Entrées par Bryan

Les policiers renoncent à faire grève ce jeudi

Conflit: Le Conseil d’Etat a décidé de suspendre la majeure partie des décisions qui ont mis le feu aux poudres à la police.

C’est la désescalade. Le Conseil d’Etat a gelé presque toutes ses récentes décisions perçues comme autant d’attaques au sein de la police. Gendarmes et inspecteurs renoncent donc à faire grève ce jeudi. Toutes les parties acceptent d’ouvrir les négociations sur la rémunération globale des policiers.

«Il y a eu un déclic. Le Conseil d’Etat a décidé de suspendre ses décisions le temps que des négociations puissent avoir lieu, l’échéance étant fixée au 31 décembre», déclare ce mercredi soir, avec soulagement, Frédéric Mulmann, membre du comité du Syndicat de la police judiciaire (SPJ). Ainsi, la suppression des débours forfaitaires, la procédure à l’encontre de 162 policiers qui avaient boycotté à l’automne une formation et la révision prévue des droits syndicaux sont gelées. Reste le changement de classe touchant plus de 200 inspecteurs. «Il est maintenu mais s’il y a une prise de grade, le policier touchera le traitement correspondant à ce grade.» Les recours annoncés seront néanmoins déposés.

Dans ces conditions, les 130 membres du SPJ réunis ce mercredi soir en assemblée générale extraordinaire ont décidé à l’unanimité de suspendre toutes les mesures de contestation prises jusqu’à présent. «Nous n’avons pas du tout été écoutés par le passé, mais aujourd’hui il y a une réelle ouverture de la part du Conseil d’Etat, qui veut apaiser le conflit, et nous aussi, pour nous consacrer enfin au fond des dossiers», poursuit Frédéric Mulmann.

Les 200 membres de l’Union du personnel du corps de police (UPCP) rassemblés de leur côté ont également voté la suspension du préavis de grève. «Le Conseil d’Etat s’est engagé à maintenir le pouvoir d’achat actuel des policiers dans le cadre des futures négociations», se félicite l’UPCP dans un communiqué.… Lire la suite...

Communiqué de presse UPCP du 26.04.2017

COMMUNIQUE DE PRESSE

Mesdames, Messieurs les journalistes,

Suite à notre Assemblée Générale Extraordinaire de l’UPCP, groupe Police, le 18 avril 2017 nous demandions l’ouverture immédiate de négociations avec le Conseil d’Etat sur les points suivants :

  • Evaluation de la fonction de policier à minima en classe 15.
  • Revalorisation de l’indemnité pour risques inhérents à la fonction.
  • Compensation financière pour le refus de la prise en charge de nos frais professionnels, tels que décrits par le protocole d’accord du 2010 (perte des débours).
  • Abandon des procédures disciplinaires pour nos 162 membres ayant participé à l’action d’octobre 2016.
  • Retrait du projet de directive sur les droits syndicaux du DSE.

Outre ces revendications, nos membres ont voté une grève pour la journée du jeudi 27 avril 2017 dès 0900 se prolongeant durant la nuit jusqu’à vendredi 28 avril 2017 à 0600, ainsi qu’une manifestation devant le DSE avec dépôt de nos médailles de police dans un cercueil. En effet, ces mesures exceptionnelles exprimaient le ras-le-bol général des troupes.

Le 25 avril, les représentants de l‘UPCP et du SPJ ont rencontré une délégation du Conseil d’Etat, composée de MM MAUDET et POGGIA. Suite à cette réunion constructive, le Conseil d’Etat a été saisi mercredi matin 26 avril par M. MAUDET et a confirmé par écrit le mandat de négociation selon les termes évoqués.

Le 26 avril, le CE s’est détérminé sur les revendications des syndicats.

Il a accepté de geler toutes les décisions qui avaient été prises unilatéralement par le DSE et qui avaient provoqué la colère des inspecteurs et gendarmes, ainsi que le préavis de grève, soit :

  • La suspension des 162 procédures diciplinaires visant les policiers ayant boycotté une formation continue.
  • La suspension du nouveau règlement sur les débours et la mise en place d’un groupe de travail entre les syndicats et l’EM Police.

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Des inspecteurs de police votent aussi la grève

Conflit: En plus des gendarmes, des inspecteurs comptent arrêter le travail toute la journée de jeudi.

Les membres du Syndicat de la police judiciaire (SPJ) ont voté ce mardi soir la grève lors d’une assemblée générale extraordinaire, à l’instar de leurs collègues gendarmes, comme nous l’avons révélé lundi sur notre site Internet. Les policiers envisagent d’arrêter le travail toute la journée de jeudi, mais en maintenant un service minimum. Cette mesure exceptionnelle traduit la colère des troupes à la suite d’une série de décisions prises ou prévues par le chef du Département de la sécurité et de l’économie (DSE), Pierre Maudet.

Parallèlement à cette assemblée générale réunissant 130 membres, des représentants du SPJ et de l’Union du personnel du corps de police ont rencontré Pierre Maudet et son collègue à la Santé, Mauro Poggia. Aucun des participants n’a souhaité s’exprimer à l’issue de la discussion. Il se trouve que le Conseil d’Etat abordera ce sujet critique mercredi lors de sa séance hebdomadaire. Les syndicats attendent sa réponse pour reconvoquer le même jour leurs membres, afin qu’ils se prononcent sur la suite des événements. «Nous revoterons alors sur la participation à la grève, mais aussi sur le maintien, le retrait ou la suspension des mesures mises en œuvre depuis lundi», explique Frédéric Mulmann, membre du comité du SPJ. C’est-à-dire la réduction des prestations fournies au Ministère public.

Inspecteurs et gendarmes sont rarement montés au front ensemble si vivement contre leur magistrat. Ce qui a mis le feu aux poudres? Le changement de classe des inspecteurs depuis le 1er avril. Un nivellement pas le bas, selon eux. Une remise à niveau des fonctions surclassées dans le passé, selon le DSE. Et le projet de révision de l’exercice des droits syndicaux a agi comme de l’huile jetée sur le feu. (TDG)

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Policiers genevois prêts à faire la grève

Gendarmes et inspecteurs contestent la perte de certains acquis décidée par l’Etat. Les premiers ont déposé un préavis de grève pour jeudi. Les seconds ont déjà lancé des actions.

Ça barde au sein de la police cantonale genevoise. Depuis longtemps, le dialogue entre les agents et leur conseiller d’Etat de tutelle, Pierre Maudet, est compliqué. La semaine dernière, le ton s’est encore durci. Réunis en assemblée générale extraordinaire le 18 avril, 300 membres du syndicats de gendarmerie (UPCP) ont décidé de déposer un préavis de grève pour jeudi, annoncent plusieurs quotidiens ce mardi.

Le fait que le Canton songe à supprimer ou réduire leur prime de risque (938fr. par mois) a mis le feu aux poudres, précise «Le Matin». Pierre Maudet aurait fait comprendre aux gendarmes que leur métier ne les exposerait pas plus au danger qu’un garde-faune ou une infirmière, poursuit le quotidien. Le magistrat aurait répondu dans un courrier que ces propos ont été sortis de leur contexte, mais qu’une réflexion sur la fameuse prime pourrait intervenir. Il rappelle par ailleurs avoir demandé et obtenu un crédit de 5,6 millions pour renforcer l’équipement des policiers face aux menaces actuelles. Reste que les gendarmes sont déterminés à faire grève si leurs revendications ne sont pas entendues.

Au sein de la police judiciaire, les actions de contestation ont déjà commencé, annonce pour sa part «Le Temps». Fâchés d’avoir vu leur grille salariale corrigée vers le bas, les inspecteurs, depuis lundi, ne portent plus la cravate lors de missions de protection de personnalité, apportent une aide minimaliste dans le cadre des procédures pénales et renoncent au volontariat dans le cadre de formations internes.

L’UPCP et le Syndicat de la police judiciaire rencontrent ce mardi Pierre Maudet ainsi que Mauro Poggia, conseiller d’Etat chargé de l’emploi. Une réunion qui doit permettre de détendre la situation.… Lire la suite...

Un incident pose la question de l’accès du chef de la Sécurité aux rapports de police

Sécurité: En vue d’un entretien entre Pierre Maudet et un diamantaire volé, un procureur a interdit la transmission de données sensibles.

«Ingérence du Département de la sécurité et de l’économie (DSE).» C’est ainsi que le Syndicat de la police judiciaire (SPJ) qualifie un incident survenu récemment dans le cadre d’une enquête en cours. Cette réaction, qui survient dans un contexte syndical tendu, soulève une question sensible: qu’est-ce qu’un conseiller d’Etat a le droit de savoir en matière d’activité judiciaire de la police?

Le 10 avril, un entretien a eu lieu entre le chef du DSE, Pierre Maudet, et un diamantaire touché par un récent brigandage. La préparation de cette réunion a fait bondir le SPJ.

Interdiction du procureur

«La commandante de la police, en vue d’une rencontre avec le président du département, a tenté d’obtenir avec effet immédiat tous les rapports relatifs à une enquête en cours, confidentielle qui plus est, pour s’enquérir des avancées de l’investigation, a écrit jeudi le SPJ dans une information interne. Les enquêteurs se sont référés au procureur qui diligente la procédure en question.» Celui-ci «a formellement interdit de communiquer les rapports de police en lien avec cette affaire à qui que ce soit». De cette manière, le vice-président du SPJ, Daniel Weissenberg, précise n’accuser personne mais vouloir mettre en garde les inspecteurs contre toute pression, leur rappelant qu’ils sont tenus au secret de fonction.

Au Ministère public, le porte-parole «confirme que, dans une procédure en cours, le procureur a refusé de donner son accord à la transmission des rapports de police à la commandante. Les informations dont il disposait, à savoir que les rapports étaient sollicités en vue d’une séance avec des tiers, rendaient une telle transmission inopportune, au vu du secret de l’instruction.»

Le procureur général Olivier Jornot est clair: «Les informations acquises par la police dans le cadre de ses enquêtes sont couvertes non seulement par le secret de fonction, mais également par le secret de l’instruction.… Lire la suite...

Un préavis de grève a été voté par le syndicat des gendarmes

Conflit: Une réunion a lieu ce mardi entre deux syndicats de police et les conseillers d’Etat Pierre Maudet et Mauro Poggia.

La colère monte d’un cran. Trois cents membres de l’Union du personnel du corps de police (UPCP) ont voté le 18 avril, en assemblée générale extraordinaire, un préavis de grève pour la journée de jeudi, a appris la Tribune de Genève. L’appel de l’UPCP à arrêter le travail est exceptionnel. Une manifestation est en outre envisagée sous les fenêtres du chef de la Sécurité, Pierre Maudet.

Depuis des mois, de nombreux policiers estiment subir des attaques en chaîne de la part du gouvernement, portant, entre autres, sur leur classe de traitement et sur une révision de l’exercice de leurs droits syndicaux. Dans ce contexte, Pierre Maudet et son collègue Mauro Poggia vont rencontrer ce mardi l’UPCP et le syndicat de la police judiciaire (SPJ), confirme la porte-parole du Département de la sécurité, sans en dire davantage. L’UPCP et le SPJ ne font aucun commentaire. (TDG)

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Le nombre de policiers blessés a triplé en trois ans !

Ce pic n’alarme pas l’état-major, à l’inverse du syndicat UPCP qui ne souhaite pas minimiser ces chiffres.

Plus 183%! C’est la hausse enregistrée en seulement trois ans du nombre de policiers genevois blessés en service. De 30 par an en 2012 et 2013 (ndlr: les chiffres pour 2014 ne sont pas disponibles), ils étaient 85 l’an dernier, dont 15 ayant «subi des lésions importantes», rapporte 20 minutes. Ce chiffre prend en compte les blessures infligées volontairement par des auteurs d’infractions. Il s’agit majoritairement de fractures aux mains et aux doigts causées lors d’interpellations.

Si l’état-major de la police genevoise reconnaît ne pouvoir expliquer cette hausse des blessures, il ne s’alarme toutefois pas. «Il s’agit de petits volumes, rapportés au nombre d’arrestations ou de contrôles par exemple (ndlr: la police a mené 82 000 réquisitions), donc leur fluctuation, même importante, est relative», explique au quotidien gratuit le service de presse. Ce dernier précise à ce propos que le degré de gravité des lésions à déclarer n’a pas été abaissé entre 2013 et 2015.

Policiers pas tous égaux

Du côté du syndicat UPCP, le son de cloche est différent. Son président, Marc Baudat, estime que ces chiffres méritent «un peu plus de considération». S’il ne constate pas d’accroissement de la violence à l’encontre des agents, il évoque en revanche une possible volonté de mieux rapporter leurs blessures dans le but, probablement, de faire reconnaître la pénibilité de leur tâche. Le syndicaliste rappelle par ailleurs que tous les agents ne sont pas égaux face aux blessures. Sur les quelque 1400 policiers genevois, «les 300 agents de police secours sont plus vulnérables puisqu’ils sont au front», précise Marc Baudat.

Le porte-parole de la police, Sylvain Guillaume-Gentil, rappelle les mesures qui accompagnent un policier blessé. Celui-ci est pris en charge par une cellule sociale qui s’assure de tout ce dont il a besoin dans les cadres privé et professionnel.… Lire la suite...