Entrées par Bryan

Soupçon de fraude électorale: l’affaire rebondit

Justice: Donnée pour pratiquement éteinte en avril par le Ministère public, l’affaire semble relancée. L’avocat de la prévenue s’insurge.

Mais qu’y a-t-il dans le dossier? Courant avril, la presse dévoilait une sombre affaire de potentielle fraude électorale. Peu après l’arrestation de son auteure, le Ministère public désamorçait toutefois la bombe: «Le procureur général a entendu cet après-midi la personne mise en cause (…) Le résultat de l’audition permet d’envisager un abandon des charges». Bref, l’affaire avait fait pschitt.

Sauf que sept mois plus tard, elle n’est toujours pas classée, au contraire! Interrogé, Me Benjamin Grumbach, avocat de la prévenue, s’inquiète: «La procédure renaît, des audiences de confrontation sont agendées en janvier et février». Que se passe-t-il? En avril dernier, à une encablure des élections au Grand Conseil, un candidat du Groupement Genève en Marche (GeM) est approché par une colistière.

D’origine étrangère, la candidate lui aurait fait savoir qu’elle disposait d’un réseau lui permettant d’obtenir des votes en sa faveur. Par ailleurs, elle affirmait disposer de bulletins et d’enveloppes dans laquelle elle pouvait ajouter des noms ou des votes, ce qu’elle prétendait avoir fait à diverses occasions. Par exemple: lors de la votation de la Loi sur la police en 2015, en faveur du texte défendu par Pierre Maudet, ou lors des municipales en Ville de Genève de 2017, en faveur du candidat du PDC Guillaume Barazzone. Chaque signature aurait été tarifée à 50 francs. Le candidat du GeM tombe des nues. Il prévient le président du parti, qui appelle la police. Une souricière est organisée à la Boursière à Carouge. Son entretien détaillé avec la colistière est intégralement enregistré, l’homme est ensuite interrogé durant cinq heures par le Procureur général. Quelques jours plus tard, le communiqué sort.

Rebondissement politique: s’estimant «potentiellement lésé» par le comportement de la candidate de GeM, «ainsi que par d’éventuels inconnus, coauteurs ou complices de ses actes», le candidat d’Ensemble à Gauche et avocat Pierre Bayenet dépose alors deux recours afin que «toute la lumière soit faite sur cette affaire et afin d’écarter ou de confirmer les faits allégués».… Lire la suite...

Cité-métiers.ch l’expo à Palexpo (20 au 25 novembre 2018)

Police-secours sera à l’honneur sur le stand de la police cantonale genevoise à la Cité des métiers.

Cet événement , qui a lieu tous les trois ans, se tiendra à Palexpo, à la Halle 6, de 8h à 18h, du mardi 20 au dimanche 25 novembre 2018. Une nocturne est prévue le 23 novembre 2018. L’accès à l’exposition est gratuit.

Notre but est de rencontrer les nouvelles générations pour leur présenter nos métiers. Ensemble, nous parlerons de l’avenir ! La prochaine école de police débute le 1er avril 2019 et dans ce contexte, des policier-ère-s ainsi que des assistant-e-s de sécurité publique seront présent-e-s sur le stand de la police cantonale pour présenter leur métier et leurs missions. Nous parlerons des conditions d’engagement, du processus de recrutement permanent et de la formation !

Cette année, Police-secours est à l’honneur avec des démonstrations et différentes surprises. Le monde discret des unités spéciales sera accessible au grand public grâce à la présence du Groupe d’intervention et de la Brigade des chiens. Les démonstrations assurées par nos spécialistes de l’urgence auront lieu tous les jours à 10h et 14h et à 19h lors de la nocturne du vendredi 23 novembre.

Le programme :

• Découvrez le nouveau film de présentation de Police-secours;
• faites un selfie devant l’unique voiture de patrouille portant le numéro de code radio 911. C’est le premier véhicule de police de ce genre en Suisse;
• plongez-vous dans l’univers de Police-secours avec une exposition de photos totalement inédites;
• mesurez votre condition physique sur le parcours de sport de la police !

http://citedesmetiers.ch/geneve

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Enquêtrice sur la touche

Elle enquêtait sur l’affaire du voyage de Pierre Maudet à Abu Dhabi pour le compte de la Radio Télévision Suisse (RTS), mais elle n’a curieusement plus rien publié depuis le 18 septembre dernier. Laetitia Guinand, enquêtrice pour la radio romande, a-t-elle fait les frais de pressions en lien avec ses révélations sur un dossier sensible?

Dimanche, la NZZ am Sonntag relevait que la journaliste avait cessé d’écrire depuis plusieurs semaines et que sa coopération avec l’émission alémanique «Rundschau» avait également été interrompue. Selon nos informations, Mme Guinand est aujourd’hui en arrêt maladie et risque de perdre son statut d’enquêtrice.

En octobre, la Tribune de Genève révélait l’intervention directe, par courrier électronique, d’un membre du comité régional de la RTS, Eric Benjamin, auprès du directeur de la RTS, Pascal Crittin, afin de se plaindre des informations publiées sur l’affaire Maudet. A travers son bureau de communication, l’homme est lié au conseiller d’Etat genevois, avec lequel il s’affiche en photo sur les réseaux sociaux (notre édition du 10 octobre). Des pressions sur la rédaction de la RTS seraient également venues directement de Pierre Maudet et son équipe, ainsi que de la direction de l’aéroport de Genève, également concernée par des révélations, avec des menaces de plainte. Or rien ne permet de remettre en question le fond des enquêtes publiées par la chaîne.

«Pas protégée des pressions»

Face à ces interventions, à la fois internes et externes, comment les supérieurs de Laetitia Guinand ont-ils réagi? «L’employée ne s’est pas sentie protégée par sa hiérarchie, déplore Valérie Perrin, secrétaire syndicale au Syndicat suisse des mass media (SSM). Une journaliste d’investigation doit être épargnée de ces pressions pour pouvoir exercer son métier en toute indépendance, ce qui n’a pas été le cas. Au contraire, elle pourrait se voir retirer son poste d’enquêtrice. C’est d’autant plus problématique que la qualité de son travail d’enquête avait été relevé par sa hiérarchie avant cet épisode.» Le SSM a envoyé un courrier à la direction de la RTS, mais n’a pas obtenu de réponse satisfaisante.… Lire la suite...

De futurs policiers genevois dénoncent une baisse de salaire de 7000 francs

L’application de la nouvelle loi sur la police genevoise (Lpol) continue à déployer ses effets. En mal pour 41 aspirants policiers. Le texte provoque en effet un changement drastique des conditions d’embauche de ces futurs agents qui suivent actuellement leur formation à l’école de Savatan (VD). Fin 2017, ils avaient signé un contrat qui prévoyait la couverture des frais d’assu- rance maladie. Mais l’été dernier, les res- sources humaines leur annonçaient que ce n’était finalement plus le cas. Les agents s’exposent ainsi à devoir subir une perte moyenne de salaire de 7000 francs par an. Les lésés se sont regroupés pour faire va- loir leur droit. Leur avocat, Romain Jordan, a demandé des explications au Conseil d’État, vendredi dernier.

La perte financière inquiète. La manière de communiquer de l’administration tout autant. Les lésés pensaient être protégés par leur contrat. Le 19 juillet dernier, le direc- teur des ressources humaines de la police, Robert Tanner, le leur avait confirmé dans un courrier officiel. Mais cinq jours seule- ment plus tard, patatras. Le même chef de service rétropédalait dans un deuxième courrier officiel qui leur annonçait la sup- pression de ce privilège.

Explications:

La Lpol est une création de Pierre Mau- det. Le conseiller d’État PLR aujourd’hui sur la sellette était alors au sommet de sa puissance. Ce texte devait moderniser l’institution, bannir les privilèges. Les Ge- nevois ont accepté (par 54 voix d’écart) la loi dans les urnes, début 2015, malgré l’op- position des syndicats. Ils approuvaient ainsi la disparition de la couverture des frais d’assurance-maladie, prévue dans les conditions d’embauche du policier.

Le règlement d’application de la loi a pris son temps. En mai dernier, le Grand Conseil précisait que la suppression de ce privilège entrait en vigueur pour tous les policiers dès le 1er janvier 2019. Sauf ex- ception: notamment «les policiers ayant terminé au plus tard le 31 décembre de cette année l’école de police commencée en 2017», détaille l’article 67 de la loi, en- trée en vigueur en juillet dernier.

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Nouvelle victoire pour Christian Cudré-Mauroux

L’ancien numéro deux de la police genevoise a été injustement réaffecté à un poste moins prestigieux, estiment les juges. Le Département de la sécurité est à nouveau désavoué dans cette sensible affaire.

Christian Cudré-Mauroux, ancien numéro deux de la police genevoise, gagne son bras de fer contre le Département de la Sécurité de Pierre Maudet. Après avoir été blanchi de toute faute dans la gestion des émeutes de décembre 2015 et avoir retrouvé son grade, il vient d’obtenir l’annulation de sa nouvelle affectation comme chef d’état-major, a appris Le Temps. Dans son arrêt, la Chambre administrative admet que ce nouveau poste constitue bien «une sanction déguisée».

«Caractère punitif»

Depuis deux ans, il se définit lui-même comme «un policier en lutte». Ce combat aura doublement payé. Les juges estiment que l’actuelle fonction de chef d’état-major doit aussi être considérée comme moins prestigieuse que celle de chef des opérations. Même s’il garde son grade de lieutenant-colonel et conserve son ancien traitement, Christian Cudré-Mauroux a désormais beaucoup moins de fonctionnaires sous ses ordres et aucun officier de police. Lui-même déplorait surtout le fait d’être éloigné du terrain et du maintien de l’ordre, ses domaines de compétence depuis trois décennies.

Selon l’arrêt, «le caractère punitif de l’affectation décidée» est encore mis en évidence par le fait que le cahier des charges de chef d’état-major a été modifié et que la fonction de chef du service de presse a été retirée. Les juges balayent aussi les craintes du Département qui évoquait de possibles tensions entre la brigade du renseignement et Christian Cudé-Mauroux pour éloigner ce dernier de son poste précédent.

Casse-tête entier

Me Eric Maugué, conseil de l’ex-numéro deux, est évidemment satisfait de cette décision. «L’objectif de mon client reste de réintégrer son poste de chef des opérations de manière effective», précise encore l’avocat. Les juges, qui se sont limités à annuler la décision d’affectation, n’ont toutefois pas ordonné la réintégration dans l’ancienne fonction.… Lire la suite...

Émoi à la RTS autour d’un possible conflit d’intérêts

Service public: Un membre d’une société qui chapeaute le média s’est inquiété du contenu de plusieurs articles. Sa charte le lui interdit pourtant.

Tension à la RTS. Un membre de la RTSR, une société qui chapeaute les chaînes de service public en Suisse romande, est intervenu auprès d’une rédaction du groupe pour critiquer le contenu journalistique d’un article lié à l’affaire Maudet. Des sources évoquent une violation des statuts de la RTSR et un conflit d’intérêts.

Dans un e-mail adressé au début de juin au directeur de la RTS, Pascal Crittin, un membre de la RTSR s’inquiète au sujet d’un article, publié quelques heures plus tôt, consacré au chef de cabinet de Pierre Maudet. Le membre de la RTSR demande un travail journalistique objectif qui ne doit pas «laisser entendre ou encore avancer des scenarii qui sont tout simplement faux». Il dresse une liste de quatre «faux éléments».

Le membre de la RTSR, du Comité régional plus précisément, est aussi «senior consultant» au sein du Cabinet Privé de Conseils SA, un bureau de communication important à Genève, notamment sur le front politique. Contactée, l’auteure de l’article ne souhaite pas faire de commentaire. Selon une source, elle admettrait une erreur dans sa publication, qui a été corrigée, mais contesterait vigoureusement les trois autres. Selon l’article 12 alinéa 5 de ses statuts, la RTSR «ne donne pas d’instructions sur les affaires courantes du programme» des médias de service public.

«Ligne rouge franchie»

Rebelote pourtant à la fin de juin. Dans un e-mail à propos d’un autre article lié à l’affaire Maudet (un courrier que s’est aussi procuré la «Tribune de Genève»), la rédaction en chef de la RTS indique «qu’une personne membre de la RTSR» est intervenue car il y aurait eu des erreurs.

«Le service public devrait être intraitable pour garantir la séparation entre pouvoir politique et indépendance des médias.… Lire la suite...

Trois policiers blessés lors d’interpellations

Le début de semaine a été mouvementé pour la police genevoise.

Une policière genevoise a été blessée à un genou lors de l’interpellation d’un homme soupçonné de trafic de drogue, près de la gare de Cornavin, lundi. Le suspect s’est débattu et a injurié les deux agents venus l’arrêter et a crié.

La policière a déposé une plainte, a indiqué mercredi la police genevoise. Le prévenu, de son côté, a nié s’être emporté. Mardi, deux autres policiers ont été blessés, l’un à la main, l’autre au genou, par un individu qui tentait de se soustraire à leur contrôle.

(20 Minutes)… Lire la suite...

«Quand on agresse un policier, on agresse l’Etat»

Condamnation: Ceux qui violentent ou menacent les fonctionnaires ne verront pas leur sanctions durcies pour l’instant. Leur syndicat est déçu.

La violente agression d’un policier à Genève mi-août n’y aura rien changé. Le Conseil des États a refusé tacitement mercredi d’instaurer des sanctions plus sévères en cas de violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. S’il partage l’objectif de la motion, il considère que le durcissement proposé – une peine de prison sans sursis – est excessif vis-à-vis d’autres articles du Code pénal. Secrétaire général de la Fédération suisse des fonctionnaires de police, Max Hofmann ne comprend pas cette retenue. Interview.

Comment réagissez-vous à ce vote?

C’est un manque de respect envers tous ceux qui sont appelés à garantir la sécurité de la population. Cela fait des années que nous essayons de reformuler l’article qui traite des violences et menaces contre les fonctionnaires. Actuellement, les peines prononcées sont ridicules. Si quelqu’un agresse un policier, il peut s’en sortir avec des jours-amendes, c’est inadmissible!

La situation a-t-elle empiré?

Les actes contre les fonctionnaires ont augmenté en nombre et en intensité. On le remarque depuis les années 2000. Plusieurs faits divers ont marqué l’opinion. Faudra-t-il un mort pour qu’enfin les politiciens prennent la mesure de ce qui se passe? Le Conseil des États préfère attendre l’harmonisation du Code pénal pour agir… Cela fait des années qu’on parle de cette harmonisation. Mais je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas d’abord traiter cet article avant d’empoigner le reste de la révision. Pour beaucoup d’autres motifs, des articles ont été rapidement modifiés, ou créés. Le Conseil national avait d’ailleurs donné son aval à cette proposition. C’est le fond qui est important.

Pourquoi faudrait-il faire une exception pour les policiers?

On ne demande pas d’exception, mais de mieux appliquer le Code pénal à la réalité.… Lire la suite...