finlandaise avait été enregistré par les gardes-frontières à Chiasso (TI) le 23 avril 2016.… Lire la suite...

La police recrute désormais toute l’année

Sécurité: Un millier de personnes ont participé ce dimanche aux portes ouvertes de la police genevoise.

«C’est quoi votre équipement? Combien ça pèse? Le camion est blindé?» Shady, 10 ans, veut devenir policier et bombarde de questions un agent en tenue de Robocop, rattaché à la Brigade de sécurité publique. Ce service et la Centrale d’engagement se sont présentés au public dimanche, lors de la journée portes ouvertes de la police. Le rendez-vous a attiré un millier de personnes.

Shady est encore trop jeune pour passer le concours d’entrée, mais beaucoup d’adultes ont fait le déplacement au centre sportif du Bois-des-Frères pour mieux connaître les conditions d’engagement. Un changement important est intervenu en mars. «C’est une nouveauté en Suisse romande. Une personne peut déposer sa candidature à tout moment dans l’année. Si elle est sélectionnée, elle peut rejoindre l’école de formation à Savatan dans les deux ans. De cette façon, nous ne perdons plus de candidats», explique Jean-Philippe Cosandey, responsable du marketing de la police genevoise.

L’examen de français est un prérequis et se déroule à l’UNIGE. Quant au test de sport, il comporte le traditionnel gymkhana et, nouveauté, des exercices de coordination. (S. ROSELLI / TDG)Lire la suite...

La police invite les jeunes à passer la nuit avec elle

Dimanche, la police genevoise organise sa traditionnelle journée de présentation au Bois-des-Frères. Pour attirer le chaland, et peut-être futur pandore, le service marketing a trouvé un bon filon: faire gagner des nuits d’immersion avec des patrouilles sur le terrain.

A cet effet, ce week-end, les visiteurs pourront participer à une tombola, indique «Le Matin». Les six vainqueurs «passeront une nuit avec des agents de police secours, précise Philippe Cosandey, responsable du marketing. Ils pourront assister à toutes les réquisitions au cours des interventions et ce en toute transparence, que l’on parle d’un accident de la route, d’affaire de violence conjugale, etc.»

Pour les forces de l’ordre, le retour sur investissement est très intéressant. Il permet également de compter le nombre de visiteurs à cette journée de présentation.

Plus d’infos sur: www.devenez.ch

(mpo/20 Minutes)… Lire la suite...

Faute de sous, les policiers ne peuvent pas intervenir

LUCERNE: Le Canton rogne sur tous les postes du budget, y compris celui des forces de l’ordre. Du coup, celles-ci doivent renoncer à certaines interventions.

Entre le 1er juillet et le 8 septembre, la police cantonale lucernoise n’a pas pu donner suite à 505 appels, faute de personnel. Ainsi, une centaine de cas de tapage nocturne et une soixantaine d’infractions routières ont été signalés en vain.

Plus ennuyeux, les policiers n’ont pas pu se déplacer pour 20 vols, 16 cambriolages, 14 altercations, 12 accidents de circulation et 4 annonces de disparition.

Interpellé à ce sujet, le Conseil d’Etat estime que, déjà avant les coupes budgétaires, la police ne pouvait pas réagir à tous les appels qu’elle recevait.

(20 Minuten : gwa/jfz)… Lire la suite...

Les gardes-frontières disent non à 5 ans de plus

Les employés aux douanes s’opposent au projet du Conseil fédéral d’augmenter l’âge de leur retraite à 65 ans au lieu de 60.

Les gardes-frontières suisses s’opposent au projet du Conseil fédéral qui veut augmenter l’âge auquel ils ont droit à la retraite de 60 à 65 ans. Lors de la première rencontre nationale à Olten (SO), ils ont exprimé leur mécontentement et adopté une résolution.

Près de 120 gardes-frontières ont participé à cette rencontre contre le projet du Conseil fédéral, organisée par le syndicat Garanto et l’association du personnel transfair. L’assemblée a exprimé son insatisfaction et ses inquiétudes. Aucun employé n’est disposé à travailler plus longtemps.

La majorité a décidé de se battre «sans compromis» en faveur du maintien de l’âge actuel de la retraite à 60 ans. Des actions aux frontières sont prévues pour attirer l’attention des citoyens.

Sensibiliser la population

Ne pouvant ni manifester ni faire grève, l’option de la grève du zèle a initialement été proposée. Mais travailleurs frontaliers et autres adeptes du tourisme d’achat seraient victimes d’embouteillages.

D’autres participants ont suggéré des mesures plus drastiques encore, comme bloquer le trafic aux postes-frontière. Mais selon le président central de Garanto Roland Liebi, provoquer des embouteillages ne mènerait pas à ce que la population comprenne leurs revendications.

Plutôt que des actions qui gênent les usagers, Stefan Müller-Altermatt, président de transfair et conseiller national (PDC/SO), est plutôt favorable à des manifestations qui sensibilisent la population. Selon lui, il faut lui montrer que la sécurité du pays est également concernée. L’assemblée a donc décidé à une large majorité d’entreprendre des «actions douces» aux frontières.

Risques pour la santé

Dans une résolution adressée au Conseil fédéral, les gardes-frontières définissent l’augmentation de l’âge de la retraite comme «inacceptable» et menant à une «aggravation massive des conditions de travail avec des risques accrus pour la santé et la sécurité».… Lire la suite...

Il réintègre la police mais n’a toujours pas de poste

Emeutes du 19 décembre 2015: Christian Cudré-Mauroux a gagné en justice face à l’Etat en juin. Pourtant, il n’a toujours pas été réaffecté à un poste.

Le chef des opérations de la police dégradé après les émeutes du 19 décembre 2015 par le Conseil d’Etat, mais blanchi par la justice, a réintégré ce vendredi la police. Il l’a écrit sobrement sur son mur Facebook en comptant les 578 jours d’absence. Le hic, c’est qu’il n’a pas encore de poste…

«Christian Cudré-Mauroux est retourné travailler à la police le 1er septembre, mais aucun poste ne lui a été attribué», confirme son avocat, Me Eric Maugué. Après une enquête administrative sévère, le Conseil d’Etat avait dégradé le spécialiste du maintien de l’ordre et l’avait déplacé à l’Office cantonal de la protection de la population et des affaires militaires. Mais l’intéressé avait recouru et gagné en justice. La Chambre administrative a conclu en juin qu’il n’avait pas enfreint ses devoirs de service. Il reprend ainsi son grade de lieutenant-colonel.

«A ce grade, il n’y a que deux postes possibles à la police, relève Me Maugué. Celui de chef d’état-major, déjà occupé, et celui de chef des opérations, ad interim depuis le début de l’affaire. Christian Cudré-Mauroux demande donc à retrouver cette fonction. Si l’on devait lui attribuer un poste subalterne, cela constituerait une forme de sanction déguisée.»

Après un an et demi de bataille judiciaire, le retour de cette figure de la police n’est pas simple. Qu’est-ce qui coince? Pas de commentaire du Département de la sécurité et de l’économie (DSE), pour qui cette question relève de la compétence de la commandante. A la police, le porte-parole Jean-Philippe Brandt indique que «des pourparlers sont en cours entre Christian Cudré-Mauroux et la commandante pour définir sa nouvelle activité». (TDG)Lire la suite...

UN MANAGEMENT CLOS, UN MANQUE DE TRANSPARENCE ET UN FONCTIONNEMENT EN SILOS

Mission: calmer la grogne des voyageurs CFF

Plaintes, questions, réclamations: basés à Brigue, les «community managers» de l’entreprise ferroviaire réceptionnent les commentaires des usagers du rail. Un métier sous haute pression, à l’heure où le chantier Léman 2030 multiplie les perturbations.

Camille est une voyageuse en colère, et elle le fait savoir sur la page Facebook des CFF. «Ce soir, j’ai envie de vous manifester un vif mécontentement. J’ai pris le train de Lucerne pour Bellinzone. Le train a été bloqué durant trente minutes. Mise à part un «désolé, merci de votre compréhension», nous avons dû attendre. Puis, voilà le train qui bouge enfin! Le contrôleur passe, je l’informe que je loupe ma correspondance. Il m’explique qu’il ne peut rien faire et me dit que je dois attendre le bus suivant en gare de Locarno. Une heure et demie d’attente, seule. Pour me consoler, il m’offre 10.– de consommation à valoir aujourd’hui dans un restaurant CFF. Quelle joie, tout est fermé! CFF, bien dommage qu’il n’y ait pas de concurrence, je serai volontiers allée chez eux.»

Posté dimanche 13 août, ce message fait partie des dizaines d’autres que Sarah In-Albon et ses collègues réceptionnent quotidiennement. Depuis la cellule clientèle de Brigue, la modératrice de 30 ans répond aux plaintes, renseigne et désamorce le conflit avec des passagers parfois très remontés. Un emploi riche d’imprévus, qui requiert une forte résistance au stress.

«Chère Camille, je vous remercie pour votre commentaire. Je ne peux que vous donner raison, la ligne du Gothard a malheureusement été le théâtre de retards importants hier en début de soirée. La faute à un dérangement aux installations. Croyez-moi, nous faisons jour et nuit le maximum afin de transporter notre clientèle de manière sûre et ponctuelle […]» La réponse de «Nick», collègue de Sarah, donne un aperçu de la méthode CFF: une bonne dose d’empathie, un langage personnalisé et des solutions au cas par cas.… Lire la suite...