Entrées par Bryan

Un incident pose la question de l’accès du chef de la Sécurité aux rapports de police

Sécurité: En vue d’un entretien entre Pierre Maudet et un diamantaire volé, un procureur a interdit la transmission de données sensibles.

«Ingérence du Département de la sécurité et de l’économie (DSE).» C’est ainsi que le Syndicat de la police judiciaire (SPJ) qualifie un incident survenu récemment dans le cadre d’une enquête en cours. Cette réaction, qui survient dans un contexte syndical tendu, soulève une question sensible: qu’est-ce qu’un conseiller d’Etat a le droit de savoir en matière d’activité judiciaire de la police?

Le 10 avril, un entretien a eu lieu entre le chef du DSE, Pierre Maudet, et un diamantaire touché par un récent brigandage. La préparation de cette réunion a fait bondir le SPJ.

Interdiction du procureur

«La commandante de la police, en vue d’une rencontre avec le président du département, a tenté d’obtenir avec effet immédiat tous les rapports relatifs à une enquête en cours, confidentielle qui plus est, pour s’enquérir des avancées de l’investigation, a écrit jeudi le SPJ dans une information interne. Les enquêteurs se sont référés au procureur qui diligente la procédure en question.» Celui-ci «a formellement interdit de communiquer les rapports de police en lien avec cette affaire à qui que ce soit». De cette manière, le vice-président du SPJ, Daniel Weissenberg, précise n’accuser personne mais vouloir mettre en garde les inspecteurs contre toute pression, leur rappelant qu’ils sont tenus au secret de fonction.

Au Ministère public, le porte-parole «confirme que, dans une procédure en cours, le procureur a refusé de donner son accord à la transmission des rapports de police à la commandante. Les informations dont il disposait, à savoir que les rapports étaient sollicités en vue d’une séance avec des tiers, rendaient une telle transmission inopportune, au vu du secret de l’instruction.»

Le procureur général Olivier Jornot est clair: «Les informations acquises par la police dans le cadre de ses enquêtes sont couvertes non seulement par le secret de fonction, mais également par le secret de l’instruction.… Lire la suite...

Un préavis de grève a été voté par le syndicat des gendarmes

Conflit: Une réunion a lieu ce mardi entre deux syndicats de police et les conseillers d’Etat Pierre Maudet et Mauro Poggia.

La colère monte d’un cran. Trois cents membres de l’Union du personnel du corps de police (UPCP) ont voté le 18 avril, en assemblée générale extraordinaire, un préavis de grève pour la journée de jeudi, a appris la Tribune de Genève. L’appel de l’UPCP à arrêter le travail est exceptionnel. Une manifestation est en outre envisagée sous les fenêtres du chef de la Sécurité, Pierre Maudet.

Depuis des mois, de nombreux policiers estiment subir des attaques en chaîne de la part du gouvernement, portant, entre autres, sur leur classe de traitement et sur une révision de l’exercice de leurs droits syndicaux. Dans ce contexte, Pierre Maudet et son collègue Mauro Poggia vont rencontrer ce mardi l’UPCP et le syndicat de la police judiciaire (SPJ), confirme la porte-parole du Département de la sécurité, sans en dire davantage. L’UPCP et le SPJ ne font aucun commentaire. (TDG)

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/preavis-greve-vote-syndicat-gendarmes/story/16089890Lire la suite...

Le nombre de policiers blessés a triplé en trois ans !

Ce pic n’alarme pas l’état-major, à l’inverse du syndicat UPCP qui ne souhaite pas minimiser ces chiffres.

Plus 183%! C’est la hausse enregistrée en seulement trois ans du nombre de policiers genevois blessés en service. De 30 par an en 2012 et 2013 (ndlr: les chiffres pour 2014 ne sont pas disponibles), ils étaient 85 l’an dernier, dont 15 ayant «subi des lésions importantes», rapporte 20 minutes. Ce chiffre prend en compte les blessures infligées volontairement par des auteurs d’infractions. Il s’agit majoritairement de fractures aux mains et aux doigts causées lors d’interpellations.

Si l’état-major de la police genevoise reconnaît ne pouvoir expliquer cette hausse des blessures, il ne s’alarme toutefois pas. «Il s’agit de petits volumes, rapportés au nombre d’arrestations ou de contrôles par exemple (ndlr: la police a mené 82 000 réquisitions), donc leur fluctuation, même importante, est relative», explique au quotidien gratuit le service de presse. Ce dernier précise à ce propos que le degré de gravité des lésions à déclarer n’a pas été abaissé entre 2013 et 2015.

Policiers pas tous égaux

Du côté du syndicat UPCP, le son de cloche est différent. Son président, Marc Baudat, estime que ces chiffres méritent «un peu plus de considération». S’il ne constate pas d’accroissement de la violence à l’encontre des agents, il évoque en revanche une possible volonté de mieux rapporter leurs blessures dans le but, probablement, de faire reconnaître la pénibilité de leur tâche. Le syndicaliste rappelle par ailleurs que tous les agents ne sont pas égaux face aux blessures. Sur les quelque 1400 policiers genevois, «les 300 agents de police secours sont plus vulnérables puisqu’ils sont au front», précise Marc Baudat.

Le porte-parole de la police, Sylvain Guillaume-Gentil, rappelle les mesures qui accompagnent un policier blessé. Celui-ci est pris en charge par une cellule sociale qui s’assure de tout ce dont il a besoin dans les cadres privé et professionnel.… Lire la suite...

Gardiens dans le viseur de Pierre Maudet

(Le Courrier, 04.04.2017, par Rachad Armanios)

 Quinze employés sont convoqués pour un entretien de service.

Le Département de la sécurité et de l’économie (DSE), dirigé par Pierre Maudet, entend sanctionner une quinzaine de gardiens de prison de Champ-Dollon, qui avaient manifesté il y a deux mois contre le départ de leur directeur, Constantin Franziskakis. Le 4 février, une soixantaine de gardiens avaient déployé des banderoles devant l’établissement pénitentiaire pour soutenir leur chef, très apprécié, rappelle la Tribune de Genève, qui dévoile l’information.

Pour rappel, Pierre Maudet a confié à M. Franziskakis, dès le 1er mai, un rôle de directeur au sein du DSE pour refonder la sociothérapie et lutter contre la radicalisation en prison. Cette mutation s’inscrit dans le conflit entre le directeur de Champ-Dollon et celui de l’Office cantonal de la détention (OCD), Philippe Bertschy. «Ejecter le compétent, pour sauver l’arrogant», stipulaient les banderoles des gardiens.

Selon l’OCD, ces gardiens ont violé le règlement sur la tranquillité publique selon lequel tout acte de nature à troubler la tranquillité dans ou à l’extérieur des établissements pénitentiaires est interdit.

Représentant syndical convoqué

Plus étonnant, c’est M. Franzizkakis qui est chargé de mener les entretiens et devra, cas échéant, sanctionner les gardiens l’ayant soutenu. En outre, le représentant syndical, Nicolas Allaz, est lui aussi convoqué.

Son avocat, Robert Assaël, dénonce la volonté de Pierre Maudet de «museler les syndicats». Une source estime par ailleurs que le but est de ternir la réputation de M. Franziskakis auprès de ses employés en lui donnant le mauvais rôle, tout en testant sa loyauté envers le département. Et de déplorer que le DSE mette de l’huile sur le feu au lieu de chercher à apaiser la situation.

Dès lors que la police a dénoncé la manifestation, le DSE se doit d’instruire, nous fait savoir une chargée de communication du département.… Lire la suite...

Terrorisme: les policiers de plus en plus ciblés

Terrorisme: les policiers de plus en plus ciblés

21.04.2017 (20 Minutes) http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/20662887

La fusillade meurtrière sur les Champs-Elysées est la dernière d’une série d’attaques visant les forces de l’ordre.

La fusillade, qui a coûté la vie à un policier jeudi soir sur les Champs-Elysées à Paris, est la dernière d’une série d’attaques ayant pris pour cible les forces de l’ordre en France. Celles-ci sont placées en état d’alerte depuis janvier 2015.

«Nous devons tous prendre conscience que nos forces de sécurité font un travail particulièrement difficile, qu’elles sont exposées, on le voit encore ce soir, et que le soutien de la nation est total à leur égard», a déclaré le président français François Hollande dans une déclaration à l’Elysée.

«Tout doit être fait pour que ces policiers, gendarmes et militaires puissent exercer leur mission, bien sûr, dans l’état de droit et avec le respect des procédures, mais avec la confiance de toute la nation», a ajouté le chef de l’Etat.

Depuis plus de deux ans, les forces de l’ordre, dont la présence a été renforcée dans les grandes villes face à la menace, se retrouvent en première ligne. Elles sont de plus en plus souvent la cible des attaques djihadistes commises sur le sol français.

Déjà avec Merah et lors de l’attentat à Charlie

En mars 2012 déjà, trois militaires avaient été tués par Mohamed Merah, un à Toulouse et deux à Montauban. Trois ans après, deux policiers sont abattus, le 7 janvier 2015, lors de l’attentat contre Charlie Hebdo. Le lendemain, une policière est tuée à Montrouge. Le 7 janvier 2016, un assaillant est abattu devant un commissariat du XVIIIe arrondissement à Paris, armé d’une feuille de boucher et portant sur lui une ceinture d’explosifs factice, avant d’être abattu.

Cinq mois plus tard, deux policiers sont tués à l’arme blanche à leur domicile à Magnanville (Yvelines), un meurtre revendiqué par l’Etat islamique.… Lire la suite...

Maudet ou la dictature du silence

En 2012 déjà, le personnage avait été cerné!

22.12.2012

On a vendu aux électeurs genevois un Pierre Maudet modéré et consensuel. Nous nous retrouvons avec un Conseiller d’Etat incapable de gérer ses services, qui est obligé de faire taire ses directeurs et chefs de service. Quelle déception pour les électeurs! Quel danger pour la démocratie genevoise, qui est menacée par des procédés inacceptables.

 

Le pire c’est que le conseiller d’Etat Pierre Maudet ne se rend pas compte qu’il fait tout à rebours du bon sens, comme le roi Dagobert qui met son pantalon à l’envers.

Ainsi, ses directeurs, cheffe de la police comprises, sont priés de se taire et de ne laisser la parole qu’à un individu omniscient: lui-même. On trouve là un manque de respect pour ces hautes personnalités qui sont considérées comme des imbéciles, sans parler de la prétention insensée de la part d’un conseiller d’Etat.

Cela cache également un manque de confiance absolu envers le département et ses collaborateurs, qui seraient incapables de comprendre et réaliser la politique du dénommé Maudet. D’ailleurs, a-t-il seulement une politique ou n’est-il pas dans un grand vide sidéral?

Les conseillers d’Etat, dont certains avaient une autre stature que le conseiller d’Etat acratopège, s’entendaient en général avec leurs directeurs pour mener ensemble une politique de communication, dans un respect mutuel et une répartition des rôles. Les questions techniques relevaient des services et le politique ou les affaires sensibles du département. Il faut remarquer que les couacs sont le plus souvent survenus de la part de conseillers d’Etat qui ne maîtrisaient pas les dossiers. Ainsi en est-il allé de Pierre Maudet qui a fait des déclarations prématurées et fausses sur une future nouvelle prison. Communiquer, ce n’est pas seulement faire du blabla et donner l’impression d’être intelligent – technique que le jeune Maudet maîtrise bien – mais cela consiste surtout à faire passer un message pertinent et intelligent.… Lire la suite...