Entrées par Bryan

Des experts des prisons s’inquiètent pour Curabilis

Détention: La Commission nationale de prévention de la torture a rendu un rapport sévère sur la prison de soins.

Les mots ne sont pas tendres. La Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) émet de vives inquiétudes au sujet de Curabilis dans un rapport que nous avons découvert hier, publié le 17 mars sur son site Internet, sans plus de publicité.

A la suite d’une visite en 2016 dans cette nouvelle prison de soins, les experts de la CNPT ont relevé au moins trois problèmes. Le rattachement de la structure, à la fois au Département de la sécurité et à celui de la santé, «porte préjudice au bon fonctionnement» de l’établissement et «mérite d’être clarifié «en toute urgence». Pour répondre à cette problématique, «l’un des défis majeurs posés par le concept de Curabilis», Pierre Maudet défend, dans sa réponse à la CNPT, la décision de maintenir le double rattachement hiérarchique et fonctionnel des cadres du nouveau Service des mesures institutionnelles, effectif depuis le 1er janvier dernier. Pour lui, il est donc «sans doute prématuré de tirer des conclusions à ce stade».

La délégation relève le manque d’activités occupationnelles et de formations pour les détenus. Un problème d’affectation de certains locaux est avancé par Pierre Maudet, qui compte sur l’élaboration d’un concept de réinsertion global. Lancé il y a deux ans, il est attendu avec impatience.

Autre inquiétude de la CNPT: le manque d’expérience des agents de détention dans la gestion de détenus présentant des troubles psychiques. L’Office cantonal de la détention a procédé à un «recrutement conséquent» ces dernières années et a «entrepris l’élaboration d’un concept de formation», répond le magistrat.

Les bonnes conditions matérielles, l’offre et la qualité des soins thérapeutiques saluées par les experts rassurent quelque peu.

(TDG)

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Stauffer ne veut plus que les policiers siègent au Grand Conseil

Droits politiques: Le Parlement va débattre du projet de l’ex-député MCG de rendre inéligibles les policiers. Pierre Maudet et Monica Bonfanti sont pour.

Cela ressemble à un règlement de comptes, même si Eric Stauffer s’en défend farouchement. Aujourd’hui député indépendant, le cofondateur du MCG propose de modifier la Constitution pour barrer la route du Grand Conseil aux fonctionnaires de police et aux assistants de sécurité publique. Sorti de la Commission des droits politiques avec un préavis majoritairement négatif, le projet de loi constitutionnelle (déposé en mai 2016) sera vraisemblablement traité ce jeudi par le Grand Conseil.

«Selon moi, les policiers sont des fonctionnaires différents, qui doivent par conséquent être traités différemment, explique Eric Stauffer. Je ne cherche pas à polémiquer, je dis simplement qu’il y a un malaise lorsque, par exemple, un agent de la force publique peut convoquer ses supérieurs au vu de sa fonction de député et leur poser des questions.»

Eligibilité contre-productive

Le député jure qu’il continuera à défendre le corps de police. «Mais dix ans d’expérience au MCG montrent que nous avons parfois été contre-productifs dans la défense de la police, justement parce que nous avions des députés policiers, ajoute-t-il. Cela a parfois tourné au combat de personnes.»

Actuellement, deux policiers actifs siègent pour le MCG, sur 17 élus. On y trouve également trois retraités des forces de l’ordre qui, eux, pourraient continuer à briguer une place au parlement si l’inéligibilité devait être acceptée.

On en est toutefois assez loin. Tout d’abord parce que, s’agissant d’une modification constitutionnelle, le peuple aurait de toute façon le dernier mot. Ensuite, et surtout, parce que c’est loin d’être gagné au niveau parlementaire. En commission, seuls les élus PLR et PDC ont accepté l’entrée en matière, qui a été refusée par 9 voix (gauche, MCG et UDC) contre 5 oui et une abstention (Verts).… Lire la suite...

Rassemblement en soutien à nos représentants

16 heures: Rassemblement au 14 rue des Noirettes

En soutien à nos représentant-e-s au Comité
de la CPEG, contre la baisse des prestations

 

18 heures: Assemblée générale du personnel

Au Palladium, 3 bis, rue du Stand
Discussion et adoption d’une résolution… Lire la suite...

Le Conseil d’Etat sort le projet Score du placard

Salaires à l’Etat: L’avant-projet de loi sur les rémunérations dans la fonction publique est lancé. Serge Dal Busco le défend, Marc Simeth critique.

Après des mois d’attente, le Conseil d’Etat s’est lancé hier. Le projet Score, si décrié par les représentants du personnel de la fonction publique, est devenu un avant-projet de loi, qui est mis en consultation. Le nouveau système d’évaluation et de rémunération concernera 40 000 collaborateurs de l’Etat et des établissements publics autonomes.

Avant même de transmettre, vers 15 heures, le communiqué annonçant cette nouvelle étape, la délégation du Conseil d’Etat aux ressources humaines entamait une séance avec les représentants du Cartel intersyndical de la fonction publique. Ces derniers ont par conséquent été informés en direct de la décision du Conseil d’Etat. Leurs premières réactions ne sont, sans surprise, guère enthousiastes.

Retrouver une cohérence

Pour Serge Dal Busco, le ministre des Finances, «Score permet au système d’évaluation et de rémunération de gagner en souplesse, en équité et en pérennité. Il contribue à l’attractivité de la fonction publique et à la qualité de ses prestations.» L’objectif général est de retrouver une cohérence globale du système, d’en finir avec la multitude des indemnités spécifiques qui se sont accumulées au fil des ans. «On abandonnerait ainsi l’évaluation individuelle de chaque fonction, qui peut être déconnectée de l’ensemble», poursuit le conseiller d’Etat.

Le nouveau système réunit sur une grille salariale l’ensemble des métiers. Ils sont regroupés dans des filières professionnelles, au sein desquelles chacun peut progresser d’un à quatre paliers. «Il a été procédé à l’évaluation de 200 fonctions de référence, précise Serge Dal Busco. Toutes les autres, et elles sont nombreuses, seront positionnées sur la grille par rapport aux fonctions de référence retenues.»

57% de gagnants

Selon les projections réalisées, la rémunération de 57% des personnes actuellement en fonction augmentera, mais progressivement, sur six ans.… Lire la suite...

A méditer

À ceux qui disent « mais tu dors à la caserne »…. Que nous travaillons seulement 2 ou 3 jours par semaine… Que nous nous faisons plein de fric. Vous n’avez aucune idée de la douleur que je porte ainsi que pas mal de mes collègues…

Ou les souvenirs qui me hantent. Je blague sur le boulot régulièrement oui mais vous devriez être heureux que je ne partage pas les douleurs de ceux qui les portent. Dormir à la caserne? Oui mais avez vous pensé un seul instant que nous ne dormons pas sans arrêts? Pouvez-vous comprendre qu’on nous appelle à tous moments de la nuit et ce plusieurs fois par nuit?

Comprenez-vous que les jours qui suivent nous sommes fatigués et que l’on récupère parfois à peine avant de recommencer 24 heures de garde à la caserne? Dormir à la caserne ? Oui, mais avez-vous déjà imaginé les moments d’une dame qui parle à son mari de 60 ans qui est maintenant mort et pour qui nous n’avons rien pu faire?

Pouvez-vous vous imaginer essayer de réanimer une fille de 14 ans devant ses parents qui s’en pendue, ne pas y arriver au bout de plus d’une heure trente et que c’est finalement le papa qui vous demande d’arrêter? Ou pouvez-vous imaginer quand on est assis pour un repas en utilisant les mêmes mains qui ont tenu un bébé mort il y a quelques instants?

Arriver sur un accident où un jeune habitant pas loin de chez vous a été éjecté et se trouve dans le coma? Pouvez-vous comprendre que nous faisons autant d’heure que vous mais indépendamment des jours normaux, fériés, week-end et fêtes de fin d’année comprises ? Comprenez-vous que nous sommes loin de nos familles pour aider le citoyen quel que soit le temps, l’instant ou l’endroit du sinistre?… Lire la suite...

2000 personnes défilent à Genève contre la réforme des retraites

A Genève, le cortège du 1er mai a réuni 2000 personnes. Au bout du lac, le thème principal de cette journée était l’opposition à Prévoyance vieillesse 2020. Les syndicats en ont profité pour faire signer le référendum contre cette réforme fédérale.

L'UPCP défilait également avec le Cartel Intersyndical

L’UPCP défilait également avec le Cartel Intersyndical

En tête du cortège, Unia suivi du Parti socialiste genevois portaient des banderoles contre la hausse de l’âge de la retraite à 65 ans pour les femmes dès 2018 et la baisse des rentes. Selon les référendaires, la réforme permettra 1,3 milliard de francs d’économies « sur le dos et au détriment des femmes ». Le sujet sera en votation le 24 septembre, car il comprend une hausse de la TVA.

Les travailleurs ont fustigé la pratique qui consiste à licencier les travailleurs âgés pour les engager en temporaire. Ils ont réclamé des contrats à durée indéterminée. Ils ont aussi exigé des augmentations de salaire. « C’est pas nos retraites qui coûtent cher, c’est tous les banquiers et leurs actionnaires », ont-ils scandé.

Au niveau des partis politiques, les Verts et toutes les composantes de l’extrême gauche étaient dans la rue, ainsi que tous les syndicats. Des représentants des mouvements kurdes, tamouls, pro-palestiniens, antinucléaires ou encore estudiantins étaient aussi présents.

Le cortège a défilé sans heurt de la gare à la plaine de Plainpalais, où il est arrivé sous une forte averse de pluie. Il était fermé par une centaine de jeunes alternatifs qui dénonçaient notamment les violences faites aux transgenres, aux femmes et aux migrants, tout en défendant un mode de vie collectif.

(ATS)

https://www.bluewin.ch/fr/infos/ge—vd/region_geneva/2017/5/1/2000-personnes-defilent-a-geneve-contre-la-reforme.html

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Le cycliste – Prévention SUVA

La vidéo «Le cycliste» est basée sur les infractions les plus fréquemment commises par les cyclistes: non-respect de la priorité, dépasser à droite, zigzaguer entre les files de voitures, rouler sur les trottoirs et circuler dans les zones piétonnes. A travers la vidéo «Le cycliste», la Suva et les polices cantonales de Bâle-Ville, Vaud, Fribourg et de Suisse centrale veulent sensibiliser les cyclistes à ne pas jouer avec la vie, ni la leur, ni celle des autres.

Plus d‘infos et conseils pour tous les cyclistes: Suva

Le salaire policier, un psychodrame genevois

(27.04.2017, Le Temps, Fati Mansour)

La menace d’une grève a produit son effet. Les syndicats obtiennent le gel de toutes les mesures et une négociation avec plusieurs ministres. Analyse et petit détour historique.

Ils n’ont rien perdu de leur puissance de frappe. Les syndicats de la police genevoise, en état d’insurrection quasi permanent depuis une quinzaine d’années, ont encore réussi à obtenir le gel de toute une série de décisions récentes qui leur donnaient de l’urticaire. La perspective d’une grève générale, même d’un jour, a ouvert la voie à des négociations sur l’ensemble de la rémunération des forces de l’ordre. Celle-ci se fera avec une délégation du Conseil d’État et permettra de sortir d’un face-à-face très crispé avec le ministre de tutelle, Pierre Maudet. Une victoire d’étape, certes, mais qui a de quoi redonner le sourire aux troupes.

Le courant radical

Les mesures trop timides du syndicat de la police judiciaire (SPJ), qui voulait protester contre une dévaluation de sa classe de traitement par une sorte de grève de l’effort, n’avaient aucune chance de faire reculer l’autorité. Il a fallu que le remuant syndicat de la gendarmerie (UPCP) s’associe à cette colère, s’invite dans le débat sans prendre de gants, dresse une liste des points litigieux, contamine le reste du corps et fasse voter — c’est une première — la grève pure et simple. Sans oublier d’y associer une action symbolique consistant à manifester sous les fenêtres du gouvernement en déposant des médailles dans un cercueil.

A l’heure où des policiers tombent sous des balles non loin de Genève, cette démarche, émanant de pandores certes déprimés mais sans doute les mieux payés du monde, aurait eu un goût plus que douteux. Qu’à cela ne tienne. Les syndicats n’avaient pas Paris en tête, mais leur cortège funèbre d’octobre 2003 qui avait produit son effet sans susciter de véritable sanction.… Lire la suite...

Pierre Maudet doit revoir sa copie avec les policiers

Le conseiller d’État genevois chargé de la Sécurité a dû baster sur plusieurs points. Des négociations vont enfin débuter.

CONFLIT: Le préavis de grève avait été déposé: les policiers genevois étaient prêts à manifester aujourd’hui sous les fenêtres du conseiller d’État Pierre Maudet. Mais la situation a évolué en 48 heures. Des représentants des syndicats de la police ont rencontré le magistrat PLR ainsi que son collègue MCG Mauro Poggia appelé comme médiateur dans le conflit qui opposait depuis des mois les forces de l’ordre et leur patron, visiblement insensible aux doléances et souffrances des policiers.

Le résultat? L’ouverture de négociations. Enfin. Parmi les mesures obtenues par les syndicats de police: le reclassement des inspecteurs de la police judiciaire, la réintroduction des débours, la suppression des procédures disciplinaires diligentées contre des policiers. (Le Matin, Valérie Duby)

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