(De g. à d.) Julien Semperboni, Secrétaire Général de l'UPCP, François Longchamp, Président du Conseil d'Etat, Pierre Maudet, Président du DSE, Marc Baudat, Président de l'UPCP et Sébastien Glauser, Vice-Président de l'UPCP (Photo: FB P.Maudet)

Accord historique entre les Syndicats de policiers et le Conseil d’Etat

L’accord a été signé ce matin entre le Conseil d’Etat et les deux syndicats de policiers, au terme de huit mois de négociations acharnées. C’est le signe clair d’une volonté commune de trouver des solutions équitables socialement et équilibrées financièrement. C’est aussi la reconnaisse de la fonction – unique – du policier, consacrée par la Loi sur la Police. C’est enfin l’occasion d’apaiser durablement des relations tumultueuses et de passer à une ère plus constructive. Car nous poursuivons le même but: la sécurité de tous les Genevois. (FB: Pierre Maudet)

Les primes d’assurance maladie des policiers ne seront plus prises en charge par l’Etat dès 2019. Le gouvernement genevois a annoncé mardi avoir trouvé un accord avec les syndicats de la police pour mettre fin à cette particularité.

Pour éviter une trop grande perte de pouvoir d’achat, les policiers actuellement au bénéfice de cette aide recevront, à partir de janvier 2019, une compensation individuelle mensuelle forfaitaire calquée sur la prime moyenne de l’assurance maladie de base à Genève, soit 583,30 francs.

En revanche, les nouveaux arrivants dans la police n’auront rien. L’accord qui a été passé entre le Conseil d’Etat genevois et les syndicats de la police est l’aboutissement de plusieurs mois de négociations. Outre les primes d’assurance maladie, il porte aussi sur les débours et les classes de fonctions dans la police.

Une seule classe

Il a ainsi été convenu de regrouper dans une classe identique tous les policiers d’une même fonction. L’alignement a été opéré à la hausse «pour faire suite aux revendications des syndicats», a relevé le gouvernement genevois. Il n’y aura plus de différence de classes à l’engagement entre la gendarmerie et la police judiciaire.

Concernant les débours, il est apparu que le débours forfaitaire payé dans certaines brigades ne correspondait plus aux frais effectifs, a relevé le Conseil d’Etat dans son communiqué. Il a été décidé de maintenir le système, mais avec une réduction linéaire des montants actuels de 50%.

Cette disposition représente 2,4 millions de francs d’économie immédiate et pérenne par rapport au budget 2017, a noté le gouvernement. Elle ne génère aucun coût de production ou de gestion supplémentaire. L’exécutif a insisté sur l’esprit positif et constructif qui a animé les négociations avec les syndicats.