Entrées par Bryan

Une coalition hétérogène se forme pour sauver les retraites des policiers

Référendum: Le MCG, Ensemble à gauche et les syndicats de la police devraient annoncer un ou des référendums cette semaine.

Jusqu’ici, l’Etat finançait le rattrapage de la caisse de retraite d’un policier quand il montait en grade. Jeudi soir, le Grand Conseil a abrogé cette pratique. Présentée comme une mesure de justice et d’égalité de traitement des fonctionnaires entre eux par le Conseil d’Etat, cette abrogation devrait être combattue par un ou plusieurs référendums.

Selon nos sources, une coalition hétérogène est en cours de constitution. Tout ou à peu près devrait se décider cette semaine. Elle est composée, d’une part, des partis qui se sont manifestés durant les débats au parlement, à savoir Ensemble à Gauche et le MCG. D’autre part, des syndicats de police. «La question du référendum est effectivement sur la table après cette nouvelle attaque, cette nouvelle preuve de méprise envers la police», expose le secrétaire syndical de l’Union des corps de police, Marc Baudat. Pour l’UPCP, il n’y a pas de sens à appliquer aux policiers la même règle que pour le rattrapage des autres fonctionnaires: leur caisse de pension serait en meilleure forme financière et la mesure nuirait gravement à l’attractivité des grades. L’organisation syndicale décidera cette semaine de la marche à suivre. Les syndicats de la police judiciaire et le Cartel intersyndical pourraient suivre.

Pour le Cartel, qui ferraille avec le Conseil d’Etat sur la réforme de la caisse de pension des fonctionnaires, l’occasion est tentante de «faire converger» les luttes de secteurs séparés. «L’UPCP et le syndicat de la PJ étant membre du Cartel, nous les soutiendrons certainement s’ils nous le demandent, explique le président du Cartel, Marc Simeth. On essaie de tirer à la même corde, chacun avec ses problèmes spécifiques.»

Au niveau politique, c’est un peu plus compliqué. Pour le MCG, la décision du référendum est quasi prise, même si le secrétaire général François Baertschi se borne à déclarer que le parti «envisage de s’opposer à la loi».… Lire la suite...

ET MAINTENANT, QUI VA PAYER ?

SÉCURITÉ: Le député Pierre Gauthier demande au gouvernement genevois de s’expliquer sur les coûts liés aux forces de police qui ont encadré les Géantes.

Hallucinant». «Scandaleux». Les termes ne manquent pas dans les rangs de la police genevoise pour définir l’impressionnant déploiement des forces de l’ordre à l’occasion de la venue des deux Géantes à Genève, fin septembre. «On a été mobilisés sans congé de compensation», déplore un uniforme qui a dû travailler plus de dix jours d’affilée. «On nous rabâche les oreilles pour nous dire que nous devons faire des économies. Et là, pour deux marionnettes, on sort la grosse artillerie. Je ne comprends pas», ajoute un autre. Dans les rangs de la grande maison, l’on se demande qui va payer la facture pour les 1500 policiers mobilisés, de Genève à Fribourg en passant par le Valais, Vaud et Jura. Sans oublier le coût de l’hélicoptère de l’armée qui a survolé Genève trois jours durant et des policiers municipaux qui, pour la première fois à Genève, ont été subordonnés directement à la po- lice cantonale au vu de la nature «exceptionnelle» de l’événement.

Le député genevois et président du Parti radical de gauche, Pierre Gauthier, a les mêmes interro- gations que la police. Il ne veut en aucun cas entrer dans le débat du «c’était formidable» ou «c’était nul». Mais il s’interroge en déposant, aujourd’hui même, une question écrite au Grand Conseil. «Je demande quel a été le coût du déploiement des diverses forces de sécurité cantonales et quelle est la part supportée par le canton», indique le politicien. Autre interrogation: une partie de ces coûts sera- t-elle supportée par les organisateurs (la Ville de Genève et le Théâtre de Carouge)? Pour Pierre Gauthier, le dispositif sécuritaire mis sur pied était «très largement dimensionné, comme si une menace terroriste avait été clairement identifiée, mettant en danger les spectateurs de cette manifestation populaire» qui a, selon les chiffres livrés par la police et les organisateurs, attiré 850 000 personnes.

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Le système de rémunération à l’Etat va être chamboulé

Conseil d’Etat: Désormais entre les mains du Grand Conseil, le nouveau système de calcul des traitements s’appliquera à 45’000 personnes.

Lancé en 2010 par le précédent Conseil d’Etat, le projet Score entre dans la phase parlementaire sous la forme d’un projet de loi déposé mercredi par le Conseil d’Etat. L’annonce du début de concrétisation du nouveau système de rémunération à l’Etat a immédiatement été critiquée par le Cartel intersyndical de la fonction publique, qui a menacé d’entrer en résistance.

Pourtant, à entendre le Conseil d’Etat, le projet n’aurait que des qualités. Ne serait-ce que parce que 57% des collaborateurs concernés verront leurs salaires augmenter. Mais ce n’est pas la seule raison. «Le système actuel de rémunération date de 1974, rappelle François Longchamp, le président du gouvernement. A la longue, il est devenu incohérent, a nécessité la multiplication d’indemnités spécifiques dénoncées par la Cour des comptes. De plus, il ne tient pas assez compte des nouvelles formations ou de certaines compétences, par exemple sociales et de communication.»

De 60 à 40 millions de plus

Selon le Conseil d’Etat, Score – acronyme de Système Compétences, Rémunération, Evaluation – corrigera tous ces défauts. Il coûtera du reste un peu plus cher: «Le coût sera de 60 millions de francs après six ans et décroîtra ensuite pour atteindre un montant de 40 millions de francs», précise Serge Dal Busco, le conseiller d’Etat responsable des Finances.

L’enjeu est énorme. Le nouveau système de rémunération concernera 45 000 collaborateurs de l’Etat et des établissements autonomes. Les charges de personnel pour le Grand Etat se montent annuellement à 5 milliards de francs.

Techniquement, Score simplifie et ordonne le système qui permet à l’Etat d’évaluer et de rétribuer en conséquence ses collaborateurs. Il réunit sur une seule grille 147 emplois dits de référence, qui forment la matrice à partir de laquelle s’ordonnent tous les métiers.… Lire la suite...

Un policier condamné pour avoir maquillé un rapport

Manifestations: La sanction pénale a été publiée sur Internet, suscitant une pluie d’insultes. L’agent va porter plainte.

Les deux hommes se connaissent bien et ne s’apprécient guère. L’un est un habitué des manifestations, l’autre un gendarme aguerri qui surveille les rassemblements en ville. Ce bras de fer, qui reprend à chaque défilé, se prolonge en justice. Selon nos informations, le policier vient d’être condamné par le biais d’une ordonnance pénale pour avoir «maquillé» un procès-verbal. Ce document constitue, pour le Ministère public, un faux dans les titres dans l’exercice de fonctions publiques.

Le prévenu a, plus exactement, rédigé la déposition d’un de ses subordonnés alors que celui-ci était absent au moment de sa prétendue audition. Le but de ce faux document incriminant le remuant manifestant? Pouvoir déposer une plainte contre lui. Le militant, prévenu dans une autre affaire pour avoir tenu tête à la police, avait pris part à des manifestations non autorisées en 2014. Notamment celle d’octobre, qui contestait les festivités du bicentenaire de la police. Ce rassemblement avait donné lieu à des arrestations et des condamnations.

«Regrettable indifférence»

Pourtant, aujourd’hui, le condamné est dans le camp des forces de l’ordre. L’ordonnance pénale, du 21 septembre, estime que les motivations du policier relèvent d’une regrettable indifférence vis-à-vis des règles de la procédure. Dans le document que nous avons consulté, le procureur général, Olivier Jornot, explique que ces règles «impliquent de ne signer un procès-verbal qu’une fois son contenu conforme aux propos tenus par la personne auditionnée et de ne pas y faire figurer des heures et de début et de fin d’audition fictives». Et de préciser: «Si l’on peut éventuellement admettre que soient retranscrites des déclarations tenues de manière informelles par un collègue dans un projet de procès-verbal d’audition établi ainsi à l’avance, sous réserve qu’il soit validé par le concerné lors de son audition effective, il est en revanche impossible de nier le caractère intentionnel de l’infraction lorsque l’auteur invente des heures de début et de fin d’audition.» Le chef du Parquet a ainsi condamné le fonctionnaire à 120 heures de travaux d’intérêt général.… Lire la suite...

Polices suisses tenues à distance des infos sur les jihadistes

L’accès au répertoire d’Europol sur les suspects de terrorisme marche à sens unique pour les enquêteurs suisses.

Les réseaux jihadistes ne connaissent pas de frontières. Selon le «Tages-Anzeiger», plusieurs auteurs des attentats de Barcelone et Cambrils (Esp) sont par exemple passés par la Suisse. D’autres terroristes auraient aussi eu des contacts dans le pays. Or, l’échange de renseignements entre la Suisse et l’Europe coince toujours. L’accès au système d’information d’Europol est à sens unique. Si les enquêteurs suisses sont encouragés à fournir leurs résultats à la base de données, ils ne peuvent pas eux-mêmes y faire des recherches.

Les demandes helvétiques doivent en effet faire un détour bureaucratique par la représentation diplomatique aux Pays-Bas, plus précisément par l’attaché de police, qui doit lui-même transmettre la requête à des fonctionnaires européens. Ceux-ci récoltent alors les renseignements nécessaires pour le compte de la Suisse, avant de les transmettre à l’attaché de police qui les enverra à son tour aux enquêteurs.

Cette procédure retarde le travail des polices, explique le journal. «Un accès direct nous permettrait de mieux connaître les réseaux jihadistes», plaide la porte-parole de la Fedpol, Cathy Maret. La ministre Simonetta Sommaruga a déjà signalé à plusieurs reprises cette «lacune de sécurité» à l’Union européenne, mais le problème persiste, pour des questions de protection des données. La Suisse a pourtant un accès illimité à la base de données Schengen.

Le cas de l’assaillant de Turku (Finlande)

L’utilisation des mouvements de migration est une manière pour les djihadistes de gagner l’Europe. Pour ce faire, ils utilisent des faux papiers ou des documents de voyages falsifiés.

L’auteur présumé de l’attentat de Turku (Finlande) avait déposé une demande d’asile à Chiasso en 2016. Ce Marocain, qui a poignardé deux femmes le 18 août dernier dans la ville finlandaise avait été enregistré par les gardes-frontières à Chiasso (TI) le 23 avril 2016.… Lire la suite...

La police recrute désormais toute l’année

Sécurité: Un millier de personnes ont participé ce dimanche aux portes ouvertes de la police genevoise.

«C’est quoi votre équipement? Combien ça pèse? Le camion est blindé?» Shady, 10 ans, veut devenir policier et bombarde de questions un agent en tenue de Robocop, rattaché à la Brigade de sécurité publique. Ce service et la Centrale d’engagement se sont présentés au public dimanche, lors de la journée portes ouvertes de la police. Le rendez-vous a attiré un millier de personnes.

Shady est encore trop jeune pour passer le concours d’entrée, mais beaucoup d’adultes ont fait le déplacement au centre sportif du Bois-des-Frères pour mieux connaître les conditions d’engagement. Un changement important est intervenu en mars. «C’est une nouveauté en Suisse romande. Une personne peut déposer sa candidature à tout moment dans l’année. Si elle est sélectionnée, elle peut rejoindre l’école de formation à Savatan dans les deux ans. De cette façon, nous ne perdons plus de candidats», explique Jean-Philippe Cosandey, responsable du marketing de la police genevoise.

L’examen de français est un prérequis et se déroule à l’UNIGE. Quant au test de sport, il comporte le traditionnel gymkhana et, nouveauté, des exercices de coordination. (S. ROSELLI / TDG)Lire la suite...

La police invite les jeunes à passer la nuit avec elle

Dimanche, la police genevoise organise sa traditionnelle journée de présentation au Bois-des-Frères. Pour attirer le chaland, et peut-être futur pandore, le service marketing a trouvé un bon filon: faire gagner des nuits d’immersion avec des patrouilles sur le terrain.

A cet effet, ce week-end, les visiteurs pourront participer à une tombola, indique «Le Matin». Les six vainqueurs «passeront une nuit avec des agents de police secours, précise Philippe Cosandey, responsable du marketing. Ils pourront assister à toutes les réquisitions au cours des interventions et ce en toute transparence, que l’on parle d’un accident de la route, d’affaire de violence conjugale, etc.»

Pour les forces de l’ordre, le retour sur investissement est très intéressant. Il permet également de compter le nombre de visiteurs à cette journée de présentation.

Plus d’infos sur: www.devenez.ch

(mpo/20 Minutes)… Lire la suite...

Faute de sous, les policiers ne peuvent pas intervenir

LUCERNE: Le Canton rogne sur tous les postes du budget, y compris celui des forces de l’ordre. Du coup, celles-ci doivent renoncer à certaines interventions.

Entre le 1er juillet et le 8 septembre, la police cantonale lucernoise n’a pas pu donner suite à 505 appels, faute de personnel. Ainsi, une centaine de cas de tapage nocturne et une soixantaine d’infractions routières ont été signalés en vain.

Plus ennuyeux, les policiers n’ont pas pu se déplacer pour 20 vols, 16 cambriolages, 14 altercations, 12 accidents de circulation et 4 annonces de disparition.

Interpellé à ce sujet, le Conseil d’Etat estime que, déjà avant les coupes budgétaires, la police ne pouvait pas réagir à tous les appels qu’elle recevait.

(20 Minuten : gwa/jfz)… Lire la suite...

Les gardes-frontières disent non à 5 ans de plus

Les employés aux douanes s’opposent au projet du Conseil fédéral d’augmenter l’âge de leur retraite à 65 ans au lieu de 60.

Les gardes-frontières suisses s’opposent au projet du Conseil fédéral qui veut augmenter l’âge auquel ils ont droit à la retraite de 60 à 65 ans. Lors de la première rencontre nationale à Olten (SO), ils ont exprimé leur mécontentement et adopté une résolution.

Près de 120 gardes-frontières ont participé à cette rencontre contre le projet du Conseil fédéral, organisée par le syndicat Garanto et l’association du personnel transfair. L’assemblée a exprimé son insatisfaction et ses inquiétudes. Aucun employé n’est disposé à travailler plus longtemps.

La majorité a décidé de se battre «sans compromis» en faveur du maintien de l’âge actuel de la retraite à 60 ans. Des actions aux frontières sont prévues pour attirer l’attention des citoyens.

Sensibiliser la population

Ne pouvant ni manifester ni faire grève, l’option de la grève du zèle a initialement été proposée. Mais travailleurs frontaliers et autres adeptes du tourisme d’achat seraient victimes d’embouteillages.

D’autres participants ont suggéré des mesures plus drastiques encore, comme bloquer le trafic aux postes-frontière. Mais selon le président central de Garanto Roland Liebi, provoquer des embouteillages ne mènerait pas à ce que la population comprenne leurs revendications.

Plutôt que des actions qui gênent les usagers, Stefan Müller-Altermatt, président de transfair et conseiller national (PDC/SO), est plutôt favorable à des manifestations qui sensibilisent la population. Selon lui, il faut lui montrer que la sécurité du pays est également concernée. L’assemblée a donc décidé à une large majorité d’entreprendre des «actions douces» aux frontières.

Risques pour la santé

Dans une résolution adressée au Conseil fédéral, les gardes-frontières définissent l’augmentation de l’âge de la retraite comme «inacceptable» et menant à une «aggravation massive des conditions de travail avec des risques accrus pour la santé et la sécurité».… Lire la suite...