Entrées par Sidonie

Le Conseil d’Etat met un terme au projet SCORE et s’engage dans l’élaboration d’une nouvelle réforme du système d’évaluation et de rémunération du personnel de l’Etat

Point presse du Conseil d’Etat du 26.02.2020

Le Conseil d’Etat a décidé de mettre un terme au projet SCORE et de retirer le projet de loi actuellement en suspens au Grand Conseil. En tant qu’employeur responsable, le Conseil d’Etat prend ainsi acte de l’impossibilité de parvenir à des solutions concertées satisfaisantes, compte tenu du manque d’adhésion au projet SCORE initié il y a dix ans, et cela malgré les moyens financiers conséquents que le Conseil d’Etat était prêt à engager pour sa mise en œuvre. Face à la nécessité impérative de moderniser le système actuel d’évaluation et de rémunération des collaborateurs-trices de l’Etat, le Conseil d’Etat s’engage dès à présent dans l’élaboration d’un nouveau projet de réforme, dont certains principes directeurs ont déjà été définis.

Lancé en 2010, le projet SCORE a fait l’objet d’efforts considérables de la part du Conseil d’Etat au cours des législatures successives. Ceux-ci se sont encore intensifiés depuis l’été 2018 à travers la reprise des discussions avec les organisations représentatives du personnel, tel que demandé par la commission ad hoc du Grand Conseil.

Tout au long de ces travaux, le Conseil d’Etat a privilégié la recherche de solutions concertées visant à fédérer largement autour de cette réforme. Les discussions ont néanmoins mis en exergue le manque d’adhésion au projet, et ce malgré les propositions du Conseil d’Etat visant à répondre au mieux aux diverses revendications formulées, entraînant de fait des coûts toujours plus importants. Résolu à prendre ses responsabilités en tant qu’employeur, le Conseil d’Etat est ainsi arrivé à la conclusion que les conditions n’étaient pas réunies pour mener à bien cette réforme.

Il n’en demeure pas moins que le système actuel d’évaluation et de rémunération des collaborateurs-trices de la fonction publique doit impérativement être réformé. Le Conseil d’Etat entend donc s’atteler sans attendre à l’élaboration d’un nouveau projet capable de répondre à ce besoin.

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Les policiers inquiets de devoir signer les amendes

Contraventions: La loi oblige désormais les agents municipaux et cantonaux à inscrire leur nom et leur prénom sur les amendes d’ordre. À Genève, on craint pour leur sécurité.

Sur l’amende glissée sur votre pare-brise figure depuis janvier l’identité de celui qui vous a verbalisé. Qu’il soit policier municipal ou cantonal, ou encore employé de la Fondation des parkings, l’agent a l’obligation d’inscrire son nom et son prénom sur chaque amende d’ordre qu’il inflige, à la place de son matricule, comme auparavant.

C’est une conséquence de la loi fédérale sur les amendes d’ordre établie en 2016, qui avait pour but d’unifier différents types d’amendes sous une même législation, et qui est en vigueur depuis janvier. Votée à Berne (lire ci-dessous), cette loi, qui englobe notamment celles sur la circulation routière, sur l’asile ou encore sur les armes, fait tousser tous les agents concernés à Genève.

Agents «pas assez protégés»

Ils sont cinq, policiers municipaux et cantonaux, à nous rencontrer au café pour faire part de leur inquiétude. «On ne comprend vraiment pas l’intérêt de ce changement. Avant, le numéro de matricule permettait de savoir qui avait rédigé l’amende en cas de problème. Si une personne la contestait et que la procédure allait jusqu’au tribunal, elle obtenait le nom de l’agent et rencontrait ce dernier durant l’audience», résume Marc Baudat, président de l’Union du personnel du corps de police (UPCP).

«Aujourd’hui, on ne sait pas qui on amende, mais la personne sait qui on est. Avec notre identité mise à jour, on n’est pas suffisamment protégés. Or, c’est le rôle de notre employeur de garantir notre sécurité», estime Damien Menetrey, président du Syndicat des polices municipales genevoises (SPMG).

«Les amendes d’ordre, même si elles concernent des faits peu graves, ne sont jamais agréables, ajoute Marc Baudat. Du coup, nos noms sont liés à quelque chose de forcément déplaisant.»… Lire la suite...

Enquêtes qui patinent et malaise chez les policiers

Les vols sous la menace à la sortie de l’Usine: irrésolus. Les arrachages de sacs à Perly: longtemps irrésolus. Ces séries qui se sont étirées sur plusieurs semaines ont peiné à être ou ne sont pas élucidées car elles auraient été mal traitées dès leur origine, analyse le syndicat de la police judiciaire (SPJ). Et de mettre en cause la nouvelle (entrée en vigueur depuis 2016 quand même) et honnie Loi sur la police. «Le service PolProx (lire l’encadré), qui paraît toujours à la recherche de ses prérogatives, prend certaines enquêtes sous son aile alors qu’elles sont de la compétence de la police judiciaire», affirment Frédéric Mulmann et Mike Berker, président et vice-président du SPJ.

Inspecteurs noyés sous le «petit judiciaire»

Bref, les hommes de PolProx, issus de feu la gendarmerie, qui ne disposent «ni de la formation, ni des moyens techniques pour mener des enquêtes délicates», se retrouveraient en proie à des dossiers qui les dépassent. Comme, justement, ceux de Perly et de l’Usine. A contrario, déplore vivement Frédéric Mulmann, les inspecteurs de la PJ se retrouvent noyés sous le «petit judiciaire: fermetures de cercueil, infractions à la loi sur l’AVS ou le chômage, suivi judiciaire lors d’événements sportifs, protection lors de sommets internationaux.»

Ainsi, des inspecteurs rompus aux enquêtes n’enquêteraient pas, alors que les policiers affectés à ces affaires manquent des connaissances procédurales et de moyens pour les résoudre. «Il ne s’agit pas du tout de dénigrer les collègues, affirme Mike Berker, juste de reconnaître que la police est composée de plusieurs métiers différents avec des compétences spécifiques.» Et la LPol dans tout ça? En postulant l’interchangeabilité des policiers, «elle induit un manque de cohérence entre les services. Qui fait quoi et quand? Attention, il ne s’agit nullement d’une guerre entre collègues, mais plutôt d’un combat de chefs qui cherchent à justifier l’existence de leurs services.»… Lire la suite...

Sous-effectifs à la police genevoise: un poste a dû fermer en plein après-midi

Il y a pénurie de policiers dans le canton de Genève. Samedi après-midi, seules deux patrouilles de police étaient disponibles pour tout le canton. Aux Pâquis, l’accueil au public a même dû être interrompu durant quatre heures en plein après-midi.

Selon le service de presse des forces de l’ordre, cette interruption est due à un nombre important d’auditions à mener. Il précise que le relais concernant l’accueil au public a pu être pris par le poste de police de l’aéroport.

Chaque année, la police genevoise assure une présence visible à but dissuasif entre début décembre et fin janvier sur plusieurs objectifs identifiés, appelée mission « Tabazan ». Les commerces, très prisés durant les fêtes de fin d’année, en font partie.

Les absences des agents des Pâquis ont eu pour conséquence l’annulation de cette contribution à la mission. La porte-parole de la police genevoise confirme ces faits, mais tient à rappeler qu’ils ne mettaient pas en péril l’ensemble du dispositif, la Brigade de sécurité publique étant déployée sur le terrain.

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LE PERSONNEL GRAVEMENT PRIS EN OTAGE

Les 412 postes, déjà très insuffisants, mis au projet de budget 2020 par le Conseil d’État

ont tous été sabrés par la commission des finances le 20 novembre 2019.

Si ce ne sont pas les annuités, alors ce sont les postes : le personnel demeure la seule variable d’ajustement.

Manifestons pour faire entendre nos besoins !

LES PRESTATIONS ET LES INSTITUTIONS SUBVENTIONNÉES MISES EN DANGER

Les subventions, enfin prévues au budget 2020 pour rétablir la pleine compensation des mécanismes salariaux, sont rabotées. Ces coupes vont définitivement mettre des institu- tions dans des difficultés insurmontables : des prestations risquent d’être supprimées.

Le déficit devient l’alibi pour sabrer dans la fonction publique. Ce choix de rigueur budgé- taire n’est pas acceptable. Alors qu’on a promis à la population que la réforme fiscale des entreprises (RFFA) n’aurait pas d’impact sur les prestations et les services publics, c’est bien évidemment tout le contraire qui se produit.

Manifestons pour un système salarial transparent !

SCORE toujours pas d’accord. Petite victoire d’étape, on a obtenu de repousser SCORE de trois mois. Mais nous n’avons aucune garantie, au stade actuel, quant à sa transparence et sa lisibilité. Difficile de faire confiance à un changement de système de rémunération qui prétend favoriser certains métiers dans un tel marasme budgétaire. Le peu de transparence de SCORE ne laisse rien augurer de bon.

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Le délinquant n’a pas hésité à risquer de tuer une policière !

COMMUNIQUE FSFP – Une agente de police a été renversée et grièvement blessée le 14 octobre à Winterthour. Une autre policière a pu faire un saut de côté pour se mettre en sécurité puis a tiré sur le véhicule qui fuyait. Le délinquant, qui avait forcé le barrage routier avec une voiture volée, a pu être interpellé après une course poursuite. « La Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police FSFP est choquée et s’inquiète pour la collègue blessée », a déclaré la présidente de la FSFP, Johanna Bundi Ryser, qui a appelé à une peine exemplaire pour cet acte brutal et répréhensible.

« Toutes les policières et tous les policiers sont en pensée avec les collègues de Winterthour, car cela aurait pu aussi leur arriver » souligne Johanna Bundi Ryser qui rappelle de nouveau et de manière urgente que les cas de violence délibérée à l’encontre des fonctionnaires de police non seulement ne cessent d’augmenter mais aussi sont de plus en plus brutaux. La violence à l’encontre des policières et des policiers ne doit pas être tolérée. C’est pourquoi il est tout à fait inacceptable que les représentants politiques n’aient pas le courage d’aggraver enfin les peines prévues pour les actes de violence perpétrés contre les autorités et les fonctionnaires. La FSFP espère que la collègue blessée se remettra de cette attaque brutale sans séquelle et que l’auteur sera puni sévèrement. »

Depuis 2009, la FSFP appelle les politiciens à enfin faire quelque chose face à la montée de la violence à l’encontre des autorités et des fonctionnaires. En 2016, les deux conseillers nationaux Bernhard Guhl (PBD) et Marco Romano (PDC) ont présenté deux initiatives parlementaires demandant un durcissement de la peine prévue à l’article 285 du Code pénal. La Commission juridique du Conseil national a donné son accord en février 2018, par 20 pour et 5 contre, pour une aggravation de la peine.

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La justice tance l’état-major de la police genevoise

Chambre administrative L’État de Genève devra verser 1000 francs à un gendarme et père de famille surmené, injustement blâmé par sa hiérarchie.

C’est un fait plutôt rare: la justice remonte les bretelles à la police pour avoir injustement blâmé un gendarme. Ce zèle de l’état-major coûtera 1000 francs à l’État, qui alloue une indemnité de procédure au fonctionnaire sanctionné à tort.

Que s’est-il passé? À lire l’arrêt rendu en juin par la Chambre administrative, Matthias* est un jeune gendarme prometteur. Ses états de service sont bons; sa hiérarchie lui a même envoyé quatre lettres de félicitations entre 2015 et 2016, saluant notamment l’excellence de son travail, son professionnalisme et sa persévérance.

Vie de famille exigeante

En 2017, le gendarme sollicite son transfert au poste de police de l’aéroport. En effet, il peine depuis peu à concilier la réalité de sa vie de famille avec l’urgence et les réquisitions auxquelles il est confronté au poste de la Servette. Et pour cause: il a un enfant, sa femme attend des jumeaux et se retrouve alitée depuis l’été 2017 alors que l’accouchement est prévu pour l’hiver. Mathias, qui met les bouchées doubles au travail et à la maison, perd du poids. Le stress lui provoque aussi des éruptions cutanées. La bonne nouvelle: le 7 février, il devient papa. La mauvaise: les ressources humaines lui refusent un congé spécial de quatre jours…

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Amendements de la LPOL – Une chance à saisir pour Genève

Prochainement, les Députés du Grand Conseil genevois devraient pouvoir se pencher sur un projet de loi visant à amender la Loi sur la police, plus communément appelée LPol.

Les associations du personnel de police l’ont toujours combattue, car elles avaient – dès le début – identifié les problèmes que posait cette loi qui ne fut finalement adoptée qu’à quelques dizaines de voix près.

Le temps leur a donné raison.

Aujourd’hui, la LPol a déjà montré ses limites et les dégâts sur votre police sont hélas considérables.

Les silos hermétiques créés par cette loi, ainsi que la multiplication d’états-majors coûteux, ont provoqué des sous-effectifs qu’aucune mesure ne parvient à endiguer en l’état.

Nombre d’appels 117 ne sont plus traités, et pas seulement pour du bruit, contrairement à ce que certains voudraient faire croire, dans l’espoir de minimiser la gravité de la situation.

Les citoyens ne bénéficient plus du service de qualité pour lequel ils paient des impôts et qu’ils sont en droit d’attendre.

Les interventions doivent être bâclées faute de personnel, et la qualité des prestations diminue de façon honteuse.

Les policiers, qui ne parviennent plus à travailler avec l’efficacité qu’ils ont connue par le passé, perdent le sens des missions et sont démoralisés.

Pour ne rien arranger, la relève n’est plus assurée.

La raison : la Police n’est plus attractive.

Beaucoup de jeunes aux profils intéressants renoncent à déposer leur candidature.

L’académie de Savatan, inadaptée et lacunaire, y est pour beaucoup.

Or, quand on a moins de candidats et qu’on doit à tout prix remplir une académie pour essayer de combler les sous-effectifs, on tire forcément les critères d’exigences vers le bas : c’est mathématique.

Ceux qui s’engagent sont mal formés.

À leur arrivée à Genève, ils n’ont pas le niveau requis.

Ces jeunes mal préparés sont de suite jetés en police secours, où ils sont mal encadrés, faute de cadres intermédiaires suffisants.… Lire la suite...

SOUTIEN AU COLLEGUE

SOUTIEN AU COLLEGUE

Chères membres, chers membres,

Le mardi 3 septembre 2019, notre collègue, le Gendarme Arnaud P., est convoqué pour sa dernière audience au Tribunal.

Pour mémoire, Arnaud s’est fait flasher le 04.02.2017 à 0037 lors d’une course urgente, afin de prêter main-forte à d’autres collègues pour l’interpellation de trois dangereux criminels qui venaient de commettre leur forfait sur notre territoire.

Le 29 janvier 2019, le Tribunal de Police (TP) a reconnu Arnaud coupable de violation intentionnelle des règles fondamentales de la circulation routière pour avoir dépassé la vitesse de 70 km/h sur un tronçon limité à 50 km/h.

Le TP l’a condamné à une peine privative de liberté de 1 an.

Le TP a mis Arnaud au bénéfice du sursis et a fixé la durée du délai d’épreuve à 3 ans.

Le TP a averti Arnaud que s’il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d’épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d’une nouvelle peine.

Quant à la sanction administrative sur son permis de conduire, celle-ci fixe le retrait à 2 ans.

Nous sommes toutes et tous concernés sur la problématique des courses en urgence qui freine le bon déroulement de notre travail au service des citoyens. C’est pour cette raison qu’Arnaud compte sur votre présence lors de sa dernière audience le mardi 3 septembre 2019 à 1430 à la salle A3 du Palais de Justice (Place du Bourg-de-Four)

Votre comité a ouvert un compte afin de récolter des fonds pour aider Arnaud à régler sa peine pécuniaire qui devrait être de plusieurs milliers de francs. Nous comptons sur votre solidarité !

BCGe

N° IBAN : CH42 0078 8000 0507 1157 1

N° BIC/SWIFT : BCGECHGGXXX

Clearing/CB : 788

Rubrique : Soutien collègue

L’UNION FAIT LA FORCE

En espérant vous voir nombreux mardi, votre comité reste à votre disposition et vous souhaite une bonne semaine.… Lire la suite...