Entrées par Bryan

«Les élèves policiers se croient en guerre»

Formation: Le sociologue David Pichonnaz passe au crible l’enseignement donné aux futurs agents, en ciblant Savatan. Il met en question le poids de la violence.

Pendant un an, il a suivi une volée de l’Académie de Savatan (VS), à la fin des années 2000. Là où sont formés les policiers vaudois, valaisans et aussi genevois depuis 2016. David Pichonnaz, docteur en sociologie, spécialisé dans l’étude des métiers relationnels, chercheur à la Haute Ecole de santé Vaud et chargé de cours à l’Université de Lausanne, s’est ensuite entretenu avec des policiers nouveaux dans le métier. Il a aussi interrogé des formateurs. Ces investigations ont engendré une thèse tout récemment publiée sous le titre Devenirs policiers (Editions Antipodes). L’auteur y met sur le gril la place prépondérante de la discipline militaire et de la violence dans la formation, peu compatibles avec l’idée d’une police de proximité en relation plus étroite avec la population. Est-ce défendable face au terrorisme? Il le pense et s’explique.

Vous avez été frappé par la place de la violence dans la formation policière. Qu’en disent les intéressés?

La contrainte et la violence sont centrales dans les exercices. C’est lié à l’importance que le plan d’études fédéral de la formation policière leur donne. Mais les exercices que j’ai observés à Savatan mettent en scène majoritairement les justiciables les plus dangereux. Il est indéniable que les jeunes policières et jeunes policiers doivent être préparés «au pire». Ils estiment cependant que leur formation leur donne une image biaisée de la réalité. «On nous fait croire que, sur le terrain, c’est la guerre» est un discours récurrent de leur part. La formation a tendance à présenter la population avant tout comme une menace, dont il faut se méfier.

Mais l’actualité du terrorisme ne donne-t-elle pas raison à cette attitude?

Il serait naïf de penser que les policiers qui s’occupent de notre sécurité quotidienne sont les mieux placés pour lutter contre le terrorisme.… Lire la suite...

Les hoquets de la locomotive Maudet

Flanqué de colistiers un peu ternes, le magistrat sortant sera la locomotive du PLR aux élections de 2018. Mais son bilan, son côté «perso» et ses manières autoritaires font grincer des dents.

La campagne électorale genevoise est lancée. Tout indique que le match se jouera entre le PS et le PLR, seuls partis à afficher leurs ambitions de (re) conquête: un deuxième siège au Conseil d’Etat pour les socialistes, un troisième pour les libéraux-radicaux.

En choisissant Sandrine Salerno et Thierry Apothéloz pour accompagner la sortante Anne Emery-Torracinta, le PS cible les sièges les plus vulnérables, ceux de Serge Dal Busco (finances) et de Mauro Poggia (action sociale et santé). Mais si la lecture de la stratégie socialiste est claire, elle est moins évidente du côté du PLR à l’approche de l’assemblée qui déterminera ses choix le 15 juin.

Morel, candidature mort-née

A ce jour, trois personnalités ont fait part de leur intérêt pour le Conseil d’Etat en dehors du sortant Pierre Maudet. Appréciés au sein du parti, Nathalie Fontanet et Alexandre de Senarclens sont des candidats logiques. Plus surprenante est la candidature du docteur Philippe Morel. Ce dissident PDC est vu en interne comme une personnalité hors du sérail, incontrôlable et individualiste. A preuve ses déboires dans son ancien parti. Sans soutien réel dans sa nouvelle formation, sa candidature paraît mort-née. C’est certainement avec une liste à trois que le PLR partira au combat.

« On accuse le magistrat de ne pas assez se mouiller pour les élections à venir, privilégiant son agenda personnel« 

Mais contrairement au PS, qui a fait le choix de candidats bien profilés, au bénéfice d’une longue expérience dans des exécutifs municipaux, les nouveaux candidats PLR manquent de pratique et d’un profil affirmé. La campagne du parti devra donc être portée par sa locomotive Pierre Maudet, qui revendique la présidence du gouvernement.… Lire la suite...

Luc Barthassat prêt à diriger police et transports au gouvernement genevois

GENEVE: Le conseiller d’Etat Luc Barthassat est prêt à se représenter pour un nouveau mandat aux élections cantonales de 2018. Et le magistrat PDC se montre intéressé par un département regroupant les transports et la police.

Interrogé dans l’émission Forum de la RTS dimanche, l’actuel chef du Département de l’environnement, des transports et de l’agriculture avoue toutefois que diriger un nouveau Département des transports et de la police pourrait le pousser à quitter l’agriculture et l’environnement. Un renoncement qui serait « un gros dilemme ».

Luc Barthassat, qui n’est pas encore formellement candidat à sa réélection en 2018, précise également qu’il ne pense pas faire « plus que deux législatures » au Conseil d’Etat.

Très présent sur les réseaux sociaux, le ministre PDC n’entend par ailleurs rien changer à sa façon de communiquer.

Interview de Luc Barthassat en vidéo

Volte-face sur le tram 12

Coutumier des déclarations chocs dans les médias, le chef du Département des transports genevois avait annoncé vendredi qu’il renonçait à réduire les prestations de la ligne de tram 12.

La menace, réitérée au lendemain du refus de la hausse du prix du billet des Transports publics genevois (TPG) le 21 mai dernier, avait suscité la colère jusque dans les propres rangs du PDC: un tram 12 sur deux, aux heures creuses, devait faire demi-tour aux Augustins, sans aller jusqu’à Carouge, afin de trouver les 8 millions de francs que devait rapporter l’augmentation des tarifs.

https://www.rts.ch/info/regions/geneve/8676451-luc-barthassat-pret-a-diriger-police-et-transports-au-gouvernement-genevois.html

RTS: Laetita Guinand… Lire la suite...

Près de 5,6 millions pour équiper la police

SECURITE: Face aux nouveaux défis sécuritaires, le Grand Conseil a validé jeudi un crédit global pour l’achat d’armes et de protections.

Les policiers genevois seront mieux équipés et armés. Le Grand Conseil a adopté jeudi soir un crédit d’investissement de 5,573 millions de francs demandé par le gouvernement. Il permettra d’acheter de nouveaux gilets pare-balles, casques, blindages mobiles et armes.

Fusils, blindages et drone

Sur ce crédit d’investissement, 3,1 millions sont destinés à améliorer la sécurité du personnel par le remplacement des gilets pare-balles et des gilets lourds ainsi que par l’acquisition de casques balistiques, a indiqué l’UDC Christo Ivanov, rapporteur de majorité. Plus légers et plus faciles à utiliser, les nouveaux matériaux améliorent la mobilité du primo intervenant.

Une partie du solde du crédit concerne l’armement collectif: 300 pistolets-mitrailleurs, en fin de vie technique, seront remplacés par environ 150 fusils d’assaut d’une portée supérieure. Chaque policier conservera son pistolet 9mm. Il s’agira aussi d’acquérir, notamment pour la Genève internationale et les sites diplomatiques, des blindages mobiles et un drone d’observation.

Terrorisme et criminalité

Suivant l’avis du gouvernement, la droite et le MCG ont estimé que ce crédit est indispensable pour s’adapter à l’évolution des risques sécuritaires et de la criminalité. Indépendamment de la menace terroriste, des attaques de banques ont eu lieu à l’arme lourde dans le canton, a rappelé le conseiller d’Etat Pierre Maudet, en charge de la Sécurité. «Il faut pouvoir répliquer», a-t-il souligné.

La gauche a critiqué un crédit global mêlant protection des policiers et acquisition de fusils d’assaut. «A-t-on besoin de créer une petite armée à Genève? Nous sommes contre une militarisation de la police», a déclaré le député Olivier Baud, d’Ensemble à Gauche. Au final, le crédit d’investissement a été adopté par 61 oui, contre 14 non et 14 abstentions.

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/21911856

(nxp/ats)… Lire la suite...

Les futurs policiers romands, entre assistants sociaux et dépositaires de l’autorité

EDUCATION: Le sociologue David Pichonnaz a observé les recrues de l’Académie de police de Savatan. Son livre raconte comment les questions d’éthique ou l’apprentissage de la psychologie cohabitent avec le besoin d’ordre.

«C’est clair qu’il faut avoir une formation pour l’utilisation des armes et tout ça. Mais il faut apprendre à dialoguer aussi.» Celui que l’étude menée par le sociologue David Pichonnaz au sein de l’Académie de police de Savatan désigne par le pseudonyme de Simon Mottet fait partie de la minorité de recrues qui estime avoir bénéficié des nouveaux enseignements introduits à l’occasion de la création d’un brevet fédéral de policier/policière: psychologie, police de proximité, éthique et droits humains.

Plusieurs conceptions du métier

Si ces nouvelles branches occupent une place importante dans les examens, cet intérêt ne se retrouve ni dans l’organisation des cours, ni surtout dans l’esprit prévalant au sein de l’Académie. Le cadre militarisé, l’uniforme des enseignants, la part prépondérante accordée aux techniques d’intervention et notamment de combat, reflètent une conception du métier de policier dans laquelle ces nouvelles matières n’offrent guère d’utilité.

Les recrues adoptent en majorité cette façon de voir, même si elles sont nombreuses à constater, une fois sur le terrain, que la réalité diffère de la vision diffusée à l’école. Les interventions physiques et les bagarres y sont moins nombreuses, plus fréquentes les situations où le policier est amené à faire ce qui est souvent décrié comme «du social»: prendre en charge des victimes ou calmer un conflit conjugal.

Nature des interventions

Cette situation paradoxale découle de divergences sur la conception du métier de policier au sein de la hiérarchie policière et du corps des formateurs. En jeu: la nature de l’intervention attendue des policiers. Doivent-ils avant tout appréhender des auteurs d’infraction et faire régner l’ordre? Ou peuvent-ils être associés à la prévention, notamment par un lien renforcé avec les acteurs de la société civile et une présence sur le terrain non liée aux besoins immédiats de la répression?… Lire la suite...

Genève veut un centre pour enfermer de jeunes délinquants perturbés ou radicalisés

SECURITE: Un projet vise à affecter le dernier pavillon de Curabilis au placement de jeunes adultes souffrant de troubles du comportement. Les candidats au djihad figurent parmi les profils cible

Une unité spécialement destinée à des sociopathes en devenir et à des apprentis djihadistes? Un rapport, daté du 24 mai et signé par le conseiller d’Etat Pierre Maudet, propose d’affecter le dernier pavillon encore vide de Curabilis aux jeunes adultes qui ont commis une infraction entre 18 et 25 ans et qui sont soumis à une mesure de placement fermé en raison de graves troubles du développement faisant craindre une récidive.

Ce projet, que Le Temps a pu consulter, doit encore être examiné par les ministres romands et tessinois chargés de la sécurité. Leur réponse est attendue et une décision sera prise au niveau du Concordat latin d’ici à fin juin. C’est loin d’être gagné. Ce d’autant plus que l’Office fédéral de la justice (OFJ), consulté en raison de sa participation au financement carcéral, a émis un avis plus que réservé sur la faisabilité de la formule présentée.

Trois variantes

A l’origine, le sixième pavillon de Curabilis devait accueillir l’unité de sociothérapie destinée à la prise en charge de délinquants difficiles et lourdement condamnés. Après le drame de la Pâquerette et beaucoup d’hésitations, ce centre a finalement été officiellement rayé de la carte en novembre dernier au motif que le tout le site devrait être dédié uniquement à des condamnés sous mesure et pas à ceux qui purgent des peines. Restait à décider de l’affectation de ce bâtiment de 15 places configuré à la base pour la vie communautaire et diverses activités socio-éducatives.

Trois variantes ont été envisagées. La première consistait à faire un pavillon pour femmes condamnées à un traitement institutionnel en raison d’un grave trouble mental. Idée abandonnée en raison du volume trop faible de candidates possibles.… Lire la suite...

Le «Grand Garçon» qui fait trembler Genève

La police du bout du lac a été alertée de la possible utilisation de pétards à la puissance inédite, baptisés «Big Boy», jeudi lors de la finale de la Coupe de Suisse de football.

Extrait vidéo de l’effet du pétard: https://www.koreus.com/video/peatd-big-boy-machine-laver.html

Il contient 100 grammes de charge explosive, quand les grenades assourdissantes militaires n’en utilisent que 12,5. Il, c’est le «Big Boy», un pétard surpuissant, nouvellement arrivé sur le marché et qui pourrait bien être utilisé jeudi à Genève, en marge de la finale de la Coupe de Suisse de football, prévient mardi «Le Matin».

La police cantonale du bout du lac a été alertée de la possible présence de l’engin, utilisé début mai par des supporteurs bernois lors de la rencontre entre Sion et Young Boys. «Nous pensons qu’il peut occasionner de très graves blessures, voire un danger de mort si l’on se trouve à proximité de l’explosion», estime un policier dans un rapport cité par le quotidien. Les gendarmes genevois seront donc aux aguets et promettent la plus grande fermeté si quelqu’un venait à utiliser pareil pétard.

Le match de jeudi, qui opposera Bâle à Sion sur la pelouse du Stade de la Praille, a de toute manière été placé dans la catégorie des oppositions à risques. Les supporteurs des deux camps, environ 13’000 Sédunois et 8000 Alémaniques, feront l’objet d’une surveillance accrue. «Les perturbateurs seront systématiquement exclus et pourront faire l’objet de poursuites», annoncent les autorités.

(20 minutes) http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Le–Grand-Gar-on–qui-fait-trembler-Geneve-26814559Lire la suite...

4,7 milliards pour renflouer la Caisse de retraite des fonctionnaires

Finances: L’Etat a dévoilé à une commission du Grand Conseil les grandes lignes de son projet de sauvetage de la Caisse de retraite des fonctionnaires. La gauche planche sur des initiatives.

Le Canton est prêt à poser 4,7 milliards sur la table pour recapitaliser la Caisse de pension des fonctionnaires. Cette somme permettrait à l’institution de couvrir 80% de ses engagements comme l’exige la loi fédérale sans attendre 2052. Durant plusieurs années, environ sept ans, l’évolution des rentes serait bloquée afin de permettre à la Caisse d’accumuler des réserves pour faire face à un éventuel coup dur sur les marchés financiers.

La retraite assurée aux fonctionnaires tournerait autour de 58 à 59% du salaire assuré (le salaire annuel brut moins le montant de coordination LPP, 24 675 francs) contre 60% aujourd’hui. Par ailleurs, un régime spécial serait réservé aux fonctionnaires de plus de 50 ans, leur permettant de perdre moins. Au total, les futurs assurés perdraient 10% de revenus depuis la fusion de 2013, qui avait elle même déjà diminué les prestations de 12%.

Tels sont les grands traits de la réforme dévoilée par le président du Conseil d’Etat, François Longchamp aux membres d’une sous-commission du parlement chargée de plancher sur l’avenir de la CPEG. Le projet sera mis prochainement en consultation, puis déposé formellement en septembre pour entrer en vigueur en été 2018.

Vers la primauté de cotisation

D’où viendra l’argent versé par le Canton? De sources multiples. A l’instar de la recapitalisation de la CIA (Caisse des enseignants et de l’administration centrale avant la fusion de 2013 avec la Caisse du secteur de la santé), le projet de loi du Conseil d’Etat dessine une solution combinant plusieurs sources de financement. Les moyens viendraient, soit de l’argent frais obtenu suite à la dissolution de provisions aux comptes inscrites ces dernières années, mais aussi via le transfert de biens et de «prêts simultanés».… Lire la suite...

Menace terroriste: Vaud va créer une unité spéciale

  • La menace terroriste pousse le canton de Vaud à réagir. Genève va faire de même.

  • Des unités de forces spéciales vont être créées dans les deux cantons.

  • Elles seront composées de policiers et d’ambulanciers formés aux stratégies d’intervention.

De nouvelles unités de forces spéciales vont être créées dans les cantons de Vaud et Genève pour faire face à la menace terroriste, mais également pour intervenir dans des situations dangereuses ou délicates, comme l’interpellation d’un individu dangereux ou une prise d’otage. Les derniers attentats de Paris et de Bruxelles sont à l’origine de la décision de créer ces deux unités. Elles seront composées de policiers et d’ambulanciers spécialement formés aux techniques et aux stratégies d’intervention.

Actuellement, même si Genève dispose du Groupe d’intervention de la police cantonale (GRIC) et le canton de Vaud du Détachement d’action rapide et dissuasion (DARD), il n’existe pas de cellule de ce genre pour effectuer des missions difficiles. C’est pour combler cette lacune que ces deux projets relativement semblables ont été lancés à Genève et à Lausanne.

Une dizaine d’hommes

A Lausanne, il s’agit d’un projet cantonal piloté par l’Organisation en cas de catastrophe (ORCA) du Service de la santé publique vaudoise. Il concerne une dizaine d’hommes qui suivront une formation spéciale. Policiers et ambulanciers seront entraînés à coordonner leur intervention. «Les forces de l’ordre doivent tout d’abord sécuriser les lieux pour que les professionnels de la santé puissent faire leur travail. Car c’est la police qui doit prendre un risque, pas les secouristes», explique Claude Danzeisen, médecin responsable de l’ORCA. Aucun budget n’a encore été fixé pour ce projet, qui implique également des changements au niveau de l’équipement. Les forces de l’ordre seraient actuellement sous-armées par rapport aux terroristes.

Pour ce qui est des ambulanciers, leur matériel de protection sera renforcé. Ils porteront sans doute des genouillères, afin de ne pas se blesser avec des bris de verre lorsqu’ils se mettent à genoux pour porter secours à quelqu’un.

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Des experts des prisons s’inquiètent pour Curabilis

Détention: La Commission nationale de prévention de la torture a rendu un rapport sévère sur la prison de soins.

Les mots ne sont pas tendres. La Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) émet de vives inquiétudes au sujet de Curabilis dans un rapport que nous avons découvert hier, publié le 17 mars sur son site Internet, sans plus de publicité.

A la suite d’une visite en 2016 dans cette nouvelle prison de soins, les experts de la CNPT ont relevé au moins trois problèmes. Le rattachement de la structure, à la fois au Département de la sécurité et à celui de la santé, «porte préjudice au bon fonctionnement» de l’établissement et «mérite d’être clarifié «en toute urgence». Pour répondre à cette problématique, «l’un des défis majeurs posés par le concept de Curabilis», Pierre Maudet défend, dans sa réponse à la CNPT, la décision de maintenir le double rattachement hiérarchique et fonctionnel des cadres du nouveau Service des mesures institutionnelles, effectif depuis le 1er janvier dernier. Pour lui, il est donc «sans doute prématuré de tirer des conclusions à ce stade».

La délégation relève le manque d’activités occupationnelles et de formations pour les détenus. Un problème d’affectation de certains locaux est avancé par Pierre Maudet, qui compte sur l’élaboration d’un concept de réinsertion global. Lancé il y a deux ans, il est attendu avec impatience.

Autre inquiétude de la CNPT: le manque d’expérience des agents de détention dans la gestion de détenus présentant des troubles psychiques. L’Office cantonal de la détention a procédé à un «recrutement conséquent» ces dernières années et a «entrepris l’élaboration d’un concept de formation», répond le magistrat.

Les bonnes conditions matérielles, l’offre et la qualité des soins thérapeutiques saluées par les experts rassurent quelque peu.

(TDG)

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/experts-prisons-s-inquietent-curabilis/story/14193310Lire la suite...